DR Congo

Transcription de la conférence de presse ONE UN en RDC, le 25 novembre 2020 à Kinshasa

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La conférence de presse des Nations Unies était animée à partir de Kinshasa par Mathias Gillmann, porte-parole de la MONUSCO par intérim et coordonnateur du Groupe de communication des Nations Unies et depuis Goma, le Lieutenant-colonel Tabore Haidara Moctar, porte-parole militaire de la MONUSCO.

Porte-parole de la MONUSCO par intérim [Mathias Gillmann] : Bonjour à tous, merci aux auditeurs de Radio Okapi et bienvenue dans cette nouvelle conférence de presse des Nations Unies en République démocratique du Congo.

Avec nous depuis Goma : le porte-parole militaire de la Mission, le Lieutenant-Colonel Tabore Haidara Moctar ; et à mes côtés ici à Kinshasa, la Représentante d’ONU Femmes en RDC, Awa Ndiaye Seck, à l’occasion du lancement aujourd’hui de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Vous avez certainement vu la réaction de la Représentante spéciale du Secrétaire général en République démocratique du Congo et Cheffe de la MONUSCO, Leila Zerrougui, à la décision rendue lundi par justice militaire dans le procès de Ntabo Ntaberi Sheka, l’ancien chef du groupe armé Nduma Defense of Congo (NDC).

Il a été condamné à la prison à perpétuité pour crimes de guerre par meurtres, viols, esclavage sexuel, enrôlement d’enfants, pillage, destruction de biens et atteinte à l’intégrité physique.

Pour Madame Zerrougui, « ce verdict est source d’un immense espoir pour les nombreuses victimes des conflits en RDC : les souffrances ont été entendues et reconnues, l’impunité n’est pas une fatalité.

Il témoigne aussi de la détermination des autorités congolaises à poursuivre, avec notre soutien, la MONUSCO mais aussi les autres agences des Nations Unies, le combat judiciaire contre tous les criminels de guerre en République démocratique du Congo, passés et présents ».

Mme Zerrougui rappelle que « la lutte contre l'impunité est un combat au long cours, et il y a encore beaucoup à faire pour garantir la disponibilité des outils nécessaires à un système judiciaire efficace et pérenne en RDC ». « Mais des progrès importants ont été réalisés par la justice militaire congolaise et nous devons continuer à soutenir ces efforts de manière résolue pour envoyer un signal fort à tous ceux qui commettent encore aujourd’hui des crimes graves contre la population ».