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Des immigrés arrêtés à peine arrivés à Paris

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Une soixantaine d’immigrés, essentiellement Tunisiens, récemment arrivés à Paris ont été placés en garde à vue mardi soir pour « infraction à la législation sur le séjour ».

Quelque 70 personnes, majoritairement des Tunisiens, mais aussi des Égyptiens, des Libyens et des Algériens, ont été contrôlées mardi soir 26 avril dans les arrondissements du nord de Paris et à Pantin. Pratiquement toutes ont été placées en garde à vue et l’étaient encore mercredi matin, « pour infraction à la législation ». Un juge devrait se prononcer dans la journée sur d’éventuelles expulsions.

Dans un même temps, le maire de Paris, Bertrand Delanoë exprimait son « émotion » et son « inquiétude… face à l’arrivée d’un peu plus de 20 000 immigrés tunisiens en Italie ». « Il est particulièrement alarmant de voir les autorités françaises se limiter, écrit M. Delanoë, sur ce sujet majeur et qui concerne collectivement l’Union européenne, à des pourparlers bilatéraux aux conclusions étroites et aux arrière-pensées évidemment électoralistes ».

Le Maire de la capitale indique que sa ville répondra à l’urgence en décidant de « mettre en place des dispositifs de soutien et d’accompagnement social et sanitaire et un accès à des hébergements hôteliers ». Toutefois, M. Delanoë rappelle qu’il est du devoir de la France « d’établir, en lien avec les autorités tunisiennes, une véritable logique de partenariat. » Partenariat qui pourrait offrir, poursuit l’édile, la possibilité à quelques milliers de jeunes Tunisiens de venir étudier et de se former en France, comme le prévoit déjà un accord de coopération signé en 2008 entre les deux pays, avant de revenir en Tunisie pour contribuer à son développement.

Le Secours Catholique, qui appelle inlassablement à prendre en compte le sort des réfugiés et des migrants quelles que soient leur religion et leurs origines, attirait l’attention le week-end dernier sur le sort des réfugiés coincés aux frontières orientale et occidentale de la Libye. Dimanche dernier, le pape Benoit XVI a également exhorté la communauté internationale à prendre en considération le sort de ces hommes et ses femmes qui n’ont d’autre salut que celui de fuir leurs pays.

Jacques Duffaut (avec AFP)