DR Congo + 1 more

RDC : La MONUC engage l'opération « Thunderstorm » (Orage) dans le Sud-Kivu

Format
News and Press Release
Source
Posted
Originally published
« Les opérations des casques bleus de la MONUC dans le Sud-Kivu se poursuivent à un rythme élevé. Après les premières opérations "Falcon Sweep" et "Iron Fist", lancées début juillet, une autre opération est en cours aujourd'hui. Elle engage des troupes au sol et des unités héliportées. Cette opération, appelée « Thunderstorm » (Orage) met en oeuvre des unités héliportées et à terre. Un total de 850 soldats dont 280 soldats des Forces Armées de la RDC est engagé sur le terrain » a indiqué le porte-parole militaire de la MONUC, le Lieutenant-colonel Thierry Provendier lors du point de presse hebdomadaire de la Mission de l'ONU en RDC.

Le porte-parole militaire a conclu qu'en terme de bilan, « dix opérations ont été menées depuis le 4 juillet avec pour objectif de prendre contact avec les combattants FDLR et de prendre contact avec les combattants FDLR et de leur faire quitter pacifiquement la zone des territoires de Kabare et de Walungu. Il n'y a désormais plus de zone de non droit dans les territoires de Kabare et de Walungu et l'influence des FDLR y a disparu : un peu plus de 1.000 combattants FDLR ont désormais définitivement quitté la région. Au total, les FDLR ont abandonné 13 camps. Ces derniers ont été ensuite détruits par nos forces. Tous les points de contrôle o=F9 les FDLR tracassaient la population ont été détruits ».

Présent au point de presse, le Directeur de la Division DDR et DDRRR de la MONUC, M. Peter Swarbrick a indiqué que « la MONUC maintient toujours son dispositif d'accueil pour les combattants des FDLR candidats au rapatriement volontaire au Rwanda. Nos six centres sont fonctionnels depuis la déclaration des FDLR de mettre fin à la lutte armée ».

Répondant à la question d'un journaliste sur le sort des dépendants de ces combattants rwandais, Monsieur Swarbrick a déclaré que « pour chaque combattant candidat au rapatriement volontaire, deux à trois dépendants seront pris en compte. A ces derniers de confirmer ou d'infirmer leur volonté de rentrer au Rwanda avec le combattant ».

Le Directeur de la Division DDRRR a également observé qu' « il n'est pas correct de parler de refus du gouvernement rwandais d'accueillir les combattants rwandais basés dans l'Est de la RDC. La position de la MONUC est simple : il faut que ces combattants rentrent chez eux ».

Le Directeur de l'Information Publique, M. Kemal Saïki, a rappelé que « le Conseil de Sécurité exige des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) qu'elles respectent l'engagement pris à Rome, le 31 mars 2005, de cesser la lutte armée et de régler sans plus tarder la question du rapatriement de leurs combattants ». « Le Conseil de sécurité a réaffirmé son plein soutien à la MONUC et aux actions robustes qu'elle mène dans l'accomplissement de son mandat » a-t-il ajouté.

Monsieur Saïki a lu la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité en date du 13 juillet 2005 condamnant « avec la plus grande fermeté le massacre de près d'une cinquantaine de personnes, dont la majorité étaient des femmes et des enfants, survenu le 9 juillet dernier, à Ntulumamba, dans le Sud-Kivu ».

« Le président du Conseil de Sécurité a demandé au Représentant Spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo (RDC), William Lacy Swing, d'établir les faits et de lui en faire rapport aussi rapidement que possible », a t-il poursuivi avant de noter que « le Conseil de Sécurité a aussi demandé aux autorités congolaises de faire diligence afin de poursuivre et traduire en justice les auteurs et les responsables de ces crimes, en priant la MONUC d'apporter à celles-ci le soutien dont elles pourraient avoir besoin ».

M. Saïki a souligné qu'il est « indispensable de mettre fin, notamment dans les Kivus et l'Ituri, aux attaques des groupes armés sur les populations qui, tout en augmentant les souffrances des civils, font peser une menace sur la stabilité de toute la région, ainsi que sur la tenue des élections en République démocratique du Congo », en citant le président du Conseil de Sécurité.

Rappelant que c'est au cours du séjour à New York, au siège des Nations Unies et à l'issue de la séance de consultations officieuses avec le Représentant spécial, Monsieur William Swing, qui leur a rendu compte de la situation actuelle en RDC, que le Conseil de sécurité de l'ONU a diffusé le communiqué, M.Kemal Saïki a déclaré qu' « il n'y a pas d'alternative au processus de transition en RDC. Cette transition a connu plusieurs soubresauts mais s'en est toujours sortie plus renforcée qu'avant. La communauté internationale et les Nations Unies apportent un soutien fort et constant qui contribue au succès de cette transition », en citant M. William Swing.

Au sujet du processus électoral « ce sont 100 millions de dollars, avec la récente réunion des bailleurs de fonds internationaux à Bruxelles qui viennent s'ajouter aux 158 millions de dollars déjà promis. La communauté internationale remplit ses obligations », a souligné d'autre part, le Directeur de l'Information Publique.

M. Kemal Saïki a fait remarquer par ailleurs qu'il « incombe aussi au gouvernement de transition et aux Forces Armées de la RDC d'assumer leur part de responsabilité pour que cette transition réussisse. Le gouvernement doit aussi contribuer au financement de ses élections et doter l'armée des moyens nécessaires pour sécuriser le pays et engager le désarmement des groupes armés qui sévissent encore dans l'Est du pays ».

S'agissant des pays voisins, et plus particulièrement de l'Ouganda, « la MONUC lance encore un appel pour qu'ils contribuent à la paix au Congo et dans la région des Grands Lacs. Ils ont l'obligation de cesser de permettre ou tolérer l'utilisation de leur territoire comme base arrière, enclave de sécurité, terre d'asile ou axe de transit pour l'approvisionnement en armes des milices congolaises ou étrangères qui sévissent en Ituri ou dans les Kivus », a souligné M.Saïki.

Sur l'agenda du chef de la MONUC, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la RDC, le porte-parole adjoint, M. Mamadou Bah a indiqué que « Monsieur Swing est rentré à Kinshasa à l'issue de son voyage en Belgique puis aux Etats-Unis d'Amérique ». « Aujourd'hui, il participe à une réunion au Palais du peuple sur la Législation essentielle. Il s'entretiendra au cours de la journée avec l'envoyé spécial de l'Union européenne pour la région des Grands lacs, Aldo Ajello », a ajouté M. Bah.

M. Mamadou Bah, a aussi annoncé que le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l'ONU pour la RDC, M. Ross Mountain, également coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC, a entamé ce matin, la première étape d'une tournée européenne. « Ce mercredi 20 juillet, Monsieur Mountain se trouve en mission à Paris, au Ministère français des affaires étrangères. Demain, jeudi 21 juillet, il se rendra à La Haye, aux Pays-Bas, o=F9 il s'entretiendra avec des représentants du Ministère néerlandais des affaires étrangères, des agences onusiennes et des Ongs. Enfin, le vendredi 22 juillet, Ross Mountain sera à Genève o=F9 il doit rencontrer plusieurs personnalités, notamment Jan Egeland, le secrétaire général adjoint et coordinateur des secours d'urgence de l'ONU », a précisé le porte-parole adjoint. « L'objectif de ces visites du numéro 2 de la MONUC est de mobiliser des ressources financières dans les domaines de l'humanitaire et du développement en faveur de la République Démocratique du Congo », a renseigné M. Bah.

Soulignant que le Représentant spécial adjoint s'est entretenu, le vendredi 15 juillet, avec le Groupe d'Experts chargé de suivre l'embargo sur les armes à destination de la RDC, le porte-parole adjoint a indiqué que « le chef de cette délégation, l'ancien ambassadeur du Sénégal Déguène Ka, a profité de cette rencontre avec le Représentant spécial adjoint pour lui faire un compte-rendu de leurs dernières activités et exprimer aussi la gratitude du groupe pour la coopération de la MONUC ». «Les experts de ce groupe, spécialisés dans les domaines de l'aviation civile, des douanes et de la finance se sont entretenus avec leurs collègues de la MONUC au sujet des liens entre le trafic illégal d'armes et l'exploitation illicite des ressources minières de la RDC », a noté M.Bah.

Enfin, M. Mamadou Bah a rappelé que « le lundi 18 juillet, Monsieur Mountain, a adressé un courrier aux chefs des bureaux de la MONUC et aux chefs des agences des Nations Unies dans les villes de Bunia, Goma, Bukavu, Uvira et Kalémie, pour les informer de l'établissement du tout nouveau Comité pour la Protection des Civils contre la violence, et les inviter à mettre en place une structure décentralisée identique au niveau de leurs provinces respectives ». Expliquant qu'il s'agit d'une expérience pilote pour l'ONU, le porte-parole adjoint a indiqué que dans sa lettre, « le Représentant spécial adjoint a souligné que le dénominateur commun du travail des agences de l'ONU et de la MONUC est ou devrait être la protection des civils. La prévention des attaques sur des civils et la réponse à leur douleur étant une priorité de longue date des agences humanitaires. C'est également une priorité de la mission de maintien de la paix, y compris pour les casques bleus dont le mandat est, conformément au chapitre 7 accordé par le Conseil de sécurité, d'assurer une telle protection ».