INTRODUCTION
La crise humanitaire à laquelle fait face la République Démocratique du Congo (RDC) est complexe, prolongée dans le temps et étendue à pratiquement tout le territoire national affectant des millions de personnes1. Des initiatives sont mises en place par les acteurs humanitaires pour répondre aux besoins des populations les plus vulnérables, dont les transferts monétaires qui sont de plus en plus utilisés.
C’est avec les objectifs d’accompagner la planification des activités de transferts monétaires par les acteurs de la réponse humanitaire et de faciliter l’identification des dynamiques des marchés que l’initiative conjointe de suivi des marchés (ICSM) a été créée. Elle est mise en oeuvre par REACH et par le Cash Working Group (CWG) en collaboration avec des organisations partenaires qui collectent des données dans les marchés d’intérêt pour la communauté humanitaire.
Cette publication de l’ICSM présente des données primaires des prix des articles alimentaires et non-alimentaires collectées par les partenaires de l’ICSM avec l’outil de collecte commun.
MESSAGES CLÉS
• Le coût médian du MEB, calculé sur l’ensemble des marchés évalués, resté stable entre janvier et février. Il s’élevait à 381'196 francs congolais (FC) et variait de 254'867 FC au marché Kamalenga à Tshikapa à 727'741 FC au marché central de Bolobo à Bolobo.
• En février, les marchés évalués dans le territoire d'Uvira au Sud-Kivu ont enregistré des hausses du coût médian du MEB. Les prix de la farine de manioc et des haricots ont augmenté considérablement aux marchés central et Congolais. Selon un média local, cette situation résulterait en partie de la fermeture des frontières avec le Burundi3.
• Dans le territoire de Mahagi, la majorité des marchés suivis (4 sur 5) ont enregistré une forte hausse du coût médian du MEB entre janvier et février, principalement portée par l’augmentation des prix des produits alimentaires, notamment la farine de maïs et les haricots, ainsi que de certains articles non alimentaires comme le savon. Malgré ces hausses marquées, peu de commerçants ont déclaré une augmentation des prix, qu’ils attribuent principalement à la hausse des coûts imposés par les fournisseurs.
• Les marchés évalués dans le territoire de Kahele avaient globalement des problèmes graves de fonctionnalité. Une faible abordabilité des prix des produits, déjà constaté en janvier, s’est cumulée à une accessibilité physique réduite aux marchés, ce qui explique cette détérioration.