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Bulletin hebdomadaire d'information No. 49 pour l'Afrique de l'Ouest

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NATIONS UNIES
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(du 4 au 10 décembre 1999)

AFRIQUE DE L'OUEST: Obasanjo demande à la CEDEAO d'accélérer l'intégration

Jeudi, le Président nigérian, Olusegun Obasanjo, a exhorté les dirigeants de l'Afrique de l'Ouest à adopter une politique à deux vitesses pour la mise en Suvre de tous les programmes sous-régionaux d'intégration approuvés.

S'exprimant lors de l'ouverture du sommet de deux jours de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à Lomé, au Togo, il a déclaré que lorsque trois ou quatre Etats membres étaient prêts à mettre en Suvre un programme donné, ils devaient être encouragés à le faire. Ce serait, a-t-il expliqué, une "voie rapide" que les pays de la "voie plus lente" pourraient rejoindre plus tard.

Le Nigeria, qui avec le Togo est à la base de la CEDEAO, souhaiterait rejoindre la voie rapide pour un certain nombre de programmes: notamment l'encouragement à la libre circulation des personnes par l'élimination des formalités frontalières rigides, un soutien à l'établissement des zones de libre échange de la CEDEAO à la fin de l'année, la création d'une seconde monnaie régionale de l'Afrique de l'Ouest par les pays membres de la CEDEAO qui ne font pas partie de la zone franc CFA (soutenu par le trésor français) dans la perspective de les fondre en une seule devise.

La CEDEAO a été créée en 1975. Ses membres sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Liberia, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Ils sont tous membres de la zone franc sauf le Cap Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, la Mauritanie, le Nigeria et la Sierra Leone.

GUINEE BISSAU: La CNE confirme la victoire de l'opposition

Les responsables électoraux de Guinée Bissau ont confirmé les victoires des partis d'opposition aux élections législatives et au premier tour de l'élection présidentielle, a rapporté vendredi l'agence Lusa.

La Commissao Nacional de Eleccioes (CNE) a annoncé jeudi les résultats définitifs du scrutin du 28 novembre, qui accordent 38 des 102 sièges du parlement au Partido da Renovacao Social (PRS), le parti du vainqueur du premier tour de la présidentielle, Kumba Yala, et 28 au parti Resistencia da Guinée Bissau (RGB).

Le parti traditionnellement dominant, Partido Africano da Independencia da Guinée e Cabo Verde (PAIGC), qui a mené la Guinée Bissau à l'indépendance vis à vis du Portugal, arrive en troisième position avec 24 sièges, selon Lusa.

Le président par intérim, Malam Bacai Sanha, du PAIGC, est second au scrutin présidentiel, avec 23,4 pour cent et affrontera M. Yala, qui a obtenu 38,8 pour cent des suffrages, au cours d'un second tour prévu pour janvier, a précisé la CNE.

Les observateurs électoraux internationaux et la CNE ont tous déclaré que les élections avaient été libres et honnêtes.

GUINEE BISSAU: Fadul accuse le procureur général de violer la loi

Le Premier Ministre par intérim, Francisco Fadul, a reproché au procureur général, Amine Saad, de ne pas respecter les délais légaux dans les dossiers des soldats fidèles au président renversé, Joao Bernardo Vieira, détenus sans jugement depuis le renversement de M. Vieira en mai dernier, a rapporté mardi l'agence Lusa.

Lors d'un séminaire sur les droits de l'Homme, organisé lundi, M. Fadul a signalé que plus de 300 soldats arrêtés sur suspicion de violations des droits de l'Homme n'avaient pas été inculpés dans les délais légaux, a précisé Lusa.

GUINEE BISSAU: Les volontaires de guerre seront intégrés dans l'armée

Le gouvernement intérimaire a annoncé mercredi que plus de 10 000 volontaires "militaires et paramilitaires" qui ont pris part à la récente mutinerie militaire du pays seraient intégrés pleinement dans l'armée, a rapporté jeudi l'agence Lusa.

Selon un communiqué publié par le Ministre des finances, Abubacar Dhaba, l'enrôlement formel de ces soldats augmentera fortement le nombre de membres du personnel de l'armée, a rapporté Lusa. En conséquence, a-t-il indiqué, l'entrée en vigueur de l'augmentation envisagée de 300 pour cent du salaire minimum a été reportée.

GUINEE BISSAU: Eau et assainissement

L'Union Européenne s'est engagée le 17 novembre dernier à donner quatre millions d'euros pour reconstruire 200 puits et points d'eau pour le bétail dans les villages autour de Bafata, la seconde ville du pays, indique le BCAH dans son Rapport sur la Situation Humanitaire, période du 16 au 30 novembre. L'argent permettra également d'acheter des pompes solaires pour les îles de Bijagos, au sud-ouest de Bissau.

SIERRA LEONE: Arrivée des premières troupes indiennes

Le commandant de la force de maintien de la paix des Nations Unies, le général indien Vijay Jetley, est arrivé mardi en Sierra Leone, suivi de 141 soldats indiens, qui font partie d'un bataillon, a indiqué mercredi à IRIN un responsable de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (UNAMSIL) à Freetown.

Le reste du bataillon est attendu au plus tard la semaine prochaine, selon le responsable de l'UNAMSIL.

En dehors des soldats indiens, les 6 000 hommes de la nouvelle force de l'UNAMSIL viennent du Nigeria, du Ghana et de Guinée et du Kenya. Certains soldats africains sont déjà dans le pays au sein de l'ECOMOG, le groupe de supervision de la paix de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Quelque 480 soldats du bataillon kenyan sont arrivés et devraient être déployés dans les villes septentrionales Makeni et Magburaka, selon l'UNAMSIL.

Les troupes indiennes seront probablement déployées dans les régions diamantifères et dans le district de Kailahun, à l'est de la Sierra Leone. Il s'agit de régions particulièrement sensibles dans la mesure o=F9 un commandant du RUF, Sam Bockarie, dont la base est située à Buedu, dans le district de Kailahun, a récemment déclaré à la BBC qu'il ne se laisserait
désarmer ni par des soldats de la force ouest-africaine de maintien de la paix, l'ECOMOG, ni par des Nigérians de l'UNAMSIL.

La force de l'UNAMSIL et les quelque 223 observateurs militaires des Nations Unies, venus de 30 pays différents et qui sont déjà sur le terrain, auront notamment pour tâches d'aider le gouvernement à mettre en Suvre un plan de désarmement, démobilisation et réintégration, contrôler le respect du cessez-le-feu et aider l'acheminement de l'aide humanitaire.

Parallèlement, le nouveau représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU, Oluyemi Adeniji, est attendu à Freetown dimanche, selon une source aux Nations Unies. Il remplacera Francis Okelo, qui est en Sierra Leone depuis 1997.

SIERRA LEONE: Les violations des droits de l'Homme continuent, selon Kofi Annan

Les violations des droits de l'Homme et autres abus continuent toujours en Sierra Leone, malgré les progrès de la mise en Suvre de l'accord de paix signé entre le gouvernement et les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF), a déclaré mardi le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan.

Dans son premier rapport au Conseil de Sécurité concernant la nouvelle Mission des Nations Unies en Sierra Leone (UNAMSIL), M. Annan indique les coupables des violences continuelles contre les populations et le personnel international en Sierra Leone "doivent s'attendre à devoir rendre compte de leurs actes". Les procédures arbitraires d'autorisations et les menaces entravent également l'acheminement de l'aide humanitaire, ajoute-t-il.

SIERRA LEONE: Les volontaires de MSF toujours détenus par le RUF

Deux volontaires de Médecins Sans Frontières (MSF) capturés par des rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) sont toujours détenus dans l'est de la Sierra Leone, a indiqué vendredi à IRIN le Coordinateur Pays de MSF, Guiseppe Scollo.

Les otages, un médecin et un logisticien qui dirigeaient un projet de santé dans le district de Kailahun, sont détenus depuis mardi. MSF a indiqué qu'elle avait pu entrer en contact avec les deux volontaires, un Belge et un Allemand, et qu'ils sont en bonne santé.

[Voir dossier complet dans le document IRIN: irin-english-2133]

SIERRA LEONE: USAID aide à reconstruire Freetown

Deux parlementaires américains ont visité lundi un projet de reconstruction de logements dans une banlieue est de Freetown, au cours d'une visite de deux jours dans la capitale, selon un communiqué de presse du Service de
Secours Catholique (SSC).

La reconstruction de Cabala Town, que les rebelles ont incendiée et largement pillée lors de leur invasion en janvier dernier, est en grande partie financée par l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID) et gérée par le SSC/Caritas à Freetown. Le projet a commencé en mars dernier et à la fin du mois d'octobre, 563 des 948 maisons détruites étaient complètement reconstruites et plus de 10 500 personnes déplacées ont pu rentrer chez elles, tandis que se poursuivaient les efforts pour reconstruire les autres maisons, a indiqué le SSC.

Au cours de l'invasion, environ 77 pour cent des maisons ont été rasées et quelque 32 000 habitants ont dû fuir.

SIERRA LEONE: Réhabilitation d'une route dans l'est

Le PAM et l'ONG 'World Vision Sierra Leone' (WVSL) ont commencé à
réhabiliter la route Kenema-Kailahun, dans la Province Orientale, qui traverse des zones contrôlées par le Front révolutionnaire uni (RUF) et relie des régions contrôlées par le gouvernement et par l'ECOMOG. La route devrait devenir un important axe d'approvisionnement pour les opérations humanitaires et les planteurs pourront l'utiliser pour aller vendre leurs produits dans les villes voisines.

SIERRA LEONE: Il faut des vivres pour les groupes vulnérables à Segbwema

Une mission du PAM dans le district oriental de Kailahun a noté que des rations alimentaires pour groupes vulnérables devaient être procurées aux personnes âgées et aux enfants à Segbwema, à environ 260 km à l'est de Freetown.

Par contre, la mission a constaté que la situation nutritionnelle à Daru, également dans l'est, était satisfaisante par rapport aux données recueillies au mois de septembre. Selon la mission, la récolte en cours et l'accès aux zones précédemment sous contrôle du RUF ont permis cette amélioration.

GAMBIE: Fin de la rencontre consultative du MDFC

Les séparatistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont accepté, mercredi, à l'issue d'une réunion consultative de deux jours à Banjul, en Gambie, de tenir des pourparlers de paix avec le gouvernement sénégalais, le 26 décembre prochain, ont indiqué à IRIN des sources médiatiques.

Le mouvement dirigé par l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, a désigné un Bureau National de 20 membres pour entamer avec le gouvernement les pourparlers concernant la fin de la guerre dans la région sénégalaise de Casamance.

M. Senghor, secrétaire général du mouvement, et le Président sénégalais, Abdou Diouf, avaient convenu, lors d'entretiens en janvier dernier, que le conflit devait se résoudre par la négociation.

Le MFDC, dont les membres sont principalement de l'ethnie Jola qui occupe le sud du Sénégal, mène une guerre de sécession contre le gouvernement de Dakar depuis 17 ans, estimant que la région est négligée.

GAMBIE: Séminaire sur le droit humanitaire international

Les participants à un séminaire national ont approuvé des recommandations visant à renforcer l'application du droit humanitaire en Gambie, a indiqué vendredi le CICR.

Ils ont suggéré ce qui suit: adoption d'une nouvelle loi sur les Conventions de Genève visant à incorporer ces traités dans les lois nationales; amendement du droit pénal actuellement en vigueur de manière à ce que les présumés criminels de guerre puissent être plus facilement traduits en justice, que les crimes soient commis au cours de conflits internationaux ou internes. Ils ont également recommandé que la Gambie adhère à la Convention 1980 des Nations Unies concernant certaines armes conventionnelles, et ses quatre protocoles annexés. Les participants souhaitent également que le pays ratifie le Statut du Tribunal Pénal International. A ce jour, indique le CICR, seuls six Etats, dont le Sénégal et le Ghana en Afrique, l'ont fait.

Le séminaire, qui s'est tenu du 30 novembre au 1er décembre, était organisé par le CICR (et son Service de Plaidoyer pour le Droit Humanitaire International créé en 1966), en coopération avec la Société gambienne de la Croix Rouge et le Département d'Etat à la Justice du pays. Il rassemblait environ 40 participants des principaux départements d'Etat et de la société civile.

NIGERIA: Les forces armées récupèrent des armes à Warri

L'armée et la marine ont donné l'assaut sur deux quartiers de Warri, dans le Niger Delta, et ont récupéré une grande quantité d'armes détenues par des jeunes militants ijaws, indiquaient lundi les médias.

Selon l'AFP, un officier non identifié de la 7ème Brigade Amphibie a déclaré que des bateaux et des équipements de communications avaient également été saisis. L'armée a démenti des informations locales selon lesquelles 10 civils auraient été tués au cours de l'opération dans les quartiers de Miller Waterside et MacIver, habités principalement par des
Ijaws, le premier groupe ethnique du Delta.

NIGERIA: Retrait des troupes d'Odi

Après de nombreuses réactions dans le Niger Delta, le Président Olusegun Obasanjo a ordonné le retrait des troupes d'Odi, une ville de l'Etat de Bayelsa, o=F9 elles avaient été déployées pour arrêter un gang soupçonné d'avoir tué 12 policiers en novembre dernier, a annoncé le gouverneur de Bayelsa, Diepreye Alamieyeseigha, cité par les médias.

L'armée avait été accusée d'avoir détruit la plus grande partie d'Odi, après son bouclage de la ville, le 20 novembre dernier. Toutefois, il semble difficile de déterminer si les destructions, décrites par les médias comme massives, sont le fait de l'armée ou des assassins présumés dans leur fuite.

M. Alamieyeseigha a inspecté la communauté dévastée ce week-end, et a accusé le chef du gang, Ken Neweigha, d'être responsable de la crise, indiquait 'The Guardian'.

Trois suspects arrêtés pour les meurtres des policiers

Parallèlement, la police nigériane a signalé avoir arrêté trois présumés assassins des policiers et soldats envoyés pour ramener le calme à Odi, selon les médias.

Les trois hommes ont été arrêtés à un point de contrôle près d'Odi. Selon le journal 'Punch', cité par l'AFP, l'un des suspects aurait avoué avoir participé aux assassinats

NIGERIA: Les bouchers haoussas dénoncent une menace de l'OPC à Lagos

Les bouchers haoussas d'un marché à Oko-Oba, un faubourg de Lagos, ont déclaré mercredi au gouvernement qu'ils craignaient pour leur sécurité car certains membres du groupe militant 'Oodua People's Congress' (OPC) auraient occupé un bâtiment désaffecté proche de l'abattoir, a rapporté le journal 'The Guardian'.

Plus de 800 000 personnes opèrent chaque jours à l'abattoir, notamment les bouchers, les commerçants et les acheteurs, a indiqué aux journalistes le président de l'association des bouchers haoussas, Alhaji Sule Jimba.

"Si des troubles éclatent ici, personne ne pourra les arrêter", a-t-il ajouté.

Le Président Olusegun Obasanjo avait accusé l'OPC, une organisation socioculturelle yoruba, d'être à la base des deux jours d'affrontements qui ont éclaté le 25 novembre entre Haoussas et Yorubas au marché de Mile 12, à propos de la collection des taxes. L'OPC a décliné toute responsabilité pour ces affrontements qui ont fait au moins 90 morts.

GUINEE: Une mission évalue l'impact des réfugiés sur l'environnement

Une mission envoyée en Guinée par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), afin d'évaluer l'impact des réfugiés de Sierra Leone et du Liberia sur l'environnement, a pris fin lundi et doit remettre ses conclusions au Secrétaire Général, Kofi Annan, a indiqué l'agence des Nations Unies.

La Mission Environnement Guinée (MEG) a passé deux semaines à examiner les problèmes de déforestation, érosion et utilisation non durable des sols, gestion de l'eau et de l'assainissement, notamment dans les zones urbaines.

Au cours d'entretiens en début d'année avec Kofi Annan, des responsables du gouvernement de Guinée avaient exprimé leurs préoccupations concernant l'afflux de réfugiés dans les zones forestières proches des frontières de la Guinée, a indiqué jeudi à New York un porte-parole des Nations Unies.

GUINEE: Le transfert des réfugiés sierra-léonais reprend

Le transfert de 50 000 réfugiés sierra-léonais des camps à l'est de la Guinée a repris, après des mois d'interruption dus aux fortes pluies et au mauvais état des routes, a indiqué le 3 d&écembre à Genève le porte-parole du HCR Ron Redmond. Il a précisé que l'agence déplacerait 5 000 réfugiés d'ici la fin de l'année à une moyenne de 400 réfugiés par jour.

Les réfugiés sont éloignés de la région de Gueckedou, près de la frontière avec la Sierra Leone. De nouveaux sites ont été identifiés à Faindou, Katkama et Guelo, tous situés à plus de 100 km de la frontière.

Le HCR estime que la Guinée est le premier pays d'accueil de réfugiés en Afrique, avec quelque 450 000 réfugiés principalement des pays voisins, la Sierra Leone et le Liberia.

BURKINA FASO: Demande de fonds pour les migrants déplacés

Le gouvernement du Burkina Faso demande 2,6 milliards de francs CFA (4 millions de dollars) à la communauté internationale pour faire face aux besoins immédiats et à plus long terme de 12 000 Burkinabés qui sont retournés dans leurs pays, chassés du sud-ouest de la Côte d'Ivoire, a indiqué à IRIN Emile Belem, chargé de programme du HCR au Burkina Faso.

Les violences entre les indigènes krumen et les planteurs migrants burkinabés, dont beaucoup étaient en Côte d'Ivoire depuis plus de dix ans, ont éclaté le 5 novembre dernier, à la suite d'un différend foncier, à Tabou, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

Selon M. Belem, le HCR n'a fait aucun recensement des Burkinabés qui quittent le sud-ouest de la Côte d'Ivoire pour rentrer chez eux et les chiffres sont ceux du gouvernement du Burkina Faso.

Une mission d'évaluation de trois jours, à Banfora et Gaoua, au sud-est du Burkina Faso, a révélé que la première vague de retournés, qui sont rentrés aux environs du 8 novembre, n'avait pratiquement rien. Mais ceux qui sont venus plus tard ont pu emporter plus d'effets personnels.

Cette évaluation, menée du 1er au 3 décembre, comprenait le PNUD, l'UNICEF, le PAM, le HCR et l'organe du gouvernement chargé des interventions de secours.

LIBERIA: La police démantèle des points de contrôle dans la capitale

La police a commencé mercredi à démanteler des points de contrôle dans la capitale, Monrovia, et la plupart d'entre eux ont maintenant disparu, au grand soulagement de la population, a indiqué jeudi à IRIN un responsable des Nations Unies dans la capitale.

Ces points de contrôle, tenus par des policiers de la Division des opérations spéciales qui contrôlaient les véhicules entrant dans la ville, étaient une survivance de la guerre, a expliqué le responsable. La police fouillait les véhicules, notamment ceux qui venaient de l'intérieur du pays chargés de charbon et de légumes, ce qui provoquait des embouteillages.

La construction des points de contrôle avait été financée par USAID pour la force ouest-africaine de maintien de la paix, l'ECOMOG, sous commandement nigérian, qui a assuré les opérations de police dans la capitale pendant les sept années de guerre civile. La guerre a pris fin avec l'élection de Charles Taylor à la présidence, en 1997.

Abidjan, le 10 décembre 1999

[FIN]

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