DR Congo

Solidarités : il faut sécuriser les populations victimes des violences à l'est de la RD Congo pour les secourir

Source
Posted
Originally published
La situation humanitaire au Nord Kivu à l'est de la RD Congo est extrêmement inquiétante. Entre 200 et 250 000 personnes ont fui les combats entre l'armée régulière (FARDC) et les forces du général Laurent Nkunda réunies au sein du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple).

Ces personnes se déplacent sur deux axes : vers le sud (Sake, Bukavu) à partir de Kibumba et Goma, et vers le nord, avec une zone de fixation sur Kayna (territoire de Lubero). De très nombreux petits groupes sont également disséminés en brousse, où ils se cachent. Beaucoup de ces personnes étaient déjà déplacées, vivant dans des camps. Elles sont épuisées par la fuite incessante, et n'ont pas de réserves. Par ailleurs, beaucoup de personnes ont fui la zone de Rutshuru alors que le choléra y sévissait (60 cas par semaine en moyenne ces dernières semaines), disséminant ainsi le vibrion et multipliant un risque grave d'épidémie. .

Les combats ont fortement perturbé et désorganisé les opérations d'assistance humanitaire : axes bloqués, pillages, insécurité. Le calme relatif sur Goma aujourd'hui ne permet pas de présumer de l'évolution d'une situation très mouvante et instable.

SOLIDARITES, l'une des principales organisations humanitaires intervenant en RD Congo, avec une équipe de près de 70 volontaires expatriés et 790 Congolais, et 13 bases permanentes, est en phase de préparation pour intervenir auprès des groupes de personnes les plus vulnérables. Nos équipes du mécanisme de réponse rapide (RRM) en partenariat avec l'UNICEF et OCHA (Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies), se trouvent à Beni et Goma. Elles disposent de stocks prépositionnés, notamment à Beni. Dès demain, et si la situation sécuritaire le permet, elles lanceront à partir de Beni des missions d'évaluations multisectorielles des besoins, puis commenceront à intervenir sur les zones de Lubero et Kayna. Ces équipes vont être rapidement renforcées à partir de Goma, où notre équipe sur place prépare parallèlement d'autres missions d'évaluations multisectorielles en direction du Sud.

Notre action se portera en priorité sur :

- L'accès d'urgence à l'eau potable et l'assainissement : acheminement d'eau par camions, mise en place de points de chloration, aménagement de sources, réhabilitation de petits réseaux d'adduction, mise en place de latrines et douches.

- La distribution de denrées de première nécessité (kits de cuisine, bâches plastique, moustiquaires, pagnes, jerricans, produits d'hygiène), et de biscuits protéinés (BP5)

SOLIDARITES appelle à la sécurisation urgente des populations, préalable indispensable à la couverture par les organisations humanitaires de leurs besoins essentiels. Tant que des pillages se produiront, des distributions massives, notamment en aide alimentaire et en produits de première nécessité, risqueraient de mettre en danger les populations. Par ailleurs, SOLIDARITES demande aux institutions internationales de soutenir et renforcer les moyens nécessaires aux acteurs humanitaires sur place agissant à-travers les mécanismes existants.

Contact presse : Alain BOINET - 06 82 59 29 07
Constance Decorde 01 80 21 05 91
Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org
SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne - Tel : 01 80 21 05 62 / Fax : 01 80 21 05 99
Courriel : CDecorde@solidarites.org - siren 389 515 180