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Rapport spécial - Saison des ouragans dans l'Atlantique, Juin 2011

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Implications potentielles sur la sécurité alimentaire d'une saison d'ouragans plus intense que d'ordinaire

Les prévisions de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et du projet de météorologie tropicale de la Colorado State University indiquent que la saison des ouragans 2011 de l'Atlantique devrait être plus active, avec une fréquence supérieure à la moyenne des tempêtes tropicales et des ouragans. Les impacts caractéristiques des tempêtes tropicales et des ouragans sur la sécurité alimentaire incluent les dégâts aux cultures et une réduction de la production agricole, des destructions de bétail, des dommages aux habitations et aux infrastructures, une réduction de l'accès aux marchés et services de santé et des hausses de prix pour les produits alimentaires et non alimentaires du fait de la réduction de l'accès aux marchés.

Le projet de météorologie tropicale de la Colorado State University estime qu'il y aura seize tempêtes nommées (la moyenne est 9,6), neuf ouragans (la moyenne est 5,9) et cinq ouragans majeurs (la moyenne est 2,3), l'activité cyclonique tropicale se situant approximativement à 175 % de la moyenne à long terme. Les estimations de l'université du Colorado concernant la probabilité que les terres soient atteintes dans les Caraïbes indiquent qu'il y a une probabilité de seize pour cent du passage d'un ouragan majeur à moins de quatre‐vingts kilomètres d'Haïti (figure 1). La NOAA prévoit également une saison plus intense que la normale, avec une probabilité de soixante‐dix pour cent de douze à dix‐huit tempêtes nommées, six à dix ouragans et trois à six ouragans majeurs.

L'activité des tempêtes tropicales et des ouragans en Haïti soulève l'inquiétude dans le contexte de la reconstruction en cours après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010, la dégradation persistante de l'environnement du pays et la résurgence de l'épidémie de choléra. Environ 600 000 personnes vivent toujours dans les camps de PDIP dans l'agglomération de Port‐au‐Prince suite au séisme et sont très exposées aux dégâts des inondations, glissements de terrain et bourrasques de vent. Outre la région métropolitaine de Port‐au‐Prince, le reste du département de l'Ouest, la péninsule sud et le département d'Artibonite sont aussi exposés aux impacts des tempêtes tropicales et des ouragans, dans la mesure où ils sont particulièrement sujets aux inondations et aux dégâts des vents étant donné le déboisement à grande échelle. Avec le début de la saison des pluies, de cas de choléra ont fait leur apparition dans la zone métropolitaine, le plateau central et dans de nombreuses autres régions. De fortes pluies pourraient entraîner une résurgence de la maladie, avec pour résultat une diminution de la productivité chez les ouvriers et une hausse des dépenses de santé des ménages. De plus, une importante activité tempétueuse pourrait réduire les rendements et nuire à la moisson de printemps, qui devrait être retardée d'un mois jusqu'en septembre du fait de début tardif de la saison humide dans de nombreuses régions.