DR Congo

RDC : les militaires et les miliciens APCLS s’affrontent à nouveau près de Kitshanga

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Des miliciens Maï-Maï de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) affrontent depuis ce vendredi 29 mars les militaires congolais sur deux collines qui surplombent la cité de Kitshanga, à plus de 80 km de Goma. Les deux camps affirment avoir attaqué en premier. Certaines sources rapportent que les miliciens ont attaqué simultanément plusieurs positions de l’armée nationale. Mais le porte-parole de la 8e région militaire, colonel Olivier Hamuli, assure que ce sont les FARDC qui ont attaqué les miliciens pour les déloger des environs de la cité.

Des tirs à l’arme lourde et légère ont été entendus dans la cité durant toute la matinée. Le calme est revenu vers midi.

Les combats auraient débuté vers 5 heures locales. Selon certaines sources, les Maï-Maï sont venus de Kalembe à l’Ouest de Kitshanga. Ils auraient attaqué les positions du 806e régiment sur les collines de Malanda et Ngingwe, à 1 km de Kitshanga. Des combats à l’arme lourde et légère s’y seraient déroulés toute la matinée.

Selon police locale, la population, pris de panique, s’est réfugiée à la base de la Monusco. Des sources de la société civile locale confirment l’information et indiquent que dans la cité les activités socio économiques sont paralysées.

Des sources locales rapportent que les casques bleus de la Monusco auraient réussi à s’interposer entre les deux forces pour ramener la calme.

Le colonel Hamuli fait état de la mort d’un militaire et de six miliciens. Les FARDC auraient récupéré six armes. D’autres sources parlent d’un capitaine de l’armée congolaise et une dizaine d’autres militaires tués pendant les combats.

Cet affrontement était redouté par les habitants de Kitshanga depuis quelques jours. Ils s’inquiétaient notamment du refus de ces miliciens de s’éloigner de la cité comme leur demandaient les autorités de la 8ème région militaire.

A la fin du mois de février, l’APCLS avait pris le contrôle de Kitshanga avant d’y être délogés après plusieurs jours de combats. Les humanitaires avaient dénombré quatre-vingt morts, une centaine de blessés et de nombreux déplacés à la suite de ces affrontements.

Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, avait annoncé la mise en place d’une commission d’enquête pour sanctionner les auteurs des crimes et des violations des droits humains commis pendant les combats.

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