Haiti

« Refonder le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti » - Note conceptuelle

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BSP/2010/ME/H/2

Le 12 janvier 2010, Haïti, encore convalescente, a été secouée violemment. Le séisme a dévasté un pays qui se remettait encore des ravages des cyclones de 2008 et sa force tectonique immense n'est rien face à l'ampleur des souffrances physiques et émotionnelles du peuple haïtien.

Les chiffres sont accablants. Ils défient l'imagination : les victimes se comptent par centaines de milliers - tués, estropiés, sans-abri ou traumatisés ; les destructions - immeubles, bâtiments administratifs, archives, bibliothèques ou magasins - se comptent également par centaines de milliers. La tragédie qu'esquissent ces chiffres n'a pas de nom. Comme l'a dit René Préval, Président de la République d'Haïti, « Le 12 janvier, en une minute l'Etat haïtien s'est effondré ». On peut bien dire en effet que le tremblement de terre de Port-au-Prince a ébranlé le pays jusque dans ses fondations.

Parce que c'est le tissu social d'Haïti qui s'est déchiré le long de la faille sismique, l'assistance internationale ne peut se cantonner aux besoins physiques des populations en santé, en eau, en nourriture et en sécurité. Telle est la principale leçon que les agences des Nations unies ont tirée de leurs années d'expérience à assister de nombreux pays ayant subi des catastrophes : pour reconstruire en mieux, les mesures d'urgence et de court terme doivent être liées et intégrées à des programmes de rétablissement de moyen et de long terme.

Aider les Haïtiens à se rétablir et à reconstruire demande des efforts soutenus de leur part, de la communauté internationale et des amis d'Haïti. A Port-au-Prince, Jacmel, Léogane ou Cabaret, le grand nombre de morts et les paysages de ruines sans fin n'ont pas la catastrophe naturelle pour seule cause, mais également les erreurs des hommes. La triste réalité est que les pays sont loin d'être égaux face aux catastrophes. Les catastrophes naturelles frappent les pays en développement plus durement parce qu'ils sont plus fragiles. Les effets des dévastations s'y font sentir plus profondément, au point de remettre en question les efforts et les gains de développement des années passées.