Le HCR se félicite de l’adhésion de la Guinée équatoriale à la Convention de Kampala sur les déplacés internes

Report
from UN High Commissioner for Refugees
Published on 30 Oct 2019 View Original

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, se félicite de l’adhésion, cette semaine, de la Guinée équatoriale à la Convention de Kampala sur les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. La Guinée équatoriale est donc devenue le 29ème Etat membre de l’Union africaine (UA) qui a adhéré à cette convention.

La Guinée équatoriale a rejoint le Soudan du Sud en tant que deuxième pays à avoir adhéré en 2019 à cet important traité, officiellement connu sous le nom de Convention de l’UA sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées internes en Afrique.

L’initiative de la Guinée équatoriale intervient à un moment déterminant alors que la Convention de Kampala célèbre cette année son dixième anniversaire avec des activités organisées par l’UA et appuyées par le HCR et d’autres partenaires.

Par ailleurs, le thème annuel choisi par l’UA pour 2019 est précisément celui de la recherche de solutions aux déplacements forcés en Afrique. Le Président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, est le défenseur officiel de l’UA pour ce thème et a assumé son rôle avec enthousiasme et engagement.

« C’est une excellente nouvelle et nous espérons qu’elle incitera d’autres Etats membres de l’UA à suivre l’exemple de la Guinée équatoriale et du Soudan du Sud avant la fin 2019, rendant ainsi l’activité thématique de 2019 encore plus réussie », a déclaré Cosmas Chanda, représentant du HCR auprès de l’UA.

La Guinée équatoriale a déposé son instrument de ratification de la Convention de Kampala mardi au siège de l’UA à Addis-Abeba, en Ethiopie. Le nombre de pays, parmi les 55 États membres de l’UA, à avoir adhéré à la Convention de Kampala s’élève donc aujourd’hui de 29.

Le HCR travaille avec la Commission de l’Union africaine, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme des personnes déplacées internes et ses partenaires pour plaider en faveur de la ratification de la Convention de Kampala et de la Convention de l’OUA de 1969 sur les réfugiés, qui célèbre quant à elle son 50e anniversaire.

La Convention de Kampala est le premier et le seul instrument régional juridiquement contraignant au monde en matière de protection et d’assistance aux personnes déplacées internes. Celles-ci sont souvent confrontées à des risques accrus, des violations de leurs droits et des violences sexuelles en raison de leur déplacement, alors qu’elles sont parallèlement confrontées à des difficultés pour exercer leurs droits et bénéficier d’une protection minimale. Elles ont souvent besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

L’adhésion à la Convention de Kampala est une affirmation par les États de leur responsabilité première de protéger, d’assister et de fournir des solutions aux déplacés internes. La Convention appelle également à des initiatives nationales et régionales pour prévenir les déplacements arbitraires, assurer la protection et l’assistance aux déplacés internes et rechercher des solutions durables.

Afin de donner effet aux dispositions de la Convention, les pays qui y adhèrent doivent parfois prendre des mesures supplémentaires pour les incorporer dans leur législation nationale.

Le HCR a apporté son appui à l’Union africaine, notamment dans le cadre du processus d’élaboration de la Convention, et aide les gouvernements à assurer son incorporation dans leur législation au niveau national.

A travers le monde, 41 millions de personnes demeurent déplacées à l’intérieur de leur propre pays en raison de conflits armés, de violences généralisées ou de violations des droits humains. La Convention de Kampala a été adoptée lors d’une réunion de l’UA en octobre 2009 afin de lutter contre le problème des déplacements internes en Afrique et de fournir un cadre juridique pour la protection et l’assistance aux personnes déplacées internes.

L’UA est l’un des partenaires les plus importants du HCR et un chef de file dans les efforts visant à résoudre la question du déplacement forcé au niveau mondial. Sous ses auspices, des traités historiques sur les réfugiés et les déplacements internes ont été adoptés pour venir en aide à des millions de personnes en Afrique et au-delà.

Une série d'événements sont organisés pour commémorer les anniversaires des deux Conventions et promouvoir le thème choisi par l’UA pour 2019.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :