DR Congo

RD Congo : Éruption volcanique à Goma - Rapport de situation No. 17, 21 juin 2021

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Situation Report
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Ce rapport est produit par OCHA RDC en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il couvre la période du 15 au 20 juin 2021 jusqu’à 12h00 (heure de Goma).

FAITS SAILLANTS

• Le Cluster Nutrition apporte une assistance à plus de 306 enfants souffrant de la malnutrition aigüe

• Début des consultations et prise en charge des soins des sinistrés des zones de santé de Goma, Nyiragongo et Karisimbi à l’hôpital mobile de Kanyaruchinya

APERÇU DE LA SITUATION Les acteurs humanitaires poursuivent les concertations avec les autorités afin de préciser la stratégie d’intervention dans le cadre de l’assistance aux sinistrés ayant perdu leurs maisons lors de l’éruption volcanique du 22 mai. Pour le moment, seules les interventions collectives sont encouragées par la communauté humanitaire. Une analyse basée sur l’approche « Ne pas Nuire » (Do No Harm) effectuée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à travers son partenaire INTERSOS attire l’attention sur les risques d’une fragilisation de la cohésion sociale entre les différentes communautés vivant dans les groupements de Munigi et Kibati. Des acteurs humanitaires avaient déjà observé quelques tensions intercommunautaires en lien avec l’enregistrement des sinistrés et la distribution de l’assistance individuelle par des fondations privées. Aussi, selon une analyse comparative des options d’intervention pour l’appui au logement des sinistrés effectuée par le Cluster Abris, le payement des frais de loyer serait moins coûteux que l’installation de sites pour les sinistrés, tel qu’envisagé par les autorités. Cela permettrait également un accès à des logements sûrs et adéquats tout en stimulant l’économie locale. Dans le cadre du programme de Matrice de suivi des déplacements (Displacement tracking matrix, DTM), les équipes de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont identifié 4 000 ménages sinistrés qui vivent dans 13 centres collectifs, dont 11 écoles et 2 églises, dans la ville de Goma et le territoire de Nyiragongo. Les cours ayant repris depuis le 14 juin, les ménages qui vivent dans ces écoles sont contraints de libérer les salles de classe pendant la journée. Le Groupe de travail protection de l’enfance (GTPE) et le Cluster Education ont recommandé d’éviter l’utilisation des écoles comme des abris, dans la mesure du possible.

Selon le monitoring de mouvement de population effectué par le Cluster Protection, 10 à 15 pour cent des personnes déplacées de la ville de Goma et du territoire de Nyiragongo seraient toujours présents dans la zone de santé (ZS) de Minova au 18 juin. Dans un communiqué de presse publié le 18 juin, le Sous-Cluster Violences Basées sur le Genre (VBG) a noté une augmentation du taux de prévalence des VBG en raison des difficultés auxquelles sont confrontées les populations affectées par l’éruption volcanique notamment, l’insuffisance d’abris, les risques de protection dans le cadre de la collecte de l’eau ou des denrées alimentaires. Selon le SousCluster GBV, au cours des 20 premiers jours qui ont suivi l’éruption volcanique, 68 cas de VBG, dont 81 pour cent sont des cas de viol, ont été rapportés par 14 structures sanitaires des ZS de Kirotshe, Goma, Karisimbi et Nyiragongo soutenues par les acteurs qui travaillent dans la réponse aux VBG. Avant l’éruption volcanique, le Sous-Cluster VBG au Nord-Kivu enregistrait en moyenne entre 2 et 3 cas de VBG par mois dans ces structures. Sur le plan sanitaire, les sinistrés retournés dans la ville de Goma et dans la ZS de Nyiragongo vivent dans une situation fragile marquée par un accroissement de maladies telles que les diarrhées et le choléra, la malaria, les infections respiratoires aiguées, la gale et la suspicion de varicelle (apparition de nouveaux cas) ainsi que des troubles psychosomatiques. Les personnes sinistrées n’ont pas un accès facile aux services de santé offerts par les formations sanitaires (FOSAs), notamment dans la ville de Goma où les soins sont payants. Néanmoins, dans certaines situations d’extrême urgence, certains FOSAs offrent des soins de santé gratuits aux sinistrés identifiés par les comités de santé des aires de santé (AS). Les personnes sinistrées restées dans les ZS de Rutshuru, Sake et Minova, bénéficient quant à elles des soins de santé gratuits grâce à l’appui de certains partenaires. Etant donné que les soins de santé sont subventionnés dans les FOSAs des ZS de Goma, Karisimbi et Nyiragongo par des partenaires de développement, la division provinciale de la santé (DPS) du Nord-Kivu a invité les partenaires humanitaires à soutenir la politique de gratuité de soins de santé pour les personnes sinistrées, en payant notamment les frais complémentaires d’enregistrement et de ticket modérateur des sinistrés malades en espèce ou en provision de médicaments

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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