Apprendre à mieux construire pour des villes plus résilientes aux désastres naturels

Report
from UN Development Programme
Published on 11 Jun 2018 View Original

Du 4 au 29 juin à l’Ecole Professionnelle du Cap-Haïtien, près de 130 femmes et hommes de différents corps de métiers de la construction participent à des sessions de formations continues sur les normes de construction parasismiques. Y sont présents les formateurs et membres de l’unité génie municipal des mairies du Cap-Haïtien, de Milot, de la Grande Rivière du Nord, du Trou-du-Nord et de Ouanaminthe.

Ces formations basées sur les techniques de ferraillage, de charpenterie et toiture légère, du mur de soutènement, du béton et de la maçonnerie en général, visent à mettre à la portée des techniciens en construction de bâtiments des outils essentiels à des constructions durables et résilientes.

« Je suis très excitée de cette opportunité que m’a offerte le PNUD pour me recycler et acquérir de nouvelles connaissances dans la construction parasismique. Ce qui me permettra, à mon tour, de partager ces nouvelles compétences à mes apprenants lors de mes prochains cours » a révélé Fania Finfin, jeune formatrice, pendant l’atelier.

Du fait de la vulnérabilité du grand Nord aux désastres naturels, Fania semble avoir de bonnes raisons de se réjouir des notions apprises. Elle se dit prête à sensibiliser tous les maçons de son entourage à adopter des comportements responsables en exigeant à ceux qui veulent construire une maison d’opter plutôt pour des constructions qui répondent aux normes de qualité.

Démarré en 2016, le projet de Soutien à la résilience aux désastres naturels, mis en œuvre dans les départements du Nord et Nord-Est par le PNUD avec le financement du gouvernement Japonais en appui à l’Etat haïtien, vise principalement l’amélioration de la résilience des populations aux crises et des désastres. Le projet vise, en outre, le renforcement des capacités du système National de Gestion des Risques et Désastres en matière de préparation, de réponses aux urgences au niveau central et décentralisé, et la résilience des communautés vulnérables en matière de construction.