French Polynesia (France)

Ouverture de la saison chaude 2018-2019 en Polynésie française

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Bilan de la saison chaude 2017-2018

Une Niña faible et de longs épisodes de pluies

En octobre 2017, une majorité de modèles internationaux avaient privilégié, pour la saison chaude 2017-2018, le développement fin 2017 d’un évènement Niña. De novembre 2017 jusqu’à mi-mars 2018, le Pacifique sud a effectivement été le siège d’une Niña de faible intensité, qui s’est ensuite affaiblie en fin de saison chaude. Ces conditions océaniques et atmosphériques ont atténué l’activité moyenne des cyclones tropicaux sur tout le bassin, avec 7 phénomènes nommés contre 8 en période normale, et ont préservé la Polynésie française du risque cyclonique.

Cependant, dans une moindre mesure, ces conditions ont permis le renforcement de la Zone de Convergence du Pacifique Sud (ZCPS), principal moteur des pluies qui tombent sur la Polynésie française en saison chaude. Notamment, en février 2018, les amas nuageux délimitant la ZCPS ont engendré sur la Société et les Australes des épisodes de pluies qui ont duré 20 jours.

Pluies abondantes sur les Australes, sécheresse sur les Marquises

Au cours de cette saison, les cumuls de précipitations relevés par les stations synoptiques du territoire ont varié entre 288 mm à Atuona et 1738 mm à Rapa. Comme pour la saison chaude 2016-2017, les pluies de la saison 2017-2018 ont principalement concerné les Iles-Du-Vent et les Australes avec des excédents dépassant de 30 % le cumul normal saisonnier. En revanche, les Marquises et le nord des Tuamotu ont vécu une sécheresse relative avec un déficit pluviométrique supérieur à 40 %. Sur le reste du territoire, les cumuls de pluie sur la saison sont restés proches des normales saisonnières.

Cette répartition saisonnière est plus complexe si on s’intéresse aux cumuls mensuels. Ainsi aux Gambier et sur les Iles-Sous-Le-Vent, les cumuls de pluie, proches des normales pour la saison globalement sur 6 mois, ont néanmoins été très excédentaires au mois de janvier à Rikitea (+83 %) et en février à Bora Bora (+140 %), masquant subtilement des mois plutôt « secs » durant cette saison chaude. De même aux Australes et sur les Iles-Du-Vent, les pluies ont été abondantes pendant 4 mois sur 6, notamment en décembre et en février où on a mesuré jusqu’à 3 fois la pluviométrie mensuelle normale.

A contrario aux Marquises et sur le nord des Tuamotu, la sécheresse est bien le résultat de 6 mois faiblement à fortement déficitaires. Les déficits mensuels les plus marqués ont eu lieu en avril pour Atuona (-94%) et en décembre pour Takaroa (-54%). On peut d’ailleurs souligner que depuis l’ouverture des stations de Atuona et Takaroa, la saison chaude 2017-2018 occupe respectivement la 4ᵉ et la 8ᵉ place des saisons les plus sèches.