Tanganyika : MONUSCO et partenaires satisfaits des conditions sécuritaires à Manono

MARCELLINE ADJOU COMLAN

Kalemie – 18 octobre 2019 : La MONUSCO va se retirer prochainement de Manono, territoire situé à 450 kms de Kalemie, dans la Province du Tanganyika. C’est pour en informer ses partenaires que la MONUSCO a réuni ce 18 octobre les autorités civiles, militaires et de police, la société civile et les médias. La rencontre avait également pour but d’évaluer la situation sécuritaire dans cette zone.

Au cours des échanges, il a été relevé que la situation sécuritaire est calme comme l’ont souligné la plupart des intervenants, hormis quelques cas d’insécurité qui ne remettent pas en cause la paix. Les conflits violents entre les communautés Twa et Bantous ont cessé et ont fait place à une meilleure collaboration, à la cohabitation pacifique qui s’observent aujourd’hui.

Abondant dans le même sens, le Chef de bureau de la MONUSCO, Jacob Mogeni, s’est réjoui de cette situation. Son constat est positif. Il a rappelé qu’il ne peut y avoir de développement sans la paix. M. Mogeni a saisi l’occasion pour remercier tous les acteurs qui, avec la MONUSCO, ont contribué à l’amélioration de la situation sécuritaire actuelle. Il a ensuite exhorté les partenaires sociaux à jouer leur rôle aux cotés des autorités locales pour consolider la paix entre les communautés Twa et Bantou.

Cette rencontre a également permis d’expliquer les raisons qui sous-tendent la fermeture prochaine de la base militaire de la MONUSCO à Manono. Les principes liés à la protection et la nouvelle stratégie de la MONUSCO pour mieux répondre rapidement et efficacement aux menaces ont été exposés avec détails. Le Chef de bureau de Kalemie s’est voulu, toutefois, rassurant précisant que la MONUSCO restera à l’écoute des besoins des populations de Manono.

Si les autorités civiles et militaires ainsi que les partenaires ont été unanimes sur la contribution de la MONUSCO à la restauration de la paix en territoire de Manono, des préoccupations ont été cependant soulevées concernant l’enclavement de Manono suite à la dégradation des infrastructures routières, l’insécurité sur les axes menant vers les autres territoires de la province comme Kalemie, Nyunzu, Kabalo, Kongolo; les difficultés logistiques qui limitent l’action et la mobilité des forces de sécurité et principalement la PNC. Ils ont sollicité l’appui de la MONUSCO pour y trouver des pistes de solutions.

Tout en remerciant la MONUSCO pour son action, les participants ont recommandé que des « dispositions de consolidation de la paix » soient envisagées avant la fermeture définitive de la base de la MONUSCO à Manono.