CONTEXTE
En 2025, le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) a estimé à 6 millions le nombre de personnes ayant des besoins humanitaires en 2025 en Haïti. L’augmentation croissante des populations dans le besoin traduit les défis auxquels font face les Haïtiens, notamment avec la persistance de la violence, de l’instabilité politique et sociale et l’exposition aux aléas climatiques. La violence des groupes armés a provoqué le déplacement massif des citoyens et contribué à plonger près de la moitié de la population haïtienne dans une insécurité alimentaire aiguë, provoquant le déplacement massif des citoyens non seulement au niveau de la ZMPAP mais de plus en plus depuis la dernière année dans les départements d’Artibonite et du Centre.
Messages clés
• La proportion de ménages ayant des besoins en matière de protection dans le Centre est deux fois supérieure à la propotion nationale. Aussi bien chez les femmes et les filles que chez les hommes et les garçons, l’accès à l’éducation et aux services de santé figure parmi les services le plus fréquemment signalés comme étant compromis en raison de risques de protection. Par ailleurs, en ce qui concerne les inquiétudes liées à la protection ressenties par au moins un membre du ménage au moins une à deux fois, 18% des ménages ont déclaré avoir été préoccupés par des formes de violence, tandis que 11% ont exprimé des craintes liées au risque de déplacement forcé vers d’autres régions du pays ou à l’étranger.
• La situation Eau, Assainissement, Hygiène (EAH) demeure plus critique dans l’Artibonite qu’au niveau national. Tandis qu’à l’échelle nationale, 26% des ménages ont rapporté n’avoir pas accès à une source d’eau potable améliorée cette année, dans le département du Centre, 43% des ménages dépendent de sources d’eau non-améliorées et 43% n’ont pas d’installations sanitaires en milieu rural.
• Des besoins plus importants en abris ont été rapportés, en particulier dans les zones rurales du Centre. Dans ce département, 52% des ménages vivant en milieu urbain disposant d’un abri ont indiqué résider dans des bâtiments inachevés ou non fermés, contre 42% des ménages en milieu urbain.