Une approche obsolète, des priorités égarées

Report
from Refugees International
Published on 26 Mar 2013 View Original

Au cours de l’Automne 2012, des centaines de milliers de personnes ont fuit leur maison en République Démocratique du Congo (RDC) à la suite d’affrontements entre le groupe rebelle M23 et l’armée congolaise. La province du Nord Kivu a vu à elle seule 914 000 personnes se réfugier dans des camps et auprès de familles d’accueil. Malheureusement, l’agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) coordonne seulement l’assistance destinée aux résidents des camps, 112 000 personnes, soit un neuvième de la population déplacée. Les personnes déplacées en zones reculées, en particulier celles vivant dans des «sites spontanés» et dans des familles d’accueil, ne peuvent bénéficier des mécanismes de coordination mis en place, et reçoivent trop souvent peu voire pas d’assistance ou de protection. Les violences basées sur le genre (VBG) sont endémiques, et les programmes de protection destinés aux femmes et filles sont insuffisants. Désormais, et plus que jamais, les acteurs humanitaires en RDC doivent améliorer la coordination de l’aide humanitaire et s’assurer que la mise en place de l’assistance se fait selon des critères de vulnérabilité plutôt que de statut.