Haïti-Choléra : Des victimes toujours en quête de justice et réparation

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Published on 26 Mar 2013 View Original

Regret exprimé par rapport à la démission de Michel Forst

P-au-P, 26 mars 2013 [AlterPresse] --- Des victimes de l’épidémie de choléra, qui affecte le pays depuis plus de deux ans, exigent du gouvernement haïtien la livraison de certificats médicaux aux Haïtiens et Haïtiennes touchés par la maladie et des actes de décès pour les parents des morts.

Elles ont exprimé la demande par le bias de leurs avocats, dans une position publique datée du 22 mars 2013.

Les avocats Newton Louis St Juste, Jacceus Joseph, André Michel et Méhu M. Garçon demandent également au président Michel Joseph Martelly de « procéder à la désignation du Représentant d’Haïti pour la mise en place de la Commission Permanente des Réclamations avant le 29 mars 2013 ».

Dans le même délai, les personnes affectées par le choléra demandent à l’exécutif de sommer le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki Moon de désigner le représentant des Nations Unies au sein de cette commission.

Dans une lettre du 13 mars 2013, des victimes ont proposé les noms de l’ancienne première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis (septembre 2008 - octobre 2009), l’ancien constituant Georges Michel, l’écrivain-dramaturge Franck Étienne, entre autres personnalités dans la perspective de la formation de cette commission.

Dans la position du 22 mars, les victimes, en déplorant la démission de l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, Michel Forst, saluent son rapport précisant que « la question de l’éclatement de l’épidémie en Haïti demeure une question brûlante et invite le Conseil de Sécurité de l’Onu à répondre à toutes les demandes d’indemnisation ».

Pourtant, les autorités haïtiennes semblent se comporter comme des avocats de la Mission onusienne, selon la position des victimes transmise à AlterPresse.

La Collectif pour le dédommagement des victimes du choléra avait déjà estimé en novembre 2012 que le gouvernement se fait l’avocat du diable.

Plusieurs études ont avéré la responsabilité des casques bleus dans l’introduction du choléra en Haïti. Parmi elles, on retrouve celles menées par la société américaine pour la microbiologie (American Society For Microbiology) et celles des centres de contrôle et de prévention des maladies (centers for disease control and prevention) des États-Unis d’Amérique.

Le 21 février 2013, l’organisation des Nations Unies (Onu) a rejeté la demande d’indemnisation des victimes.

En tout cas, les victimes estiment que le gouvernement haïtien fait « obstruction » en empêchant à chaque victime du choléra d’obtenir une « indemnisation qui ne dépassera pas 50 mille dollars américains conformément aux paragraphes 54 et 55 de l’Accord du 9 juillet et 9-b de la Résolution 52/247 du 26 juin 1998 de l’Assemblée Générale des Nations-Unies ». [efd kft gp apr 26/03/2013 13 :00]