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Haïti : Les enfants, vulnérables parmi les vulnérables

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L'approvisionnement en eau s'organise.

L'évaluation des besoins des enfants dans les crèches, orphelinats et hôpitaux est en cours Paris, 18 janvier 2010 - L'UNICEF et les agences des Nations unies poursuivent leur évaluation des besoins de la population, seule façon d'organiser une aide efficace qui bénéficie à ceux qui en ont le plus besoin. Cette évaluation couvre également les zones de Jacmel, Petit Goave, Grand Goave et Leogane.

L'UNICEF coordonne l'aide dans le secteur de l'approvisionnement en eau, l'assainissement et l'hygiène (WaSH). Port-au-Prince a été divisée en 17 zones confiées chacune à une organisation humanitaire.

Samedi, avec ses partenaires**, l'UNICEF a installé dans chaque zone une citerne d'une capacité de 250 000 litres, complétée depuis par 26 réservoirs (11 de 10 000 litres et 15 de 5 000). Dimanche, l'UNICEF a commencé à installer des latrines et des douches.

L'UNICEF et ses partenaires apportent également une aide médicale aux enfants dans plusieurs dispensaires de Port-au-Prince, ainsi qu'un soutien psychosocial aux enfants des zones les plus défavorisées de la capitale.

L'UNICEF est très préoccupé par le sort des nombreux enfants séparés de leur famille depuis le séisme. La priorité est de les identifier, de les enregistrer et de retrouver une trace de leur famille. Plusieurs évaluations sont en cours dans les crèches, les orphelinats, ainsi que dans les hôpitaux afin de mieux cerner la situation de ces enfants isolés.

« Qu'ils soient ou non blessés, les enfants ont tous subi un traumatisme très grave.. L'UNICEF a identifié et équipé deux bâtiments pour accueillir 200 enfants. Ces abris seront des refuges pour les enfants, ils pourront y être pris en charge et protégés », explique Tamar Hahn, une des porte-parole de l'UNICEF présente à Port-au-Prince.

Lors de telles catastrophes, les enfants doivent être reconnus comme une priorité dans les interventions d'urgence. Ils sont particulièrement exposés aux maladies infectieuses et aux conséquences du manque d'eau et de nourriture.

Ayant été elles-mêmes affectées, les équipes de l'Unicef déploient leur secours dans des conditions particulièrement difficiles. « Le séisme a touché tout le monde, y compris le personnel de l'UNICEF. J'ai appris que le fils d'un de nos chauffeurs n'avait pas survécu à ses blessures. C'est le troisième enfant que perd notre collègue. Sa fille et un autre de ses fils ont été tués lorsque leur maison s'est effondrée. La chargée d'éducation de l'UNICEF campe sur les ruines de la Minustah depuis 5 jours, attendant que son mari soit sorti des décombres. Il est vivant et lui a envoyé des SMS mais n'a pas encore été secouru pour l'instant » témoigne encore Tamar.

L'UNICEF a réévalué hier ses besoins financiers à 128 millions de dollars (88 millions d'euros) afin d'assister la population au cours des 6 prochains mois dans les domaines de l'eau et l'assainissement, la nutrition, l'éducation et la protection des enfants.

** Les principaux partenaires de l'UNICEF dans ce domaine sont les ONG Action contre la Faim, Oxfam-UK et Concern international de même que les Brasseries nationales de Haïti qui ont offert à l'UNICEF 120 000 bouteilles d'eau, distribuées par la Croix-Rouge.

Pour faire un don en faveur des enfants haïtiens touchés par la catastrophe :

UNICEF / Urgence Haïti

BP 600 / 75006 Paris ou www.unicef.fr

Pour plus d'informations, merci de contacter le 01 44 39 77 70