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Haïti-Environnement : Disponibilité, en 2015, des rapports de microzonage dans le grand Nord

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L’Unité technique de sismologie (Utc) préconise plus d’actions de prévention et de préparation face aux menaces naturelles, dont les tremblements de terre et les tsunamis.

P-au-P, 25 avril 2014 [AlterPresse] --- Les rapports de microzonage au Cap-Haïtien (Nord), à Fort liberté et Ouanaminthe (Nord-Est), Port de Paix et Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) seront disponibles d’ici 2015, annonce l’ingénieur géologue Claude Prépetit, ce vendredi 25 avril 2014, lors d’une conférence-débats à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

Les rapports donneront les positions des différentes failles et des mouvements de terrain, des chutes de blocs en montagne et des glissements de terrains, à travers des cartes.

Des dispositions sont en train d’être prises pour la vulgarisation du rapport final des travaux de microzonage, effectués dans la zone métropolitaine de la capitale de Port-au-Prince, indique, par ailleurs, Prépetit, en charge de l’unité technique de sismologie (Uts) en Haïti.

Le rapport du microzonage de la capitale sera d’abord publié sur divers sites, dont ceux du bureau des mines et de l’énergie (Bme) et du laboratoire national des bâtiments et des travaux publics (Lbntp).

S’il n’existe pas un plan cartographique de ces états du sol pour chaque département, c’est parce qu’il y a un manque de souci pour la prévention et préparation face aux menaces naturelles, critique Prépetit.

Il appelle le gouvernement à étendre les études de microzonage à toute la république et l’encourage, également, à veiller au respect des codes de construction de maisons.

Prépetit préconise une plus grande prévention et des actions de préparation face à d’éventuels tremblements de terre, notamment au Cap-Haïtien qui constitue une zone à risque sismique.

Le Grand Nord (départements du Nord, du Nord-Ouest et du Nord-Est) est traversé par une faille qui arrive jusqu’à la ville de Santiago de Los Caballeros (deuxième ville en importance en République Dominicaine).

Une bonne partie de cette faille est située sous la mer.

Lors de la dernière rupture, en 1842, de cette faille, une bonne partie de la population de cette zone a été tuée par un grand séisme, suivi d’un raz de marée.

La plupart des constructions en Haïti sont faites sur des structures statiques qui ne permettent pas d’éviter des dégâts lors d’un séisme, relève Prépetit.

« Au Cap-Haïtien, beaucoup de maisons sont construites les unes à côté des autres. Ce qui peut créer une situation dramatique », alerte l’ingénieur géologue.

Des efforts sont en cours, à présent, pour inventorier les types de menaces dans différents départements, comme l’élaboration de plans de contingence, fait-il savoir, précisant qu’à ce niveau, le pays est encore loin de la prévention et de la préparation souhaitées.

Néanmoins, « avant le séisme du 12 janvier [2010], il n’y avait rien dans le pays. Mais, quatre ans après, il y a de petits pas qui ont été franchis en termes de prévention liée aux études géologiques », reconnaît-il, soulignant qu’il existe à présent une douzaine d’appareils de surveillance. [emb kft rc apr 25/04/2014 15:30]