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Bulletin d'information No. 673 pour l'Afrique de l'Ouest

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NATIONS UNIES
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SIERRA LEONE: La société civile veulent accélérer la paix

Les membres de la société civile en Sierra Leone tentent d'accélérer le processus de paix en tenant des réunions avec les différentes parties pour discuter des questions préoccupantes.

"Nous tenons des séminaires individuels avec toutes les parties intéressées, y compris le Front révolutionnaire uni (RUF), l'ancienne armée sierra-léonaise (SLA)/Conseil révolutionnaire des forces armées (AFRC), le gouvernement sierra-léonais, l'ECOMOG et d'autres, pour discuter des questions qui freinent la mise en ouvre de l'accord de paix", a expliqué vendredi à IRIN Zainab Bangura, coordinatrice du groupe Campagne pour la Bonne Gouvernance.

L'une des questions urgentes qui bloquent l'Accord de Paix de Lomé est le rythme trop lent du processus de désarmement. Aux termes de l'accord, signé le 7 juillet 1999 par le gouvernement et le RUF, le programme de désarmement, démobilisation, et réintégration (DDR) devait commencer dans les 6 semaines après l'accord. Il n'a cependant été officiellement lancé que le 20 octobre.

Ensuite, lors du lancement, il a été indiqué que le délai pour la phase de désarmement était fixé au 15 décembre. En date du 1er mars, sur les quelque 45 000 anciens combattants sur le terrain, selon les estimations, seuls 17 641 s'étaient présentés dans les centres de réception, selon l'organe du gouvernement en charge de la gestion du processus DDR, le Comité National pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (NCDDR).

Alimamy Koroma, secrétaire général du Conseil des Eglises, a expliqué jeudi à IRIN que les membres de la société civile faisaient pression pour un "désarmement substantiel" avant la tenue d'une quelconque élection en Sierra Leone.

Parmi les autres questions essentielles à discuter avec les parties à l'accord de paix, figurent l'accès des organisations humanitaires aux zones jusque là inaccessibles, pour permettre la livraison d'aide, et la libération des enfants enlevés, a indiqué Mme Bangura. Dans un communiqué publié mercredi, le Conseil de Sécurité des Nations Unies note que les membres "sont profondément préoccupés par les informations selon lesquelles les violations des droits de l'Homme se poursuivent, et en particulier les terribles violences contre les femmes et les filles".

Les membres du Conseil de Sécurité sont également préoccupés par les informations relatives à une situation humanitaire grave, notamment dans les régions du pays o=F9 l'on empêche la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL) de déployer ses troupes.

Il est également prévu d'organiser séminaires et ateliers avec les commandants des factions belligérantes, afin de rassembler tous les acteurs pour rechercher un consensus, a indiqué Mme Bangura à IRIN.

SIERRA LEONE: Annan doute de la volonté de paix de Sankoh

Le Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan, continue à douter de la volonté du dirigeant du Front révolutionnaire uni (RUF), Foday Sankoh, de voir se concrétiser le processus de paix, a indiqué M. Annan dans un rapport au Conseil de Sécurité publié jeudi.

M. Annan s'est dit "très préoccupé par l'approche souvent négative et déroutante adoptée par M. Foday Sankoh vis à vis d'éléments clé du processus de paix et du rôle confié aux Nations Unies", selon le service d'information des Nations Unies.

Tout en décrivant comme "précaires" les conditions de sécurité dans le pays, il signale "des progrès modestes" vers une application des dispositions de l'Accord de Paix de Lomé signé l'an dernier relatives à la gouvernance. Il a cependant indiqué que la situation actuelle faisait naître de "sérieux doutes quant à l'engagement de M. Sankoh et du RUF vis à vis d'une mise en ouvre sincère de l'accord de paix", et a appelé le dirigeant du RUF "à dissiper ces doutes d'une manière tangible et sans équivoque".

Le Secrétaire Général des Nations Unies a souligné les défis à relever dans le processus de paix et expliqué qu'il était important que le gouvernement, le RUF et les autres parties se montrent réellement désireux de le mettre en application.

Le rapport relève également avec préoccupation que les besoins humanitaires ne peuvent être satisfaits dans toutes les parties du pays et qu'une mise en ouvre rapide du programme de désarmement, démobilisation, et réintégration pourrait "grandement faciliter le travail de la communauté humanitaire, notamment pour la livraison de l'aide dont tous les groupes vulnérables ont tant besoin".

Parallèlement, l'ambassadeur britannique auprès des Nations Unies, Jeremy Greenstock, a déclaré jeudi à la presse à Freetown que la force de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL) était autorisée à recourir à la force "pour lever les obstacles sur son chemin quand elle veut de déployer". En février, une mission de reconnaissance, composée d'observateurs militaires et de casques bleus de l'ONU, avait été arrêtée sur la route de Koidu, à l'est du pays, à un point de contrôle rebelle, à quelque 120 km de la ville. Le gros de la mission, un peloton de casques bleus kenyans, avait dû rester au point de contrôle tandis que cinq observateurs militaires et un chargé d'information allaient visiter Koidu.

L'élément militaire de la MINUSIL compte actuellement près de 7 400 personnes, dont 260 observateurs militaires, précisait les Nations Unies le 1er mars.

SIERRA LEONE: Soutien britannique aux vendeuses du marché

Claire Short, la Ministre de Grande-Bretagne pour le développement d'outre-mer, a lancé un projet de microcrédit pour les vendeuses de marché au cours d'une visite de deux jours qui a pris fin vendredi, a indiqué à IRIN une animatrice de la société civile à Freetown.

Selon la directrice d'ONG, Zainab Bangura, un projet national ayant pour objectif d'accroître l'indépendance économique des femmes a reçu un don de 50 000 dollars du Département britannique pour le Développement International.

Mme Bangura, coordinatrice de l'ONG Campagne pour la Bonne Gouvernance, a expliqué que Mme Short avait eu des consultations sur la mise en oeuvre du processus de paix en Sierra Leone avec tous les acteurs politiques majeurs de ce pays d'Afrique de l'Ouest ainsi qu'avec des représentants de la société civile.

NIGERIA: Le gouvernement s'attaque à la malaria

Avec plus d'un million de décès dus à la malaria chaque année, le gouvernement du Président Olusegun Obasanjo a décidé de faire d'un projet de lutte contre la malaria l'une de ses priorités pour cette année, a annoncé la radio nigériane.

Le directeur pour les soins de santé primaires au Ministère nigérian de la santé, Dr. Edugie Abebe, a indiqué vendredi à IRIN que le gouvernement avait commencé à se réunir avec différents groupes pour obtenir un consensus sur les stratégies à adopter pour lutter contre la maladie, après quoi le gouvernement cherchera à impliquer les communauté dans cette lutte.

"Nous regardons également du côté du diagnostique précoce, de l'usage des moustiquaire et des soins aux femmes enceintes", a précisé Mme Abebe.

Les femmes enceintes ayant la malaria, a-t-elle ajouté, représentent 10 pour cent des décès. Le projet prévoit de fournir à ces femmes des moyens prophylactiques à court terme qui ne compromettent pas pour autant leur immunité naturelle à la maladie.

Les statistiques concernant la prévalence du paludisme sont sombres.

Selon Mme Abebe, les statistiques hospitalières montrent que 30 pour cent de la mortalité infantile est due à la malaria. Environ 60 pour cent des patients en consultations ambulatoires viennent pour traiter un accès palustre. "C'est la première cause de mortalité dans le pays, avant le VIH/SIDA", explique-t-elle.

Le taux de prévalence du SIDA au Nigeria est de 5,4 pour cent de la population de plus de 18 ans. Le taux le plus élevé de prévalence est celui de l'Etat de Benue, avec 21 pour cent.

Alors que pour la malaria, toutes les parties du pays sont touchées, avec des taux de prévalence déterminés par les variations saisonnières. On signale plus de cas pendant la saison des pluies, d'avril à septembre, lorsque des mares d'eau stagnante offrent les conditions de reproduction idéales pour les moustiques, vecteurs de la maladie.

GHANA: Le Président veut plus d'investissements dans le pétrole

Le Président Jerry Rawlings a invité mardi les entreprises d'exploration pétrolière à investir davantage dans le secteur pétrolier au Ghana, a rapporté l'agence PANA. Il s'exprimait devant une conférence sur le gaz et le pétrole organisée par l'entreprise pétrolière ghanéenne 'Ghana National Petroleum Corporation'.

Cette conférence réunissait les principaux acteurs de l'industrie pétrolière et gazière pour discuter exploration, production, commercialisation, et finances. M. Rawlings a déclaré aux délégués que "les signes d'un grand potentiel sont là" et a invité de nouveaux investisseurs à se joindre aux activités d'exploration pétrolière au Ghana. Les concessions des champs offshore du Ghana ont quasiment toutes été attribuées à des entreprises qui se sont engagées à réaliser des niveaux importants d'investissements, a ajouté M. Rawlings.

Abidjan, le 10 mars 2000

[FIN]

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