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Haïti : Ouragan Matthew Rapport de situation No. 33 (25 janvier 2017)

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Faits saillants

• Des interventions humanitaires se déroulent dans des zones difficiles à atteindre, conformément à un plan d'accès aux localités éloignées en utilisant divers moyens de transport.

• Le récent rapport d'évaluation en temps réel (RTE) de la réponse internationale à l'ouragan Matthew recommande d'ajuster la réponse humanitaire en cours ainsi que les mesures visant à renforcer la résilience et la gestion des risques de catastrophe en Haïti. Il suggère également des changements à long terme concernant le système humanitaire.

• Un nombre croissant de cas de diarrhée hémorragiques a été signalé dans les régions du Sud et de Grand'Anse, ce qui suscite des préoccupations chez les acteurs de la santé. Le MSPP, avec le soutien de ses partenaires, notamment l'OPS / OMS, enquête sur les cas.

Aperçu de la situation

L'aide humanitaire et la coordination autour des évacuations d'écoles par les autorités locales ont continué en dépit des problèmes de sécurité ces dernières semaines. La plupart des écoles identifiées par la communauté humanitaire de Jérémie pour l'assistance et la protection ont été évacuées pour permettre la reprise de la scolarité. Les partenaires sont en train de répondre aux besoins des personnes expulsées. Aux Cayes, les humanitaires se concentrent sur 4 écoles accueillant des populations déplacées et les inscriptions de familles ont commencé dans une école avant une intervention ciblant leur région d'origine.

Les zones difficiles d'accès ont été de plus en plus atteintes par les interventions humanitaires au cours des dernières semaines. Les équipes humanitaires de Jérémie et Les Cayes ont travaillé sur un plan d'accès aux zones reculées en diversifiant les moyens de transport. Les 2 hélicoptères UNHAS / PAM sont utilisés par MSF pour répondre aux besoins identifiés dans les zones difficiles à atteindre en faisant des rotations fréquentes pour fournir une assistance humanitaire qui est ensuite distribuée par les leaders communautaires.

Le rapport final de l'évaluation en temps réel (RTE) de la réponse internationale à l'ouragan Matthew a été publié le 17 janvier. Cette évaluation indépendante a été commandée par un groupe de donateurs en consultation avec un certain nombre d'agences internationales et de réseaux d'ONG qui forment ensemble le groupe de pilotage RTE (Département pour le développement international du RoyaumeUni (DfID) L'Agence des États-Unis pour le développement international (OFDA / USAID), le Gouvernement du Canada, l’Agence Suisse pour le Développement et la coopération, la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), le Cadre de Liaison Inter ONG (CLIO), le Comité de coordination des ONG (CCO) et OCHA). Les objectifs de la RTE étaient de deux ordres: 1) de comprendre si la réponse internationale a été efficace, pertinente et opportune; et 2) déterminer comment la planification et la prestation de la réponse reflétaient les engagements énumérés dans le Grand Bargain. Ce dernier point est particulièrement pertinent car il s'agit de la première réponse humanitaire internationale à une situation d'urgence majeure à la suite du Grand Bargain sur le financement de l'aide humanitaire qui a été adopté lors du Sommet mondial humanitaire d'Istanbul, en Turquie, le 24 mai 2016.Les recommandations de RTE comprennent l’ adaptation immédiate de la réponse humanitaire en cours; des mesures pour renforcer la résilience et la gestion des risques de catastrophe en Haïti; les changements à long terme concernant le système humanitaire; et des recommandations relatives au Grand Bargain sur le financement humanitaire.

Selon la récente évaluation de la sécurité alimentaire en situation d’urgence (EFSA) et sur l'impact de l'ouragan sur les zones les plus touchées, deux mois après le passage de l'ouragan Matthew en Haïti, le nombre de personnes en insécurité alimentaire dans la Grand'Anse et le Sud, Régions les plus touchées, a diminué de moitié, passant d'environ un million de personnes à 400 000. Toutefois, dans le Nord-Ouest, l'Artibonite, les Nippes et la Gonâve (Ouest), bien que l'impact de l'ouragan ait été plus faible, ses effets, associés à trois années de sécheresse sévère, ont entraîné une augmentation du niveau d'insécurité alimentaire où 1 Millions de personnes ont été touchées. Au total, plus de 1,5 million de personnes souffrent encore d'insécurité alimentaire dans ces 6 départements. Après le passage de Matthew, grâce à l'aide alimentaire fournie à partir d'octobre, l'insécurité alimentaire a diminué dans le Sud de 79% à 41% deux mois plus tard et dans la Grand’ Anse de 78% à 54% sur la même période.

Depuis le début de l'intervention d'urgence, sous la direction du gouvernement, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a distribué de l'aide alimentaire dans ces deux régions à plus de 900 000 personnes et distribué des aliments complémentaires enrichis à plus de 20 000 femmes enceintes et allaitantes et enfants de moins de cinq ans. Parallèlement, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Ministère de l'agriculture ont fourni des semences, des outils et des ressources financières à plus de 21 000 ménages vulnérables dans 5 départements (Grand'Anse, Sud, Sud-Est, Ouest, Nord-Ouest). Les niveaux les plus élevés d'insécurité alimentaire sont dans le Nord-Ouest (65%), le Haut Artibonite (54%) et La Gonâve (54%); Ces zones n'ont pas été identifiées comme prioritaires pour les interventions d'urgence après la première évaluation à la mi-octobre. Selon le représentant du PAM en Haïti, les résultats de l'évaluation révèlent l'impact très positif des efforts collectifs à la suite de l'ouragan Matthew, mais confirment également la nécessité de continuer et de réorienter l'assistance vers de nouvelles zones où l'insécurité alimentaire est plus élevée. Par le biais de la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), le gouvernement continuera de guider ces efforts dans la lutte contre l'insécurité alimentaire et les résultats de l'évaluation permettront à ce que la réponse donne la priorité aux personnes les plus vulnérables.

Dans la grand’ Anse au cours de la période considérée, seuls les CTDA (Centres de traitement des diarrhées aiguës) de Corail et Pestel signalent des cas suspects de choléra selon le rapport de situation de l'OPS / OMS. Cependant, ces zones sont considérées comme des zones rouges actuellement étant donné la situation sécuritaire, les interventions des partenaires sont entravées dans la zone.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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