RD Congo - Sud-Kivu & Maniema : Note d’informations humanitaires du 14/11/2017

Fait saillant

  • 6 millions de dollars du Fonds humanitaire pour des projets d’urgence au Sud-Kivu et au Maniema

Aperçu de la situation

Les mouvements de population se poursuivent en Territoire de Fizi. Durant la semaine écoulée, environ 5 800 personnes de l’aire de santé de Mukera se seraient déplacées vers Fizi Centre, Kananda, Simbi, Baraka Centre et Katanga à cause d’affrontements entre des groupes armés et l’armée congolaise. Même scénario dans le secteur de Lulenge, proche de la province du Maniema, où plus de 3 000 personnes auraient fui leur foyer en raison d’épisodes violents. Malgré ce contexte sécuritaire instable, les acteurs humanitaires travaillent pour tenter de répondre aux besoins de la population. Plusieurs d’entre eux, qui avaient suspendu ou reporté leurs projets fin septembre, ont repris leurs activités depuis fin octobre (Note d'informations humanitaires du 7 novembre). Après ACTED qui avait effectué une évaluation de vulnérabilité du 23 octobre au 2 novembre sur l’axe Katanga-Sebele pour une assistance en vivres et en articles ménagers essentiels, l’ONG World Vision a de son côté mené des opérations de ciblage entre le 25 octobre et le 7 novembre sur les axes Makobola-Lusenda et Malinde-Fizi en vue d’une intervention en vivres pour des déplacés.

De manière générale, le nombre de déplacés ne cesse d’augmenter dans la province du Sud-Kivu.
Elle en compte près de 600 000 au 31 octobre 2017, dont la majorité en Territoire de Kalehe (226 000), suivi du Territoire de Fizi (114 000). Preuve de la forte dégradation de la situation humanitaire depuis le début de l’année, le Territoire de Kalehe ne comptait que 192 000 déplacés fin 2016, celui de Fizi 47 000.

Si les déplacements continuent, des retours sont aussi signalés, notamment dans le groupement des Batali, au sud du Territoire de Shabunda. La relative accalmie observée pendant la semaine aurait permis à environ 2 000 personnes, qui s’étaient réfugiées dans la forêt après des affrontements entre des groupes armés et l’armée congolaise en octobre, de regagner les villages de Matala,
Kalabula, Nepanepa et Wankenge. Les activités socio-économiques semblent également reprendre dans la région. Plusieurs écoles auraient réouvert leurs portes. Les centres de santé des quatre villages précités (zone de santé de Kalole) accueillent à nouveau des patients. Toutefois, ayant été pillés durant les affrontements, ils font face à un manque de médicaments et de matériel pour les soins.

A l’est du Territoire de Shabunda, dans le groupement de Bamuguba-Sud, l’accès physique déjà difficile dans cette zone s’est encore dégradé. La route de Kigulube, dans la zone de santé de Mulungu, est impraticable depuis un éboulement survenu le 9 novembre, d’après les partenaires sur place. La route entre Isezya et Ngolimbe, toujours dans la zone de santé de Mulungu, n’est pas non plus carrossable à la suite des fortes pluies du 6 novembre. Ces contraintes logistiques pourraient compliquer l’arrivée de l’aide humanitaire dans cette zone, où une assistance d’urgence en vivres, en abris et en articles ménagers essentiels avaient été demandée pour 28 000 personnes à la suite d’une mission d’évaluation multisectorielle menée du 14 au 19 octobre sur l’axe Nzibira-Isezya-KigulubeNzovu.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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