RD Congo - Région du Kasaï, Kwilu et Lualaba : Plan de Réponse d'Urgence (Décembre 2017)

PLANS OPERATIONNELS

US$ 241,6M Nécessaires pour assurer une assistance vitale et la protection à 1 811 000 personnes dans les six mois à venir.

APERÇU DE LA CRISE

La situation d’urgence complexe qui éclaté dans la Province du Kasaï Central en août 2016, s’est rapidement propagée dans toute la région du Kasaï, entrainant d’immenses besoins humanitaires dans les six provinces du Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami, Sankuru, et Lualaba. Malgré la mobilisation de la communauté humanitaire, près de 1,9 millions de personnes auront besoin d’aide humanitaire au cours des six prochains mois - dont une majorité de personnes déplacées internes, retournées dans leur milieu d’origine et familles d’accueil.

PERSONNES DANS LE BESOIN 1,9 M
PERSONNES CIBLÉES 1,8M
BUDGET REQUIS US$ 241,6M

Des besoins en augmentation

A mesure que le conflit entre la milice Kamwina Nsapu et les forces nationales de sécurité a pris de l’ampleur, les tensions intercommunautaires à connotation ethnique qui préexistaient se sont agravées, contribuant à créer un climat d’insécurité généralisé.
Durant l’année 2017, la situation a continué à se dégrader.
Le conflit a provoqué des déplacements internes massifs (1,4 millions de personnes déplacées internes) et de multiples violations des droits de l’homme (y compris des violences basées sur le genre), ce qui a eu de graves conséquences humanitaires.

Cet impact humanitaire s’est notamment traduit par les problématiques suivantes : insécurité alimentaire, malnutrition sévère, pression économique et sociale croissante sur les communautés d’accueil, perte des moyens de subsistance, destruction d’infrastructures de base (eau, santé, éducation), et perturbations des campagnes agricoles.

De plus, des milliers d’enfants ont été séparés de leurs familles et utilisés dans les combats. En outre, des préoccupations sont soulevées concernant la situation sécuritaire et la protection dans les zones frontalières avec l’Angola suite à des cas signalés d’expulsion de ressortissants congolais.
Malgré la mobilisation de la communauté humanitaire pour apporter une assistance multisectorielle d’urgence (sécurité alimentaire, articles ménagers essentils/abris, santé, éducation, eau hygiène et assanissement, nutrition, protection), ciblant les populations les plus vulnérables dans un contexte opérationnel complexe (accès humanitaire et sécurité), la réponse n’a pas suffit à couvrir les besoins identifiés, principalement en raison d’un manque de financement et de capacités opérationnelles.
Bien que la situation sécuritaire ait connu une nette amélioration à partir du troisième trimestre de 2017, la situation humanitaire ne semble pas évoluer positivement.
Une dynamique de retour s’ est installée, particulièrement dans le Kasaï Central, avec au total 631 000 personnes retournées à ce jour, cherchant à regagner leurs terres et rétablir leurs moyens de subsistance. Cependant, en raison des destructions importantes dans leurs villages d’origine, ces retournés continuent d’exercer une forte pression sur les familles d’accueil, dont la résilience a déjà été mise à rude épreuve depuis le début de la crise.

Par ailleurs, dans la Province du Kasaï, les incidents de sécurité persistent en raison des activités de Kamuina Nsapu et des FARDC, mais surtout des tensions intercommunautaires (entre les groupements Tshokwe et Pende et les populations Luba et Luluas). Ces tensions continuent de provoquer des déplacements vers l’Angola et le Kasaï Central, avec peu de perspectives de retour dans le court et moyen terme.
En octobre 2017, une épidémie de choléra a été déclarée dans la Province du Kasaï (Ilebo), puis en novembre 2017 dans la Province de Lomami (Kanda Kanda). Dans le contexte actuel de mouvements de populations (y compris les retours) et de faiblesse des infrastructures d’eau, d’assainissement et de santé au niveau communautaire, il existe un risque réel de propagation rapide à travers les différentes provinces.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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