RD Congo/Uvira : opération «Amani Leo », la société civile dénonce déjà des exactions sur les civils

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from Radio Okapi
Published on 16 Jan 2010 View Original
La société civile, composante Jeunes d'Uvira, dénonce les exactions commises à l'endroit des populations civiles de la partie Sud de la province du Sud-Kivu par les militaires des FARDC commis dans l'opération «Amani Leo». A titre illustratif, le président de cette composante cite le cas des abus perpétrés à Rubuga dans le groupement de Bafuliru et de Mikenge à Misisi, rapporte radiookapi.net

Environ deux semaines après le lancement de l'opération « Amani Leo », le président de la composante Jeunes de la société civile d'Uvira, Alex Kiza, dénonce des abus commis en marge de cette opération. Il s'inquiète que ce comportement de certains militaires des FARDC ne réveille l'esprit belliqueux des groupes armés réfractaires à l'intégration.

«Mardi de la semaine passée, les militaires de l'opération « Amani leo » ont commis des exactions à l'endroit de la population civile. Ils ont emporté des chèvres à Rubuga dans les hauts plateaux de Minembwe. Et, il y a trois jours à Nyange, ils ont pillé, tué et enlevé d'autres personnes. Les militaires de « Amani leo » ont oublié de jouer leur rôle. Il y a risque que les mêmes jeunes puissent encore retourner aux vieilles habitudes en prenant des armes. Nous, société civile, nous essayons de sensibiliser les populations pour qu'elles ne puissent plus retomber dans la même situation», a déclaré Alex Kiza.

Cette dénonciation de la jeunesse de la société civile d'Uvira intervient quelques jours après celle de la coalition des ex-groupes armés, réunis mercredi dans les moyens plateaux d'Uvira.

Pour sa part, le porte-parole de l'opération Amani Leo, le capitaine Olivier Hamuli, a mis en garde tout groupe armé réfractaire à l'intégration prétextant revenir pour sécuriser la population. Il rassure la population en proie aux exactions de certains militaires indisciplinés des FARDC. Selon le capitaine Olivier Hamuli, la sécurité de la population civile incombe au commandement de l' opération Amani Leo qui, ajoute-t-il, envisage une formation supplémentaire aux éléments issus des groupes armés récemment incorporés au sein des FARDC.

L'opération « Amani Leo » a été lancée le 31 décembre 2009, jour de la clôture officielle de «Kimia II », dont la mission consistait à traquer les rebelles hutu rwandais de FDLR. La spécificité de « Amani Leo », selon Olivier Hamuli, tient au fait qu'elle met l'accent sur la protection de la population civile ainsi que le respect strict des droits humains. Elle bénéficie, comme la précédente opération, de l'appui logistique de la Monuc.

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