DR Congo

RDC : L'Equateur célèbre la journée mondiale de la population

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Frédéric Passalet & Susana Gouveia/Monuc

La MONUC a pris une part active à la célébration de la journée mondiale de la population, organisée par le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) le lundi 11 juillet 2005, à Mbandaka sous le thème: «Egalité = pouvoir.» Plus de 300 personnes ont pris part à cette cérémonie présidée par le Vice-gouverneur de la province de l'Equateur en charge de l'économie et finances, Ernest Bokula en présence du chef de Bureau de la MONUC, Jean Victor Nkolo. Il s'agissait pour la représentation de cette mission de paix dans l'Equateur de marquer l'importance qu'elle accorde aux questions de populations, notamment la lutte contre les violences sexuelles, la lutte contre les VIH/Sida et la participation des femmes au processus de paix en RDC.

Une soirée culturelle a été organisée grâce au soutien matériel de la MONUC. Les artistes de la troupe Cocorico ont été les vedettes de cette soirée avec la présentation de six poèmes et deux sketchs qui présentent, en filigrane, la situation sombre de la femme exposée au VIH/Sida et victime des violences sexuelles. «La société doit aider la femme à devenir l'égale de l'homme pour assurer le développement de la RDC.» Telle est la substance des poèmes présentés au public et écrits par Jean Marie Beya Wangala.

La célébration, cette année, de la journée mondiale de la population à l'Equateur intervient dans un contexte tumultueux au lendemain de l'insurrection militaire, des 3 et 4 juillet 2005, au cours de laquelle huit femmes ont été encore violées. Ces derniers cas viennent donc s'ajouter aux 1 300 autres identifiés par le FNUAP. La section des Droits de l'Homme de la MONUC a effectué, du 05 au 06 juillet 2005 une mission pour vérifier les faits et les circonstances de huit derniers cas de viols.

Le vice-gouverneur de la province de l'Equateur a profité de cette occasion pour mettre l'accent, dans son discours, sur l'importance de la participation des femmes au processus électoral. S'agissant des violences sexuelles au quotidien, il a dit: «Les 2 000 cas de violences sexuelles constatés entre 2000 et 2004 montrent que la violence sexuelle est en train de devenir une culture. Il faut la combattre.»

Pour Mariette Kavalami, chef d'antenne du FNUAP, la RDC se trouve à la croisée des chemins dans son histoire politique. Elle lance un appel pour une plus grande implication de la femme dans les affaires de l'Etat: «l'égalité et la parité, en ce moment, commencent à être une réalité.» Mais «il faut nommer les femmes à des postes de responsabilité. Nous nous félicitons de la nomination des deux femmes devant diriger désormais les deux communes de Mbandaka, car la promotion de la femme est un facteur d'amélioration de la vie de la famille et de la nation.» Elle a aussi exigé que les auteurs de violences sexuelles soient poursuivis et traduits en justice pour qu'il y ait réparation des préjudices subis par les femmes et filles. Concernant la lutte contre le sida, Mme Kavalami a déclaré que cette pandémie pouvait «être arrêtée par l'éducation.»