DR Congo

RD Congo/Nord-Kivu : nouveaux pillages dans le Nord, les civils se réfugient dans les forêts

Source
Posted
Originally published
Origin
View original
De nouveaux pillages et violences se sont vérifiés mardi à Kirumba et à Kayna, dans le territoire de Lubero, à plus de 200 kilomètres au nord de Goma, o=F9 - selon les témoignages de la population locale - des soldats des forces armées congolaises se seraient à nouveau adonnés à l'excès et au vol. Des combattants des groupes armés d'autodéfense rattachés aux Maï-Maï Pareco (Patriotes résistants congolais) seraient alors intervenus pour mettre fin aux abus, déclenchant une fusillade, soldée par le décès de six personnes au moins et de nombreux civils en fuite. "Nous sommes vraiment étonnés de constater que c'est encore une fois l'armée gouvernementale qui nous pille, alors que la guerre n'est pas encore arrivée dans les milieux o=F9 nous vivons !", ont confié des témoins à la station de la mission de l'Onu dans le pays (Monuc), Radio Okapi. La plupart de la population locale aurait été obligée de s'abriter dans les forêts environnantes o=F9 dès la semaine dernière, de nombreux civils avaient cherché refuge après d'autres épisodes de pillage et de destruction commis par les militaires. C'est dans un tel contexte que l'urgence humanitaire se détériore : plus de 28.000 personnes au nord de Goma ne peuvent toujours pas être rejointes par les aides humanitaires - ont expliqué les Nations Unies - à cause des violences et des mauvaises conditions des routes. Le Programme alimentaire mondial (Pam) a annoncé avoir pris en charge la distribution de vivres à 235.000 personnes dans diverses zones du Kivu, dont certaines sont sous contrôle des rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (Cndp) du général dissident pro-rwandais Laurent Nkunda. Pendant ce temps, à Kinshasa, la Conférence épiscopale du Congo a exhorté les parties au conflit à revenir au dialogue et à mettre fin aux violences : "Nous voulons attirer l'attention de tout le monde et pousser tout le monde à agir pour que cela s'arrête", a déclaré Mgr Nicolas Djomo, évêque de Tshumbe et représentant de la Conférence épiscopale, qui a diffusé son message à l'issue d'une rencontre avec le président Joseph Kabila. (ADL/CN)

[CO]