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Bulletin d'information No. 486 pour l'Afrique de l'Ouest

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NIGERIA: Accepter un passé militaire odieux

L'un des premiers actes du Président Olusegun Obasanjo a été de purger l'armée de 149 officiers supérieurs qui ont occupé des fonctions politiques, notamment tous ceux qui ont été ministres ou administrateurs militaires, depuis 1985.

"Ces mises à la retraite ne mettent pas en cause ni ne jettent aucun discrédit sur l'intégrité de ces officiers, mais doivent être considérées comme faisant partie des sacrifices... nécessaires pour garantir la survie de la démocratie au Nigeria", a indiqué le porte-parole de la présidence, Doyin Okupe. Il a précisé qu'elles s'inscrivaient dans le cadre d'un processus visant à bâtir une armée nouvelle, professionnelle.

Cette explication rejoint le sentiment populaire qui veut que des soldats qui ont occupé des postes de décision sont d'autant plus susceptibles d'être tentés de prendre le pouvoir pour bénéficier à nouveau des avantages qui l'accompagnent. Toutefois, certains analystes pensent que ces mises à la retraite sont peut-être le signe que l'ère des régimes militaires est définitivement close au Nigeria.

[Voir dossier intitulé: "Dossier IRIN sur l'opération de nettoyage au sein de l'armée"]

Obasanjo restructure les ministères fédéraux

M. Obasanjo a annoncé lundi la réorganisation de la fonction publique nigériane, tant décriée, et nommé 35 nouveaux secrétaires permanents dans les 28 ministères et au secrétariat de la présidence, ont signalé la radio nationale et d'autre médias.

Parmi les mesures visant à réorganiser le gouvernement, M. Obasanjo a restauré le Ministère des ressources pétrolières, dissous il y a 11 mois par l'armée. De nouveaux ministères ont été créé pour l'environnement et affaires policières. L'ancien ministère de la jeunesse et des sports a été dissous. Les sports sont maintenant du ressort du Ministère pour le développement social, et la jeunesse est rattachée au Ministère de la condition féminine.

L'agriculture prendra dorénavant en charge le développement rural et le Ministère du travail a été rebaptisé Ministère de l'emploi, du travail et de la productivité. Les affaires culturelles sont passées du Ministère de l'information au nouveau Ministère du tourisme et de la culture.

GUINEE BISSAU: Avertissement de la Junte militaire aux hommes politiques

La Junte militaire en Guinée Bissau a vivement réagi aux critiques de certains hommes politiques concernant sa décision de permettre au président déchu, Nino Vieira, de quitter le pays pour se faire soigner à l'étranger, selon l'agence Lusa.

S'exprimant à la radio nationale dimanche, au nom du chef de la Junte, Ansumane Mané, le présentateur radio, Nino Grilo, a accusé d'opportunisme les dirigeants politiques qui ont reproché à M. Mané d'avoir autorisé le départ de M. Vieira, et a souligné qu'ils avaient oublié de mentionner le fait qu'aux termes d'un accord passé avec la Gambie M. Vieira doit rentrer à Bissau pour y être jugé.

Le Ministre gambien des affaires étrangères, Sedat Jobe, dirigeait la délégation de trois personnes qui a négocié le départ de M. Vieira avec les autorités à Bissau.

Mardi, le quotidien gambien 'Gambia Daily' citait les propos de M. Jobe, selon lesquels, peu avant d'être autorisé à quitter Bissau, M. Vieira avait confirmé aux autorités qu'il retournerait en Guinée Bissau, après son traitement, pour répondre d'accusations de corruption dans l'exercice de ses fonctions.

Selon l'agence Lusa, M. Grilo a lancé aux hommes politiques l'avertissement suivant: "Ne mentionnez jamais, jamais, le nom du général de brigade Ansumane Mané, sinon vous pourriez avoir de sérieux problèmes".

Réagissant à cet avertissement, Helder Vaz, président du groupe parlementaire Resistencia da Guine-Bissau- Movimento Ba- Fata, a déclaré lundi que l'on pouvait craindre "un retour du passé et de la dictature en Guinée Bissau", a rapporté Lusa.

LIBERIA: Réouverture prochaine de l'école nationale d'administration

Le 'Liberia Institute of Public Administration (LIPA - Ecole nationale libérienne d'administration) s'apprête à lancer un programme de formation de fonctionnaires, pour la première fois en dix ans, a rapporté la radio indépendante 'Star Radio'.

Le directeur général du LIPA, James Teah Tarpeh, a annoncé ce week-end qu'environ 80 personnes devaient suivre ce cours consacré aux méthodes de recherches, qui débutera le 21 juin.

Le LIPA, créé en 1969 pour mener des recherches et proposer une formation aux opérations modernes de gouvernement, possédait une bibliothèque de plus de 7 000 livres, journaux scientifiques et autres publications, mais aujourd'hui, après la guerre civile, ce nombre a été réduit à sept livres en tout et pour tout, a déclaré M. Tarpeh, cité par la radio.

L'institut opère dans un espace mis à sa disposition par le Ministère des finances. Les bâtiments doivent être restaurés, ce qui requerra plus de 250 000 dollars, a indiqué M. Tarpeh.

Réaction d'un ancien chef de faction à l'annonce de la destruction des armes

Star Radio a également signalé que l'ancien chef de faction, Alhaji Kromah, s'était félicité de l'implication de la communauté internationale dans la destruction des armes saisies aux anciennes factions de la guerre civile libérienne.

M. Kromah, ancien dirigeant de la faction ULIMO-K, aujourd'hui démantelée, s'est réjoui de ce que la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations Unies soient impliquées dans la destruction des armes, prévue pour le 26 juillet prochain, a rapporté Star Radio.

M. Kromah, qui s'était initialement opposé à cette destruction, estimant qu'en raison des suspicions planant sur ses motivations, le gouvernement n'avait pas le droit de décider unilatéralement de détruire les armes, a également appelé au renforcement de l'embargo sur les armes décrété par la CEDEAO et les Nations Unies à l'encontre du Liberia.

MAURITANIE: Une ONG demande 20 000 dollars pour les réfugiés

Une organisation humanitaire basée en Suisse, 'Action by Churches Together' (ACT - Action des Eglises unies), a indiqué qu'elle avait besoin de 20 000 dollars supplémentaires pour procurer vivres, vêtements, médicaments, et abris, et assurer les frais de scolarité, aux 300 réfugiés sierra-léonais en Mauritanie.

Dans un appel lancé lundi, l'ONG a indiqué que deux tiers du financement de son projet pour les réfugiés, d'une valeur de 60 000 dollars, proviennent du HCR mais que cela "ne permet pas de satisfaire tous les besoins des réfugiés".

ACT a indiqué que 100 des réfugiés (malades, handicapés, femmes et enfants) avaient "un besoin vital d'aide immédiate".

Les réfugiés, qui sont arrivés en Mauritanie lorsque la guerre a éclaté en Sierra Leone en 1991, n'ont "aucuns moyens de gagner leur vie", a précisé ACT.

Le projet, qui doit s'achever le 31 décembre prochain, est mis en oeuvre par le partenaire d'ACT, le Département Service Mondial de la Fédération Luthérienne Mondiale.

Abidjan, le 15 juin 1999.

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Item: irin-french-505

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