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Bulletin d'information No. 660 pour l'Afrique de l'Ouest

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NATIONS UNIES
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NIGERIA: Vive tension à Kaduna

Les soldats et la police patrouillent les rues de Kaduna pour tenter de restaurer l'ordre public après les affrontements entre musulmans et chrétiens survenus lors d'une manifestation sur l'instauration de la Charia dans cette ville septentrionale.

"La situation est toujours assez désespérée", a indiqué mardi à IRIN Fabian Okoye, directeur de recherche et de publications à l'observatoire des droits de l'Homme de Kaduna. "La violence a dégénéré depuis hier et ce matin, et l'armée a été déployée dans les quartiers sensibles pour ramener le calme", a-t-il expliqué. Si les médias signalent une vingtaine de morts pendant les affrontements, les estimations les plus modestes, indique M. Okoye, établissent le nombre de décès à une trentaine et "probablement plus".

Selon les médias, au cours des dernières 24 heures, des maisons, des voitures, des mosquées et des églises ont été incendiées, des magasins pillés, et des barrages dressés sur les routes par des groupes chrétiens ou musulmans. "C'est le jeu du chat et de la souris", expliqué M. Okoye. "L'armée démantèle un barrage installé par des chrétiens ou des musulmans et peu après les individus se regroupent et le remettent en place".

(Voir dossier séparé d'IRIN-WA intitulé: "Tension still high in Kaduna after religious clashes")

Parallèlement, l'Etat du Niger, au nord du Nigeria, a voté lundi une loi qui instaure la Charia, devenant ainsi le second Etat à adopter la loi islamique, ont indiqué les médias. Depuis l'instauration de la Charia dans le Zamfara, l'an dernier, plusieurs autres Etats du nord, majoritairement musulman, étudient la possibilité d'introduire eux aussi la loi islamique, ce qui provoque une vive inquiétude parmi les minorités chrétiennes.

Dans l'Etat de Kwara, qui comme Kaduna compte de nombreux fidèles des deux confessions, des militants musulmans ont vandalisé des églises chrétiennes en décembre dernier.

SENEGAL: Arrivée des observateurs internationaux des élections

Les observateurs de la Francophonie, l'organisation regroupant les pays francophones de la planète, sont arrivés à Dakar pour l'élection présidentielle sénégalaise, a indiqué un membre de l'Observatoire national des élections (ONEL).

Ce membre de l'ONEL, El Hadj Mbodj, a indiqué à IRIN que le groupe était dirigé par l'ancien Secrétaire Général de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), Idi Oumarou. Il a déjà rencontré les huit candidats en lice et doit maintenant consulter les ONG.

En dehors de la Francophonie, treize autres organisations internationales ont été invitées à observer le scrutin. Ce sont notamment l'OUA, la CEDEAO, l'UE et le G8.

Les listes électorales sont acceptées par les partis

Les listes électorales, sujet de discorde qui menaçait de faire dérailler le processus électoral, ont maintenant été acceptées par la grande majorité des partis d'opposition, après qu'un comité indépendant a effectué un audit sur le document et l'a déclaré valide, a indiqué lundi à IRIN un membre de l'ONEL.

Le comité était composé de membres de l'ONEL, de la société civile, du Ministère de l'intérieur, et du Front pour la régularité et la transparence des élections (FRTE). Cet organe était appelé à effectuer un audit des listes car les partis d'opposition accusaient le gouvernement d'avoir altéré le document, à partir duquel il a fait imprimer les cartes d'électeurs en Israël.

LIBERIA: Le gouvernement refuse une onde courte à la radio Star

Le Ministère de l'information a signalé que la radio indépendante Star, créée en juillet 1997 pour promouvoir la démocratie dans le Liberia d'après-guerre, ne serait pas autorisée à émettre en onde courte, a rapporté vendredi dernier la radio progouvernementale Radio Liberia International (RLI).

Cette annonce du Ministère de l'information intervient après plusieurs appels au gouvernement l'invitant à autoriser Star à émettre sur une fréquence en ondes courtes, qu'elle n'utilise plus depuis octobre 1998.

Les seules organisations non libériennes autorisées à avoir des stations radio en ondes courtes sont les institutions religieuses, a expliqué le Ministère, cité par RLI. Star n'appartient pas à cette catégorie, indique le communiqué du Ministère, car bien que gérée et exploitée par des Libériens et contrôlée par un Conseil d'administration libérien, elle appartient à la Fondation Hirondelle, une ONG basée en Suisse.

Les émissions de Star sont actuellement reçues à Monrovia et ses environs, et certains voient dans le refus de rendre sa fréquence courte à Star une manoeuvre du gouvernement visant à délibérément maintenir les habitants des zones rurales dans l'ignorance de ce qui se passe dans le pays, ont rapporté les agences de presse.

Dans un appel au soutien daté du 16 février, Star Radio indiquait qu'elle était confrontée à un "déficit budgétaire immédiat" et qu'elle serait forcée de fermer ses portes à la fin du mois si aucune aide ne lui parvenait.

"L'objectif de Star est de devenir une institution libérienne durable qui continue à contribuer au progrès de la démocratie, de la paix, et du développement au Liberia", précisait l'appel lancé par Star. "La radio n'aura peut-être jamais la chance de réaliser cet objectif si elle ne réussit pas à tenir pendant les prochains mois".

MALI: Konaré présente un nouveau gouvernement

Le Président Alpha Konaré a annoncé lundi la formation d'un nouveau gouvernement national mené par le Premier Ministre, Mande Sidibe, ont rapporté les agences de presse.

La tâche principale de M. Sidibe sera de relancer l'économie, expliquent les médias. Il remplace M. Keita qui a démissionné la semaine dernière pour, selon certains observateurs, mieux préparer sa candidature aux élections
présidentielles de 2002 quand M. Konaré se retirera.

L'équipe gouvernementale compte 15 nouveaux venus, dont sept femmes. Six anciens ministres restent en poste, notamment le Ministre des affaires étrangères, Modibo Sidibe.

GUINEE BISSAU: Coalition gouvernementale sans l'ancien parti au pouvoir

Le Premier Ministre, Caetano Ntchama, a formé un nouveau gouvernement comprenant des membres des anciens partis d'opposition mais aucun de l'ancien parti au pouvoir, ont rapporté ce week-end les agences de presse.

Samedi, M. Ntchama a attribué des postes ministériels aux membres du parti du Président Kumba Yala, le Partido da Renovacao Social, et au parti arrivé second aux élections, Resistencia Guine Bissau de Helder Vaz, ainsi qu'à d'autres partis qui étaient dans l'opposition, ont rapporté les agences de presse. Ce nouveau gouvernement, formé après des élections présidentielles et législatives multipartites, est le premier qui exclue le parti, longtemps dominant, qui a lutté pour l'indépendance vis à vis du Portugal, le Partido Africano da Independencia da Guinea e Cabo Verde, selon Lusa.

Dans son discours lors de la cérémonie de prestation de serment du gouvernement, samedi dernier, M. Yala a enjoint le nouveau gouvernement à faire de la lutte contre la corruption sa toute première priorité.

GHANA: Le Vice-Président annonce sa candidature

Le Vice-Président ghanéen, John Atta Mills, a annoncé qu'il briguerait l'investiture du parti au pouvoir, le National Democratic Congress (NDC), pour les élections présidentielles qui doivent se tenir en fin d'année, a rapporté lundi l'AFP.

M. Mills a annoncé sa décision dimanche, à Tamale, une ville à 450 km au nord de Accra, o=F9 il prenait la parole devant un rassemblement du parti. M. Mills a annoncé qu'il briguerait la nomination du NDC lors du congrès national du parti, prévu pour avril, dans la ville méridionale de Ho, a rapporté l'AFP.

Le Président Gerry Rawlings, qui achève son second et dernier mandat cette année, avait déclaré lors d'un rassemblement de son parti, en juin 1998, qu'il soutiendrait M. Mills si celui-ci décidait de se présenter, selon l'AFP.

AFRIQUE: L'investissement public dans l'agriculture doit augmenter, estime la FAO

Les gouvernements africains devraient allouer au moins 25 pour cent de leurs budgets au développement agricole et rural, selon un rapport de la FAO publié lors de la 21ème Conférence Régionale pour l'Afrique, qui s'est ouverte lundi à Yaoundé, au Cameroun.

Selon le rapport, une augmentation des dépenses publiques pourrait réduire les problèmes des petits planteurs en Afrique et engendrer un flux plus important d'investissements privés dans le secteur rural.

L'agriculture représente 70 pour cent de l'ensemble des emplois en Afrique sub-saharienne, indique la FAO, mais s'est vu allouer moins de 10 pour cent du budget national dans la plupart des pays, entre 1961 et 1997.

Même dans les pays o=F9 des investissements importants ont été consentis pour développer des biens capitaux publics pour l'agriculture, le gouvernement bien souvent n'entretient pas les routes et les systèmes d'irrigation, selon la FAO. En outre, les ressources de l'Etat sont souvent allouées à une seule culture céréalière comme le riz, le maïs et le blé, et pas assez aux cultures traditionnelles telles que racines, tubercules, légumes secs ou graines oléagineuses.

AFRIQUE DE L'OUEST: Intensification de la lutte contre le trafic des enfants

Développer des stratégies pour lutter contre une pratique qui condamne des milliers d'enfants d'Afrique Centrale et de l'Ouest à l'exploitation, la souffrance et les mauvais traitements, tel est l'objectif d'une conférence de trois jours qui s'est ouverte mardi dans la capitale gabonaise, Libreville.

Quelque 150 délégués d'environ 20 pays d'Afrique Centrale et de l'Ouest et d'organisations internationales assistent à cette 'Consultation sous-régionale pour le Développement de Stratégies contre le Trafic des Enfants à des fins d'Exploitation en Afrique Centrale et de l'Ouest', organisée par le fonds des Nations unies pour l'Enfance (UNICEF) et l'Organisation Internationale du Travail (OIT).

La conférence a notamment pour objectif "d'adopter une plate-forme d'action commune qui puisse guider les programmes d'action et coordonner les interventions des différents partenaires à tous les niveaux", a rappelé le Directeur Régional de l'UNICEF pour l'Afrique Centrale et de l'Ouest, Rima Salah, lors de la cérémonie d'ouverture. (Voir dossier séparé d'IRIN-WA intitulé: "WEST AFRICA: Stepping up the fight against child trafficking")

Abidjan, le 22 février 2000

[FIN]

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