Haiti

Haïti : Le gouvernement annonce des dispositions à propos de la situation physique des écoles

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P-au-P, 19 nov. 08 [AlterPresse] ---Le gouvernement réitère l'interdiction formelle d'entreprendre des travaux de construction ou d'aménagement durant les heures de cours suite à l'effondrement de plusieurs bâtiments scolaires dont celui du Collège Evangélique La Promesse, à Nérette (périphérie est) le 7 novembre, qui a coûté la vie à 91 personnes et fait 162 blessés-es, et celui de l'institution mixte Grâce divine qui a fait 9 blessés-es, ce en l'espace de cinq jours.

Lors d'une conférence de presse tenue ce mercredi 19 novembre à la Primature, la Commission Interministérielle, constituée spécialement après le drame de Nérette, a annoncé la création d'un comité ad hoc en vue d'une évaluation sommaire des bâtis scolaires.

Des interventions urgentes au niveau des bâtiments scolaires vont être effectuées dans l'Ecole République du Guatemala et l'Ecole République de l'Uruguay. Des travaux de réfection de la toiture, des parquets et des escaliers seront entrepris.

Les anciens bâtiments de deux autres établissements, l'Ecole République du Nicaragua et de l'Ecole National Darius Denis vont être démolis.

D'autre part, suite à l'évaluation faite du bâtiment logeant le Collège le Pragmatisme, il a été décrété l'arrêt des travaux et recommandé la mise en place d'interventions urgentes avant la reprise des cours.

Mise en place depuis le 11 novembre 2008, cette Commission spéciale travaille en vue de permettre le retour des élèves en classe dans des écoles appropriées, exercer un contrôle sur la construction des établissements scolaires afin de gérer de manière cohérente cette situation d'urgente qui touche l'ensemble du pays.

L'une de ses activités consiste à identifier des structures d'accueil pour la prise en charge des élèves survivants-es et leur permettre de terminer leur scolarité dans de meilleures conditions pour le reste de l'année académique.

« Neuf écoles de Pétion-Ville sont prêtes à recueillir 80 élèves de la 1ère à la 9ème année fondamentale. Six écoles se disent prêtes à accueillir gratuitement 255 enfants à tous les niveaux et 9 autres, qui n'ont pas de places disponibles se proposent de prendre en charge la scolarité de 83 élèves », déclare la Ministre de la Condition féminine et aux Droits des Femmes, Marie Laurence Jocelyn-Lassègue.

Marie Laurence Jocelyn-Lassègue, qui est notamment la porte-parole de la Commission Spéciale, a tenu à rendre hommage au mouvement de solidarité nationale et internationale de différents secteurs qui s'est mise en place pendant et après la catastrophe.

Une cellule d'accueil et d'encadrement psychologique a été mise sur pied où une trentaine de psychologues bénévoles et 8 médecins cubains accompagnent prêt de 100 personnes comprenant les survivants, les familles de victimes, les professeurs et les riverains vivant à Nerette, souligne-t-elle.

Une enveloppe de 16 millions 250 mille gourdes tirées des « fonds d'urgences » du gouvernement a été débloquée et remise dès le 12 novembre à la mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, en vue de répondre aux besoins des familles des victimes.

Une somme de 100 000 gourdes minimum a été remise à chaque famille de victimes, montant qui varie proportionnellement suivant le nombre de défunts par famille. Des chèques de 30 milles gourdes ont également été remis à chaque blessé léger à leur sortie de l'hôpital et 50 000 gourdes à chaque personne encore hospitalisée.

La BID a promis le décaissement de 100 000 dollars US pour aider la réhabilitation des enfants souffrant d'handicap, dossier qui sera pris en charge par la Secrétairerie d'Etat aux Handicapés.

Directement après le drame, le président de la République René Garcia Préval avait déclaré que la personne doit être « au cœur des interventions, la dignité des concernés-es tout au long des processus qu'il s'agisse des blessés-es ou des personnes décédées », ce qui est devenu le leitmotiv de la Commission et du gouvernement.

Le chef du parquet a mis en examen 8 employés de la morgue qui, selon le témoignage de certains parents, ont extorqué de l'argent aux familles qui souhaitaient récupérer le corps de leurs disparus. Ces malfaiteurs présumés auraient soustiré de l'argent en prenant en otage les corps après avoir retiré les bracelets numérotés placés sur chaque défunt ce qui devait faciliter la remise des corps. [mv gp apr 19/11/08 17:30]