French Polynesia (France)

Surveillance et veille sanitaire en Polynésie française - Données du 13 au 26 mars 2017 (semaines 11 et 12) - Communiqué de presse

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La surveillance des maladies infectieuses en Polynésie Française est effectuée chaque semaine par la déclaration volontaire des médecins sentinelles et des laboratoires.

Dengue

Le nombre de cas confirmés par les laboratoires a légèrement diminué et s’élève à 43 (19 cas en semaine 11 et 24 cas en semaine 12). Pendant cette période, les cas confirmés étaient localisés à Tahiti, Moorea, Raiatea et Raivavae. Parmi les 43 cas confirmés : - 41,8 % étaient des enfants de moins de 15 ans
- 7 cas ont été sérotypés DENV-1
- 4 cas étaient hospitalisés
On observe une diminution de l’activité de 5,8 % par rapport à la quinzaine précédente.

Lutte contre la dengue

- élimination des gîtes larvaires en supprimant ou protégeant toute zone de stagnation d’eau douce une fois par semaine
- utilisation de moyens de protection individuelle : répulsifs anti-moustiques, moustiquaires…

Prévention du sérotype 2

En Polynésie Française, la dernière épidémie liée au sérotype 2 date de 1996, puis ce sérotype a ensuite circulé jusqu’en 2000. Une grande partie de la population n’est donc pas immunisée contre le virus. La réintroduction du virus au Fenua pourrait d’entraîner une épidémie.

La Polynésie française est actuellement à risque particulier d'introduction de la dengue de type 2 du fait :
- que la Nouvelle-Calédonie s'est déclarée en épidémie de DEN-1, DEN-2 et DEN-3
- de rencontres sportives internationales rassemblant des pays où circule la dengue 2 (Salomon, Vanuatu, Palau, Samoa américaine et Fidji) ou la dengue 3 (Papouasie Nouvelle Guinée). Le diagnostic de 3 cas importés du Vanuatu au cours qualifications de la coupe du monde de football pour les jeunes de moins de 17 ans (11-24 février) nous avait placé au niveau d’alerte 2. Plus d’un mois après le départ des cas, aucun cas secondaire n’a été diagnostiqué.

La Direction de la Santé invite les personnes à consulter rapidement un médecin en cas de fièvre supérieure à 38,5°C d’apparition brutale et de douleurs musculaires et articulaires. La consultation permettra de confirmer le diagnostic et de déclencher l’ensemble des mesures de lutte contre les moustiques porteurs du virus sur le terrain.