DR Congo

Violations graves de droits de l’enfant : plus de 30 cas rapportés par la Caritas Goma en six mois

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Goma, le 25 janvier 2012 (caritasdev.cd) : Pour permettre aux encadreurs des Centres de transit et d’orientation (CTO) et aux animateurs paroissiaux Justice et Paix de documenter les violations graves sur les droits de l’enfant, la Caritas Goma a initié, avec l’appui de l’UNICEF, une série de formation pour ses CTO. Bilan : plus de 30 cas rapportés sur le terrain.

Depuis la première formation des encadreurs CTO et animateurs Justice et Paix (juin 2011) sur le Mécanisme de reporting et de monitoring (MRM 1612), la Caritas diocésaine a rapporté 31 cas de violations graves sur les droits de l’enfant. Il s’agit de meurtre et mutilation ; enlèvement ; recrutement et utilisation d’enfants-soldats ; attaque contre les écoles et les hôpitaux ; viols et autres cas de violences sexuelles ; (et) refus d’accès à l’aide humanitaire.

Ces graves violations, avec 11 cas de viols et 8 d’utilisation d’enfants-soldats, ont été principalement enregistrées dans les territoires de Rutshuru et de Masisi où la situation sécuritaire reste fragile, a indiqué Basile Bashimbe, le Chargé de MRM 1612 à la Caritas Goma.

En fait, le MRM 1612 ou la Résolution 1612 du Conseil de sécurité des Nations unies est un canal par lequel l’information part de la base (le lieu du crime) jusqu’au niveau du Conseil de sécurité de l’Onu. Il vise à recueillir et communiquer rapidement cette information pour un objectif limité à la protection des enfants affectés par le conflit armé. Pour la Caritas Goma, les CTO envoient l’information à la Commission diocésaine Justice et Paix. Celle-ci également l’envoie à l’UNICEF et à la Mission de paix de l’Onu en RDC qui, à leur tour, vont l’envoyer à TASK FORCE. C’est à partir d’ici que le Conseil de sécurité peut être saisi. Par la suite, le Conseil fait des recommandations soit au gouvernement de la RDC, à l’Assemblée générale des Nations unies, à la Commission des droits de l’homme ou à la Cour pénale internationale.

Mais, l’insécurité persistance dans certains milieux, la non couverture du réseau téléphonique ainsi que le manque de moyens de mobilité mettent les encadreurs des CTO et les animateurs paroissiaux Justice et Paix en difficulté de requérir les informations et de les communiquer à temps ! (014/2012)

Taylor Toeka