RD Congo - Sud-Kivu et Maniema : Note d'informations humanitaires du 12.06.2018

Faits saillants

  • Retour timide dans la région de Salamabila constaté depuis début juin

  • Un total de 2 500 ménages de l’Est du Territoire de Shabunda assistés en articles ménagers essentiels

Aperçu de la situation

Un mouvement de retour timide est observé depuis début juin dans la région de Salamabila (Province du Maniema) en raison du calme précaire qui prévaut dans la zone, selon les sources locales. Environ 30 pourcent des quelque 24 000 déplacés qui auraient fui après les affrontements armés survenus le 24 mai seraient rentrés, soit plus de 7 000 personnes.

La situation humanitaire reste toutefois préoccupante dans la région, notamment dans le domaine de l’éducation. Dan Church Aid et Caritas Kasongo, en mission sur plusieurs axes à proximité de Salamabila du 14 au 24 mai, font état d’un taux de déscolarisation très élevé tant pour les enfants déplacés, retournés, qu’autochtones. Les deux ONG recommandent une intervention d’urgence dans les secteurs de l’éducation et de la protection de l’enfance.

Le contexte éducationnel dans le centre du Territoire voisin de Fizi (Sud-Kivu) est également alarmant, selon le Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC) et le collectif Alpha Ujuvi. D’après les données récoltées sur le terrain par les deux organisations du 14 au 22 mai, plus de la moitié des 4 300 enfants déplacés en âge scolaire qui se trouvent dans les aires de santé de Fizi Centre, Kananda, Mukera et Kichula n’ont pas accès aux cours. Cette région a connu d’importants mouvements de population entre octobre et décembre 2017 en raison d’affrontements entre l’armée congolaise et les groupes armés.

Durant la période écoulée, les tensions intercommunautaires dans les hauts-plateaux de Bijombo (Territoire d’Uvira) ont continué d’influencer négativement la situation humanitaire. Environ 250 personnes du village de Buronge, soit environ 80 pourcent de la population totale de la localité, se seraient déplacées. Des cases auraient aussi été incendiées dans ce village, rapportent les sources locales. Ces nouvelles violences seraient dues à l’assassinat d’un jeune homme le 7 juin.

Des tensions intercommunautaires avaient déjà fortement secoué la zone entre fin avril et début mai 2018. Environ 16 000 personnes se seraient alors déplacées, d’après les chiffres transmis par NRC, en consortium avec Solidarités internationales, qui se sont rendus dans le groupement de Bijombo du 23 mai au 3 juin. Des incendies de cases avaient également été rapportés. Les besoins humanitaires sont urgents dans plusieurs domaines, notamment en sécurité alimentaire et en article ménagers essentiels. En effet, une partie des ménages ont perdu leurs stocks de vivres et leurs biens lors de l’incendie de leurs cases.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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