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RD Congo - Sud-Kivu & Maniema : Note d’informations humanitaires du 28/11/2017

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Faits saillants

  • Territoire de Kabambare : l’insécurité force les habitants à se déplacer vers la province du Tanganyika

  • Quelque 9 500 élèves ont repris les cours dans le Territoire de Shabunda

Aperçu de la situation

La situation humanitaire reste très préoccupante dans la région frontalière entre les provinces du Sud-Kivu et du Maniema. En effet, les mouvements de population se poursuivent en Territoire de Kabambare (province du Maniema). Des sources locales rapportent le déplacement d’habitants de plusieurs localités situées à proximité de Wamaza, Kayembe,Tengetenge et Mukoko vers la province du Tanganyika à cause d’affrontements entre l’armée congolaise et des groupes armés à partir du 24 novembre. L’ampleur des mouvements n’est pour l’heure pas connue.

A l’est de cette zone, dans le Territoire de Fizi, la majorité des 18 000 habitants de la cité de Kilembwe auraient fui en raison de l’insécurité provoquée là aussi par les combats entre l’armée congolaise et des groupes armés le 19 novembre, mais aussi à cause de l’incendie de plusieurs maisons par des acteurs en armes dans le village voisin de Maimoto le 22 novembre. Seul 5% des 18 000 habitants de Kilembwe y vivraient encore, selon les sources locales.

Si la situation sécuritaire reste précaire dans le sud du Territoire de Shabunda, quelque 9 500 élèves ont néanmoins pu reprendre le chemin de l’école dans les groupements Batali et Ikama-Kasanza à partir de minovembre. Les 39 écoles primaires et secondaires qui étaient fermées depuis début octobre en raison de l’insécurité ont en effet rouvert leurs portes selon les autorités scolaires.

Toujours dans le Territoire de Shabunda, mais à l’est, les incidents de protection se multiplient. L’axe KigulubeNzibira, dans le groupement Bamuguba-Sud, est particulièrement touché. Durant la semaine écoulée, 75 personnes ont été dépouillées de leurs biens par des éléments de groupes armés et 35 d’entre elles emmenées de force dans la forêt pour transporter les biens pillés avant d’être relâchées. Entre le 12 et le 18 novembre, 64 civils avaient été victimes de tels actes dans la région de Kigulube. Cette augmentation des incidents et les difficultés d’accès physique pourraient réduire les mouvements des humanitaires et leur accès aux personnes dans le besoin.

La situation sécuritaire s’est améliorée dans les groupements Lemera et Bijombo (hauts et moyens-plateaux d’Uvira) après un déploiement d’éléments de l’armée congolaise dans la zone. Environ 3 000 personnes seraient retournées dans leur village entre septembre et novembre, annonce la Commission mouvement de population. Elles avaient fui les affrontements entre des milices intercommunautaires entre avril et mai 2017. Ces personnes n’ont pour l’heure reçu aucune assistance humanitaire, notamment en raison de l’accès physique très difficile dans cette zone.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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