DR Congo

RDC: Le représentant spécial de l'ONU envisage des pourparlers de paix pour l'Ituri avant la fin février

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KINSHASA, 23 janvier (IRIN) - Amos Namanga Ngongi, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi que des pourparlers de paix destinés à mettre fin aux combats dans le district d'Ituri au nord-est du pays, pourraient débuter avant la fin février.
"D'ici une à deux semaines, je pense être en mesure de rassembler les diverses parties concernées pour une réunion préparatoire," a indiqué M. Ngongi lors d'une conférence de presse dans la capitale congolaise Kinshasa. "Nous espérons susciter d'ici la deuxième quinzaine de février un nouvel élan, un dynamisme qui permettra de donner un coup de pouce à la Commission de pacification de l'Ituri [CPI]."

Les combats incessants qui touchent les environs de Bunia, la ville principale de l'Ituri, ont entravé le lancement de la CPI. M. Ngongi a fait savoir qu'il avait discuté de la CPI avec les présidents Joseph Kabila de la RDC et Yoweri Museveni de l'Ouganda. M. Ngongi a précisé qu'ils avaient accepté sa proposition de différencier les problèmes entre leurs deux pays et la mise en route de la CPI au nord-est de la RDC, o=F9 reste stationné un bataillon ougandais depuis que les deux hommes d'Etat ont signé un accord de paix le 6 septembre 2002 dans la capitale angolaise, Luanda.

"J'appelle les deux présidents à respecter l'engagement qu'ils ont signé afin qu'il puisse être appliqué," a ajouté M. Ngongi. L'accord de Luanda stipulait la mise en place de la CPI.

Selon M. Ngongi, il est primordial d'inclure toutes les parties dans les négociations de paix - notamment l'Union des patriotes congolais (UPC), une milice ethnique basée à Bunia et dirigée par Thomas Lubanga. L'UPC est un mouvement rebelle relativement récent qui n'a signé aucun des accords de paix précédemment ratifiés en RDC, et qui se croit par conséquent exempt de les respecter.

M. Ngongi s'est déclaré soulagé du fait que trois autres groupes armés de la région - le Mouvement de libération du Congo (MLC), le Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N) et le RCD-Kisangani-Mouvement de libération (RCD-K-ML) - commençaient à respecter l'accord de cessez-le-feu qu'ils avaient signé le 30 décembre 2002 dans la ville de Gbadolite, au nord-ouest du pays.

"Il reste encore quelques membres du MLC à Mambasa, mais ils sont soit malades soit blessés," a précisé M. Ngongi. "Les soldats du RCD-K-ML sont à 35 km de Mambasa, et nous espérons que dans dix jours l'accord de trêve sera totalement respecté." M. Ngongi a affirmé qu'il avait obtenu les promesses du chef de file du MLC, Jean-Pierre Bemba, du chef du RCD-N Roger Lumbala et du chef du RCD-K-ML Mbusa Nyamwisi.

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