DR Congo

RDC/Monusco : Conférence de presse MONUSCO du mercredi 30 mars 2011

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CONFERENCE DE PRESSE MONUSCO DU MERCREDI 30 MARS 2011

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Madnodje Mounoubai: Bonjour, mesdemoiselles. Bonjour, messieurs. Bonjour à nos auditeurs de la Radio Okapi qui nous suivent en direct. Au cours de cette conférence de presse, nous vous parlerons des points suivants:

- Activités des composantes de la MONUSCO

- Autres activités des Nations Unies

- Situation militaire

Activités des composantes de la MONUSCO

Droits de l'homme :

A Kinshasa, le procès du Général Jérôme Kakwavu, accusé pour crime de guerre par viol, s'est ouvert, le 25 mars 2011, devant la Haute Cour Militaire à Kinshasa. Le Général Kakwavu est un ancien chef d'une milice du district de l'Ituri, province Orientale, qui a rejoint les FARDC en 2004. Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme (BCNUDH) apporte un soutien technique et logistique aux autorités. La prochaine audience aura lieu le 8 avril 2011.

Dans la province du Sud-Kivu, le BCNUDH a fait le suivi des audiences foraines à Walungu du Tribunal militaire de garnison de Bukavu, le 26 mars 2011. Lors de ces audiences, le Tribunal a condamné 16 militaires FARDC et un agent de la Police nationale congolaise pour viol et autres violences sexuelles et pour vol armé. Parmi les 17 personnes jugées, quatre ont été condamnées à la peine de mort, 10 autres à 20 ans de servitude pénale et trois personnes ont été relaxées. Le BCNUDH reconnait les efforts soutenus de la justice militaire dans la lutte contre l'impunité.

Une délégation de haut niveau du Haut-commissariat aux droits de l'homme (HCDH) est en visite à Kinshasa du 28 au 31 mars 2011, pour faire le suivi du rapport Mapping, publié le 1er octobre 2010. Cette mission est la première mission de hauts représentants du HCDH après la publication du rapport qui fait état des violations les plus graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 en RDC. La mission est dirigée par le Directeur du Conseil des droits de l'homme et de la Division des procédures spéciales, M. Bacre Ndiaye. La délégation a rencontré les autorités nationales pour discuter sur une stratégie globale de justice transitionnelle, notamment concernant la poursuite des criminels, du programme des réparations, de la justice de genre et de la réforme du secteur de la sécurité.

Le 25 mars 2011, à la clôture de sa 16ème session, le Conseil des droits de l'homme a adopté une résolution sur la situation des droits de l'homme en République démocratique du Congo (RDC) et le renforcement de la coopération technique et des services consultatifs. Dans sa résolution, le Conseil insiste notamment sur la nécessité de lutter contre l'impunité. Par ailleurs, il invite le Gouvernement de la RDC à ratifier les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, à achever la mise en place d'une commission nationale des droits de l'homme conformément aux Principes de Paris, et à mettre en place des programmes d'éducation sur les droits de l'homme. La Résolution invite également le Haut-commissariat aux droits de l'homme et communauté internationale à renforcer sa collaboration et ses activités d'assistance technique avec le Gouvernement.

Affaires civiles:

La République démocratique du Congo (RDC) et ses partenaires au programme gouvernemental de Stabilisation et de Reconstruction dans les zones affectées par la guerre (STAREC), ont inauguré, le 24 mars dernier, des bâtiments dans la localité de Walungu située à près de 45 km au sud-ouest de Bukavu, la capitale provinciale. L'inauguration qui a consisté à la remise officielle d'un bâtiment administratif, d'un tribunal de Paix et d'un commissariat aux autorités locales, constitue un point d'achèvement de la Stratégie internationale de Soutien à la Sécurité et à la Stabilisation à l'Est de la RDC (ISSSS).

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Section des Affaires civiles de la MONUSCO ont assuré la formation d'une centaine de fonctionnaires qui travailleront dans les bâtiments nouvellement inaugurés sur les trois axes du Sud Kivu. La Police des Nations Unies a formé des unités de Police des frontières, de Police territoriale, et de Police des mines. Le coût de financement pour la seule province du Sud-Kivu s'élève à 87 millions de dollars américains.

La section des Affaires civiles/ Bandundu a contribué à la définition des priorités provinciales dans le cadre du Programme de consolidation de la paix, lors d'une réunion avec les agences de l'ONU et d'autres parties prenantes.

Du 23 au 25 mars, la section des Affaires civiles/Bandundu a participé au groupe de travail sur le Programme de consolidation de la paix, aux côtés d'autres participants à savoir les agences onusiennes (UNICEF, OMS, FNUAP et FAO), les donateurs (bailleurs de fonds), la société civile, et le ministère du Plan au niveau provincial. Il a été admis que la prévention de conflits, la réforme de la justice, la décentralisation et la gouvernance sont les principaux piliers du renforcement de l'Etat de Droit.

Sensibilisation Communautaire:

Au Sud-Kivu, la MONUSCO organise cette semaine une mission multidisciplinaire à Shabunda-centre pour la sensibilisation des autorités locales et de la Société Civile sur son mandat. Environ 200 participants son attendus.

Police:

A Kinshasa, s'est clôturée le 28 mars dernier, la session de recyclage et de formation de 25 formateurs de la Légion Nationale de la Police d'Intervention (PIR) dont une femme, à l'Ecole de Formation de la Police Judiciaire à Kinshasa. Cette fin de formation marque l'entame du projet Police MONUSCO-PNC, financé par la MONUSCO et visant à renforcer pendant 6 mois, au Centre d'Instruction de Kasangulu, au Bas-Congo, les capacités opérationnelles de 6 bataillons de la PIR comprenant chacun 500 éléments soit au total 3.000 policiers. Les 25 nouveaux formateurs vont participer avec les formateurs UNPOL, au recyclage des 6 bataillons de la PIR en matière d'intervention au Maintien de l'Ordre public (MROP) dans la perspective des élections de novembre 2011.

Dans le cadre de sa mission d'appui à la PNC, la Police MONUSCO par les Unités de Police Constituées du Bangladesh (BANFPU 1-et 2) et de l'Inde (INDFPU-1) a assisté un détachement de la PIR, pour le transfert le 24 mars et 27 mars 2011, de 12 prisonniers de 07 autres prisonniers de l'aéroport de N'Djili à la prison de Ndolo. Et le 24 mars27 mars 2011, de 04 ex-miliciens de l'Ituri détenus à la Prison Militaire de Makala pour l'aéroport de N'Djili en vue de leur départ pour la Haye, de 08 autres prisonniers de l'aéroport de N'Djili à la prison de Ndolo. Cette assistance sécuritaire a été apportée sur la demande de la section Etat de Droits (Correction Unit) de la MONUSCO. Le transfert du 27 mars a été fait à la demande du Tribunal Pénal International, de la prison militaire de Makala au terminal militaire de l'aéroport de N'Djili.

A Bunia, la Police MONUSCO a procédé le 25 mars 2011, au lancement d'une formation de 45 jours en MROP et Gestes Techniques Professionnels d'Intervention (GTPI) au Centre de Formation de l'Ituri, au profit de 120 policiers de la Police des Frontières.

A Kananga, l'Unité de Police Constituée du Sénégal (SENFPU2 avec dix éléments), a effectuée du 24 au 27 mars 2011, une escorte de quatre jours par voie terrestre, à Tshikapa au profit de la Section Electorale.

A Mbandaka, la Police MONUSCO a participé le 25 mars 2011, à une réunion avec, le JOC, l'auditeur militaire et le substitut du procureur. Initiée par le chef de la section Correction Unit de la localité, la rencontre visait à réfléchir sur la problématique de la sécurisation des prisons de la province de l'Equateur en général et en particulier celles de Mbandaka, notamment la mise en œuvre d'un plan de sécurité relativement aux évasions, la rébellion dans les prisons, les attaques extérieures et les incendies.

Activités civilo-militaires

Le génie indonésien de la MONUSCO, qui réhabilite la Route Dungu-Faradje, en province Orientale, annonce que 117 kilomètres sur un total de 150 Kilomètres sont déjà réhabilités et les travaux pourront prendre fin en mai. La Route Dungu-Faradje est une importante voie interterritoriale et de déserte agricole, dans la Province Orientale. Sa réhabilitation va faciliter les mouvements et renforcer les échanges commerciaux entre les populations du Haut Uélé, du Bas Uélé et de l'Ituri.

Les travaux de réhabilitation avaient commencé en novembre 2009 et consistent à élargir la route en procédant à l'élagage et à la coupe des arbres. Une couche de limonite, un type de sol utilisé dans la construction des routes est ensuite étalée et nivelée rendant ainsi la route praticable. La limonite est trouvée sur place, en creusant dans les bas-côtés de part et d'autre de la route.

Par ailleurs, les ingénieurs indonésiens doivent également réparer quelques ponts en bois situés le long de la route, notamment le pont Nangume à 95 kilomètres de Dungu et le pont Aru à 112 kilomètres de Dungu).

Pour les populations locales, la réhabilitation l'axe Dungu-Faradje va, outre son importance sur le plan commercial, améliorer les conditions sécuritaires dans la région et favoriser le retour des populations déplacées suite aux exactions commises par la LRA.

Lutte contre le cholera :

A Kisangani, l'unité médicale de la MONUSCO a remis hier un lot de matériel à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour la lutte contre le choléra qui sévit dans la ville de Kisangani. Il s'agit de 50 lits, 50 matelas, 10 cartons de gants, de savon liquide ainsi que de plus de 500 litres de désinfectant. Un geste apprécié par le responsable de l'OMS qui reconnaît que cet apport contribuera grandement à la fois dans la prise en charge des malades et dans la prévention de la maladie.

Le chiffre des malades atteints par cette épidémie choléra continue à croître dans la ville et ses environs. Selon le médecin inspecteur provincial, en une semaine, le chiffre est passé de 478 à 754 cas et à 45 décès depuis la déclaration de la maladie le 12 mars.

Activités des autres agences du SNU

PNUD :

Comment intégrer les droits humains dans la lutte contre le VIH ?, tel est le thème d'un atelier organisé ce mercredi 30 mars 2011 au restaurant « Fleur de sel » à Kinshasa par le Programme National Multisectoriel de Lutte contre le sida (PNMLS), avec l'appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

L'objectif de cette réunion à laquelle participeront des représentants du gouvernement et du parlement, de la société civile, des personnes vivant avec le VIH/sida (PVV), des professionnels du droit, du secteur privé, ainsi que des partenaires au développement (agences des Nations Unies et bailleurs de fonds) est de permettre l'identification d'orientations stratégiques pour adresser la problématique droit et VIH/sida de manière coordonnée et inclusive.

Cet atelier constitue donc un tremplin pour une action ultérieure mieux coordonnée et concertée et basée sur une forte mobilisation des acteurs clés pour l'élaboration d'axes stratégiques et d'interventions ciblées pour adresser efficacement la problématique. Plus d'informations dans le communiqué qui vous sera distribué.

UNMACC :

Comme chaque année, la communauté de la Lutte Antimines célèbre la journée Internationale de Lutte Antimines le 04 avril. Cette journée est l'occasion de rappeler au monde entier que les mines antipersonnels et restes explosifs de guerre continuent d'être la cause de déplacements de populations et d'accidents mortels. Ils ont également un impact socio économique considérable. La communauté de la Lutte Antimines poursuit son combat pour libérer la RDC de ce fléau. Les Pays-Bas, le Japon, l'Espagne, l'Union Européenne, le Royaume Uni, la Belgique, le Danemark, la Suède, l'Union européenne apportent leur soutien à cette lutte à travers leurs financements.

Cette année, l'UNMACC a développé un projet de 8 mois qui prévoit la dépollution de 3 zones suspectées d'être minées aux alentours de l'aéroport international de Bangboka à Kisangani. Ce projet, constitué en grande partie d'opérations de déminage mais également d'activités de sensibilisation au risque des mines couvre une superficie de 8 millions de mètres carrés et est financé par le Japon à hauteur de 3.400.000 US dollars.

Ces fonds permettront de réduire les risques d'accidents liés aux mines et REG au sein des communautés, tout en répondant aux objectifs du plan de stabilisation et du plan d'action humanitaire qui mettent l'accent sur la protection des populations et sur l'accessibilité. Les opérations débuteront officiellement ce vendredi 1er avril 2011, et ce sera l'occasion pour les acteurs du déminage de souligner l'intérêt du Japon pour la cause de la Lutte Antimines mais aussi de rendre hommage à la ville de Kisangani qui a été la première en RDC à voir s'implanter un projet de lutte antimines.

Les festivités se dérouleront du 5 au 6 avril en présence du Gouverneur de la province, du point focal national de la Lutte Antimines, d'un représentant de l'Ambassade du Japon, des autorités locales, de l'ambassadrice de la Lutte Antimines Mme l'Or Mbongo et des acteurs de la Lutte Antimines en RDC.

Situation militaire

A l'Ouest de la République Démocratique du Congo, la Brigade de l'Ouest de la Force de la MONUSCO continue à appuyer les missions d'assistance humanitaire au Sud de l'Oubangui et à effectuer des patrouilles de longue portée par les équipes d'Observateurs Militaires de Mbuji-Mayi, Mbandaka et Bandundu pour évaluer la situation sécuritaire et humanitaire dans la province.

Dans le cadre de son appui aux forces navales des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), l'unité de la « Riverine » de la Force de la MONUSCO a effectué des patrouilles conjointes avec les 2ème et 3ème groupes navals, pour contribuer à un environnement fluvio-maritime stable et dissuader toute velléité d'actes de piraterie ou d'exactions sur le fleuve Congo et ses principaux affluents entre Kinshasa et Kisangani, tout en appuyant la Division Electorale, la Police des Nations Unies (UNPOL) et les Affaires Civiles de la MONUSCO.

La situation sécuritaire en Province Orientale a été marquée par une accalmie relative dans le Haut et Bas-Uélé. Le 23 mars 2011, la délégation de l'Union Africaine a effectué une visite d'information à Dungu dans le cadre de l'évaluation de la préparation de la mise en œuvre d'une stratégie régionale dans les quatre pays affectés par la menace de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA).

Dans le but de consolider les gains acquis durant l'opération à Bamangana dans la période du 2-9 mars 2011, une autre opération « Mission Bamangana 2 » est lancée le 25 mars 2011. Au cours de cette opération, les unités du bataillon Marocain, les Forces Spéciales Guatémaltèques, les FARDC, ainsi qu'une équipe d'Observateurs Militaires, établissent des bases opérationnelles à Bangadi, Banda et Bamangana, conduisent des patrouilles intensives dans les localités périphériques et facilitent l'intervention des agences humanitaires et des sections substantives civiles de la MONUSCO qui les accompagnent. La Section de Protection de l'Enfant de la MONUSCO a révélé que dix enfants kidnappés par des présumés LRA ont été libérés le 19 mars 2011 et ont été acheminés de Nagero à Faradje le 23 mars 2011 par la MONUSCO.

En Ituri, il a été signalé quelques pillages ainsi que l'enlèvement d'une fille dans les localités d'Ozoba et d'Aveba les 20 et 21 mars 2011. Suite à des accrochages entre quelques éléments résiduels du Front Populaire pour la Justice au Congo (FPJC) et les FARDC, trois miliciens ont été tués à Buraschi, au Sud de Bunia. Le 28 mars 2011, un milicien s'est rendu avec son arme et des munitions à Ruwali, situé à 500 mètres à l'Est de Bukiringi au cours d'une intervention de la Force de la MONUSCO et des FARDC pour déjouer une tentative de pillage de ladite localité.

Au Nord-Kivu, la situation a été marquée par des rapports d'harcèlements de populations locales dans les localités de Nyanzale et Kanyabayonga et d'accrochages entre groupes d'auto-défense et les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) à côté de Ntoto.

Les FARDC ont continué à conduire des opérations unilatérales dans le groupement de Binza qui se traduisent par des gains substantiels dont le retour d'une centaine de refugiés à Khatweguru, suite à une stabilisation de la zone.

Le 22 mars 2011, deux combattants FDLR-Forces Abacunguzi (FOCA) se sont rendus à la base de la Force de la MONUSCO de Kiwanja et de Nyamilima et le 23 mars 2011, quatorze enfants associés aux groupes armés ont été démobilisés.

Le 19 mars 2011, quatre éléments FDLR et une femme ont été tués au cours d'une attaque d'une position FDLR à Ntando (près de Kimua) par un groupe d'auto-défense.

Un combattant Mayi-Mayi s'est rendu avec son arme à Alimbongo le 26 mars 2011 et a été mis à la disposition des FARDC.

Le 17 mars 2011, dans la province du Maniema, des éléments supposés appartenir aux FDLR ont attaqué une patrouille FARDC à Kalondji. Cinq éléments FDLR et trois soldats FARDC ont été tués pendant cet incident et un combattant FDLR capturé.

Enfin, dans la période du 1er janvier au 18 mars 2011, la MONUSCO a rapatrié un combattant LRA et 213 FDLR en Ouganda et au Rwanda.

Au Sud-Kivu, la situation sécuritaire est relativement stable malgré quelques préoccupations sécuritaires dans la péninsule d'Ubwari où des actes de piraterie et d'incidents sporadiques sont signalés.

Dans la période du 22 au 26 mars 2011, une compagnie du 5113ème bataillon FARDC a conduit une opération unilatérale contre les FDLR à Ciriba, situé à 18 kilomètres au Sud-ouest de Hombo au cours de laquelle cinq combattants FDLR ont été tués, six autres capturés avec trois membres de leur famille et quatre armes AK-47 récupérées.

Le 24 mars 2011, les FDLR arrêtés ont été transférés au quartier général de la 511ème brigade FARDC.

Le 20 mars 2011, les FARDC ont lancé une opération unilatérale contre les Mayi-Mayi Yakutumba dans les environs de Kazimia, à 32 kilomètres au Sud de Baraka. Six éléments Mayi-Mayi ont été tués et deux armes AK-47 récupérées. Il a été signalé que Yakutumba a manifesté sa volonté de se rendre.

Le 26 mars 2011, quatre combattants FDLR se sont rendus au camp DDRRR de Minembwe et ont été mis à la disposition du bureau DDRRR d'Uvira.

Ainsi, dans le courant du mois de mars 2011, 516 combattants de groupes armés se sont rendus dont 450 au Sud-Kivu.

Par ailleurs, la MONUSCO a assisté, à la demande du Gouverneur du Sud-Kivu, au transfert de la maison d'arrêt de Bukavu à la prison militaire de Kinshasa de sept des onze militaires des FARDC condamnés pour violations des Droits de l'Homme à Fizi en début d'année, dont le Lieutenant-colonel Kibibi.

Le 28 mars 2011, le bureau de la Protection de l'Enfant d'Uvira a démobilisé sept enfants associés à la 431ème brigade FARDC et au 5ème Régiment nouvellement installé à Kananda, situé à 40 kilomètres au Sud-ouest de Baraka.

Dans le cadre de son mandat de protection des populations vulnérables, la brigade de la Force de la MONUSCO du Sud-Kivu continue à marquer sa présence dans le Sud du territoire de Fizi où une patrouille de longue portée a été lancée de Baraka à Fizi ; de plus, la Force Spéciale Egyptienne a déployé un détachement d'urgence à Kazimia dans la période du 21 au 27 mars 2011.

Enfin, concernant les statistiques des patrouilles, la Force de la MONUSCO a mené 1572 patrouilles armées, dont 359 patrouilles nocturnes, et a fourni 82 escortes, pendant que 341 autres patrouilles ont été menées par les Observateurs Militaires de la Force.