Aperçu du choc et contexte
À compter du 28 mars 2026, une série d'attaques armées a déstabilisé plusieurs zones clés du département de l’Artibonite. Initialement concentrées dans les localités de Jean Denis et Pont Benoît (1ʳᵉ section Bas Coursin I, commune de Petite Rivière de l'Artibonite), les incursions des GCO se sont étendues aux localités de Pont-Joux, Petit Bois, Grand-Bois et Camatin (3ᵉ section Ogé, commune de Dessalines), ainsi qu'à Lakulture (1ʳᵉ section Villars). Cette crise a engendré le déplacement d’environ 3 342 ménages (soit 13 573 individus). La majorité de ces populations (82%) était hébergée en familles d’accueil, tandis que les 18% restants se sont regroupés sur 16 sites de déplacement, dont 11 sites spontanés créés suite à ces incidents. La dynamique de déplacement reste volatile, comme en témoigne la fermeture de deux sites ayant contraint les PDI à un second mouvement, accentuant la précarité de ces ménages dont les besoins en protection et assistance multisectorielle sont critiques.