DR Congo

Transcription de la conférence de presse de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Bintou Keita, le 3 Juin 2021 à Kinshasa

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La conférence de presse de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Bintou Keita, était modérée par Mathias Gillmann, porte-parole de la MONUSCO.

Porte-parole de la MONUSCO [Mathias Gillmann] : Merci à tous, merci aux auditeurs de radio Okapi pour leur fidélité. Aujourd'hui, la conférence de presse accueille la Représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et chef de la Monusco, Bintou Keita. Donc sans plus tarder, je vais donner la parole à Madame Keita. Nous vous écoutons.

Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC [Bintou Keita] : Merci Mathias, chers auditeurs de Radio Okapi, chers amis de la presse, J’ai souhaité m’adresser à vous aujourd’hui pour partager mes impressions après ma visite à Goma et Bukavu. L’éruption du volcan Nyiragongo, suivie de secousses sismiques d’une fréquence et d’une intensité rarement atteintes, a créé une situation en tout point exceptionnelle.

Bien sûr, la menace du volcan n’est pas nouvelle mais l’absence de signes avant-coureurs et les épisodes sismiques qui ont suivi nous ont mis, les Nations Unies comme les autorités, dans l’obligation de prendre des décisions radicales et surtout rapides.

Dans ce contexte, une seule exigence, une seule priorité : sauver les vies.

Les Nations Unies ont lancé une opération de relocalisation de leur personnel, de la MONUSCO comme des Agences, Fonds et Programmes. En tout, plus de 3.000 employés – et leurs familles, conjoints et enfants pour le personnel national – ont été relocalisés à Bukavu et Sake, en particulier, et dans une moindre mesure, dans les pays voisins. Je voudrais remercier les gouvernements du Rwanda et de l’Ouganda pour la facilitation de ce processus à nos côtés.

Je mesure pleinement les défis qui ont été ceux de cette relocalisation. Et je sais que la population de Goma qui a dû quitter son domicile dans l’urgence, parfois à pied, parfois dans des embouteillages absolument infernaux, est passée – et passe toujours - par une épreuve on ne peut plus difficile. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, plus de 230.000 personnes ont été déplacées : c’est un exode d’une ampleur quasi inédite.