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Bulletin d'information No. 609 pour l'Afrique de l'Ouest

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LIBERIA: Création d'un bureau des droits de l'Homme

Le Ministère libérien de la justice a mis sur pied un bureau chargé d'assurer la coordination avec toutes les organisations locales et internationales ayant pour objectif la protection des droits individuels, a rapporté jeudi Radio Liberia International.

Le Ministre de la justice, Eddington Varmah, a expliqué que la création de ce Bureau de Coordination pour les droits de l'Homme était née d'un désir d'encourager une relation de travail avec tous les partenaires de la communauté des droits de l'Homme et de rendre le Ministère plus accessible aux victimes de violations de ces droits, a indiqué la radio progouvernementale.

"Nous espérons voir de vraies choses se produire ici, bien que nous n'ayons toujours pas été invités à une réunion officielle pour concevoir les stratégies et moyens pour travailler ensemble", a déclaré lundi à IRIN un porte-parole de FOCUS, une ONG de défense des droits de l'Homme basée à Monrovia.

Selon lui, la sincérité de l'engagement affiché par le gouvernement en faveur du respect des droits de l'Homme est sujette à caution car des déclarations sont souvent faites mais rien ne se passe en fait. Il a ajouté que le gouvernement avait "abandonné" la Commission libérienne des droits de l'Homme qui, bien que créée en 1997, ne siège toujours pas au complet, l'Etat n'ayant pas encore nommé tous les commissaires.

Le chef de l'Eglise catholique a récemment invité le gouvernement à parler moins et à agir plus. Il avait déclaré que s'il voulait améliorer la situation des droits de l'Homme, le gouvernement devait aborder la question de la culture nationale du silence né de la peur.

Les forces de sécurité du Liberia ont souvent été accusées de commettre des violations des droits de l'Homme et de perpétuer une culture de l'impunité.

SIERRA LEONE: Les violations des droits de l'Homme continuent, disent des ONG

Les assauts rebelles contre des civils se poursuivent dans certaines régions de Sierra Leone, selon un communiqué de presse publié lundi par l'ONG basée aux Etats-Unis, Human Rights Watch (HRW).

Ces attaques, précédemment centrées autour de la ville occidentale de Port Loko, se sont étendues en novembre à deux régions de la Province Nord: Kambia, à environ 110 km au nord de Freetown, et Kabala, à quelque 200 km au nord-est de la capitale, indique HRW.

Des civils sont victimes de viols, meurtres, enlèvements, torture et autres formes de brutalité, et les troupes gouvernementales ne veulent pas intervenir, selon l'ONG.

"Le gouvernement semble se plier en quatre pour plaire aux dirigeants rebelles", explique Peter Takirambudde, directeur exécutif pour l'Afrique. "Ce sont actes criminels, pas des actes politiques, et le gouvernement pourrait au moins faire des efforts pour les faire cesser".

Cependant, le porte-parole de la présidence, Septimus Kaikai, a indiqué lundi à IRIN que chaque fois qu'il est confirmé que des atrocités ont été commises par des rebelles, le gouvernement ne manque pas d'attirer l'attention de la direction rebelle sur ces actes. A la question de savoir ce que le gouvernement lui-même faisait, il a expliqué: "nous voulons accélérer le processus de désarmement pour garantir qu'aucunes autres attaques n'aient lieu".

Une vingtaine de villages ont été attaqués le mois dernier, selon HRW, et la plupart des atrocités sont commises lorsque les soldats rebelles pillent les villages à la recherche de nourriture, de bétail ou d'argent.

Amnesty International a signalé le 30 novembre que le nombre de violations des droits de l'Homme à l'encontre des civils avaient augmenté ces trois derniers mois, en particulier dans la Province Nord.

SIERRA LEONE: Koroma appelle ses hommes à déposer les armes

Le porte-parole de l'ECOMOG, le lieutenant-colonel Chris Olukolade, a signalé lundi à IRIN que le chef de l'ancienne junte militaire de Sierra Leone, Johnny Paul Koroma, s'était adressé à ses hommes vendredi à Kabala, à environ 200 km au nord-est de Freetown, et leur avait dit de remettre leurs armes.

Selon M. Olukolade, qui était également à Kabala, M. Koroma, chef de l'ancien Conseil révolutionnaire des forces armées (AFRC), a dit aux rebelles de déposer les armes immédiatement et d'adopter un comportement correct car seuls les soldats se comportant correctement seraient réadmis dans la nouvelle armée de Sierra Leone.

De nombreux membres de l'ancienne armée de Sierra Leone (ex-SLA, dirigée par l'AFRC) ont fui vers Kabala après avoir été chassés, fin octobre, de la ville septentrionale de Makeni, par les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF), a précisé M. Olukolade. En date de dimanche, seuls 2 945 anciens combattants, sur un total estimé à 45 000, ont déposé les armes, selon les statistiques de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (UNAMSIL).

GUINEE: Le transfert des réfugiés sierra-léonais reprend

Le transfert des réfugiés sierra-léonais des camps à l'est de la Guinée a repris la semaine dernière, après des mois d'interruption dus aux fortes pluies et au mauvais état des routes, a indiqué vendredi à Genève le porte-parole du HCR Ron Redmond.

Les réfugiés sont éloignés de la région de Gueckedou, près de la frontière avec la Sierra Leone. De nouveaux sites ont été identifiés à Faindou, Katkama et Guelo, tous situés à plus de 100 km de la frontière.

"Pour la sécurité des réfugiés et pour éviter des infiltrations incontrôlées d'éléments armés à la frontière, l'objectif principal reste de déplacer les 50 000 réfugiés loin de la région frontalière", a précisé M. Redmond.

L'amélioration de l'état des routes et une meilleure flotte de camions devraient permettre le transfert de 5 500 réfugiés d'ici la fin de l'année, a précisé le HCR. Environ 400 réfugiés en moyenne sont déplacés chaque jour avec leurs effets personnels.

GUINEE BISSAU: Les opérations de déminage sont en cours autour de Bissau

HUMAID, une ONG récemment créée, a commencé à déminer les alentours de la capitale, Bissau, indique le BCAH dans son Rapport sur la Situation humanitaire pour la période 16-30 novembre.

Les mines sont des engins en plastique de fabrication espagnole qui ne peuvent être localisés avec les détecteurs de métaux traditionnels.

Selon le BCAH, le projet de déminage en deux phases est mené d'abord autour de Bissau et passera ensuite au reste du pays. HUMAID attend toujours des fonds et des vêtements de protection contre les fragments pour ses démineurs.

En juillet, une autre ONG, Radda Barnen (le Fonds suédois Save the Children), avait mené deux activités de sensibilisation aux mines pour 35 personnes à Suzana, au nord du pays, et à Bissau.

GUINEE BISSAU: Eau et assainissement

L'Union Européenne s'est engagée le 17 novembre dernier à donner quatre millions d'euros pour reconstruire 200 puits et points d'eau pour le bétail dans les villages autour de Bafata, la seconde ville du pays, et pour fournir des pompes solaires dans les îles de Bijagos, au sud-ouest de Bissau.

NIGERIA: Le Gouvernement et l'UNICEF unissent leurs effort pour améliorer le sort des enfants

Le gouvernement nigérian et l'UNICEF ont convenu de mesures à prendre pour améliorer le sort des enfants dans le pays, a signalé l'UNICEF dans un communiqué.

L'accord a été signé à l'issue d'une conférence spéciale, tenue le 30 novembre à Abuja en présence du Directeur exécutif de l'UNICEF, Carol Bellamy, a précisé le communiqué.

Les mesures arrêtées relèvent de trois grandes catégories: améliorer la survie des enfants en centrant davantage le système de soins de santé primaire sur les femmes et les enfants; promouvoir le développement de l'enfant en améliorant l'éducation; et valoriser les droits de l'enfant en renforçant le contrôle et les efforts de sensibilisation.

Ces mesures sont le produit de discussions intensives entre le gouvernement, l'UNICEF, le secteur privé et les ONG, a indiqué l'UNICEF.

NIGERIA: Les forces armées récupèrent des armes à Warri

L'armée et la marine, dans la région troublée du Niger Delta, ont retrouvé une grande quantité d'armes détenues par des jeunes militants ijaws, indiquaient lundi les médias.

"Nous avons récupéré une grande quantité d'armes et de munitions, des bateaux et des équipements de communications", a indiqué un officier non identifié de la 7ème Brigade Amphibie, cité par l'AFP.

Selon l'agence de presse, l'armée a démenti des informations locales selon lesquelles 10 civils auraient été tués lorsque les troupes ont pris d'assaut deux quartiers de Warri (Miller Waterside et MacIver) habités principalement par des Ijaws, le principal groupe ethnique du Delta.

Selon des sources militaires citées par le quotidien 'Vanguard', l'assaut a été donné sur base d'un renseignement selon lequel des jeunes Ijaws s'apprêtaient à provoquer des troubles à l'expiration d'un ultimatum accordant sept jours aux troupes fédérales pour quitter Odi, théâtre d'affrontements entre des militants ijaws et les forces de sécurité ces dernières semaines.

Aucune source militaire n'était disponible pour commenter cette information.

NIGERIA: Retrait des troupes d'Odi

Le Président Olusegun Obasanjo a ordonné le retrait des troupes d'Odi, une ville de l'Etat de Bayelsa, o=F9 elles avaient été déployées pour arrêter un gang soupçonné d'avoir tué 12 policiers en novembre dernier, a annoncé le gouverneur de Bayelsa, Diepreye Alamieyeseigha, cité par les médias.

Une source journalistique a indiqué lundi à IRIN que les troupes se préparaient à se retirer.

L'armée avait été accusée d'avoir détruit la plus grande partie d'Odi, après son bouclage de la ville, le 20 novembre dernier. Toutefois, il semble difficile de déterminer si les destructions, décrites par les médias comme massives, sont le fait de l'armée ou des assassins présumés dans leur fuite.

M. Alamieyeseigha a inspecté la communauté dévastée ce week-end, et a accusé le chef du gang, Ken Neweigha, d'être responsable de la crise, indiquait 'The Guardian'.

Selon le journal, les habitants de la ville n'ont émis aucunes plaintes concernant des viols ou mauvais traitements éventuels. Beaucoup d'entre eux, des femmes et des enfants pour la plupart, ont signalé que leurs familles avaient fui. Ils ont également demandé de la nourriture et des médicaments.

Abidjan, le 6 décembre 1999

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