DR Congo

RD Congo/Goma : haricot, pomme de terre, poisson, tout coûte cher

Source
Posted
Originally published
Origin
View original
La Situation économique est jugée préoccupante, par la fédération des entreprises du Congo, FEC. Les responsables parlent d'une augmentation de 50 % des prix des denrées alimentaires et autres marchandises sur le marché depuis la reprise des hostilités dans la province en Août dernier. La ville de Goma n'arrive plus à se ravitailler et en suite nourrir les villes de Bukavu et Gisenyi comme d'habitude, a constaté radiookapi.net

Le président de la FEC Nord-Kivu indique que l'insécurité est à la base de cette situation et si les autorités ne se penchent pas sur la question, bientôt la situation sera intenable.

Dans la ville, les produits vivriers qui proviennent des territoires de Masisi et Rutshuru théâtre des affrontements sont devenus rares et le peu qui arrivent galopent de prix. Par exemple :

- 1 sac d'haricot de 100 kg se vend à 140 dollars au lieu de 80.

- 1 kg de pomme de terre à 250 FC au lieu de 100 FC.

- 1 paquet de 10 poissons sales se vend à 20 dollars au lieu de 10.

Les opérateurs économiques déclarent avoir de sérieuses difficultés pour exercer leur commerce à cause des problèmes d'approvisionnement.

Entre autre cause à cette flambée de prix sur le marché, l'imposition des taxes illégales sur des véhicules transportant des marchandises et produits agricoles par les belligérants basés sur différents axes.

Désiré Segahungu est président de la FEC Nord-Kivu : « Il faut savoir que la situation économique, vu la période que nous traversons est très critique, du fait que il y a d'abord depuis un certains temps l'augmentation des prix des produits de 1er nécessité et des produits agricole au niveau de la ville de Goma avec une situation sociale qui est restée stagnante ou les salaires n'ont pas évoluer avec l'augmentation des pris de ces produits. »

De son coté le gouverneur Julien Paluku a indiqué que tous les axes sont déjà accessibles et d'autres mesures seront prises pour palier à cette situation.

Radio Okapi
Copyright Radio Okapi