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Haïti : Des femmes des Gonaïves sensibilisées sur la malaria

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Une cinquantaine de représentants d'association, en majorité des femmes, ont participé, le 24 décembre 2009, à une séance de sensibilisation sur la malaria. Réalisée par le Centre Multimédia des Gonaïves, la rencontre avait pour objectif de doter les associations des informations et outils nécessaires pour une réduction du taux de prévalence de la malaria dans le département de l'Artibonite.

Le conférencier, le Dr. Joseph Désulmé, spécialiste en soins intensifs, a d'abord retracé la maladie. « La malaria, appelée également paludisme, existe depuis environ un siècle et demi. Elle a été dépistée pour la première fois en Haïti au cours de l'année 1880. Elle fait partie des maladies dites infectieuses à cause de son mode de transmission », a-t-il expliqué.

L'anophèle étant le principal responsable de cette maladie, le spécialiste en soins intensifs a attiré l'attention des participants sur l'utilisation de la moustiquaire comme moyen de prévention. Toutefois, reconnaît-il, « la transmission peut se faire également par transfusion sanguine ou de la mère à l'enfant, pour une femme enceinte ». Pour ce cas de figure, on parle de transmission par contact indirect.

Cependant, que la transmission soit directe ou indirecte, l'anophèle demeure le vecteur de transmission de la maladie. De ce fait, toute prévention doit passer par l'hygiène. Celle-ci doit être individuelle, collective et environnementale.

« Les eaux stagnantes sont les lieux de prédilection des anophèles femelle, mixte ou mâle. L'usage de la moustiquaire à elle seule ne suffit pas si vous ne soignez pas votre environnement immédiat. Je vous encourage aussi a porté le soir des vêtements amples » a conseillé le conférencier.

La rencontre a été l'occasion pour les participants de visionner un documentaire traitant du sujet. Cette projection leur a permis d'identifier les zones à risques, ainsi que les signes et symptômes de la maladie.

«Quand on connaît les modes de transmission d'une maladie, il est beaucoup plus facile de la prévenir, surtout quand on vous donne un moyen de prévention », a fait remarquer, visiblement satisfaite de l'activité, Mme Inedette Toutoute Saint Fleur, responsable de l'Organisation des femmes solides de Bas Bienac (OFSBB).

A noter que chaque participant a reçu au terme de l'activité une moustiquaire imprégnée.