DR Congo

RD Congo : Président de la RSA et de la SADC, Kgalema Mantlhante - « Notre effort principal est de faire de telle sorte que les combats cessent au Nord-Kivu »

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Par Angelo Mobateli

Au sortir de l'entretien qu'il a eu hier vendredi au Palais de la nation avec le président Joseph Kabila, le chef de l'Etat sud-africain, Kgalema Mantlhante, a affirmé que tout sera mis en œuvre afin que « les combats cessent » au Nord-Kivu.

« Notre effort principal est de faire de telle sorte qu'en ce moment, jusqu'au 8 novembre, les combats cessent. C'est pourquoi je pense que nous devons tout faire pour arrêter les combats de telle sorte que les déplacés internes puissent avoir le droit de rentrer chez eux », a-t-il déclaré.

C'est dans cette optique, a-t-il précisé, qu'« actuellement, nous sommes en train de voir la possibilité de convoquer une réunion de la SADC, peut-être d'ici le 8 novembre, pour voir comment parler de ce problème dans le cadre de cette réunion. Nous sommes optimiste, nous trouverons une solution adéquate à ce problème ».

Et du fait que « tous les acteurs ont pris part au programme Amani qui inclut Laurent Nkunda, qui s'est lui-même retiré de ce processus », le président sud-africain a soutenu que « jusqu'à ce jour, le programme Amani demeure le processus qui est le plus fondamental pour le retour de la paix » dans la région.

Il a signalé avoir « échangé avec le président Kabila, ensuite avec le président Kagame, puisque la situation humanitaire est en train d'évoluer » au Nord-Kivu où la guerre, a-t-il souligné, est en elle-même une dispersion d'énergies, d'efforts, d'argent et de temps.

Interrogé sur l'évolution du dossier de la RDC que le président Joseph Kabila a présenté à la Troïka de la SADC réunie récemment au Swaziland, il a indiqué qu'après cette rencontre, lui - en sa qualité de président de la SADC - et le secrétariat exécutif ont participé, à Kampala (Zambie), à la réunion tripartite.

« A cette occasion, avec les présidents Kibati du Kenya, Museveni de l'Ouganda, Kagame du Rwanda et moi-même avons eu l'occasion de parler de ce sujet. En faisant le point, ils ont accueilli chaleureusement les propositions que nous avons faites par rapport à cette situation. Tous étaient d'accord avec l'évolution de la situation, la poursuite du processus dans le cadre du programme Amani et la cessation de la violence », a-t-il encore révélé.

A propos des échanges qu'il venait d'avoir à Kinshasa avec son homologue congolais, le président Kgalema Montlhante croit que « le président Kabila prend les choses au sérieux puisqu'il a déjà envoyé son ministre des Affaires étrangères au Rwanda et que le président rwandais en a fait autant. Il y a le ministre des Affaires étrangères rwandais qui est venu de ce côté ».

Compte tenu de tous ces événements, il en a conclu qu' «il y a des avancées ».

J. KABILA : « LE PLAN EST DIPLOMATIQUE ET POLITIQUE »

A son tour, le président Joseph Kabila a répondu aux questions de la presse sud-africaine, désireuse de connaître notamment « ce qui est en train d'être fait » pour finalement mettre un terme au conflit dans l'Est de la RDC.

« Nous avons plusieurs plans comme tout le monde peut l'imaginer. Pour commencer une guerre, je crois qu'on a besoin de quelques personnes qui détiennent entre leurs mains des kalachnikov. Mais, s'agissant des plans, on en a plusieurs. Et l'un de ces plans, comme vous le savez, c'est le programme Amani », a-t-il répondu.

Selon le chef de l'Etat congolais, « le plan est là : il est diplomatique, il est politique et, au même moment, nous avons aussi à contenir ce qui se passe militairement pour sauvegarder la vie et la sécurité de nos citoyens qui sont soumis à l'errance et qui deviennent des déplacés ».

A propos de la situation humanitaire catastrophique qui prévaut dans la région depuis quelques années, Joseph Kabila a déclaré être « toujours dans l'attente de certains soutiens qui viendraient de tous et de chacun, notamment de cette fameuse communauté internationale par rapport aux efforts humanitaires qui sont déployés sur le terrain. Afin que, finalement, des dizaines de milliers de déplacés internes, qui sont soumis à l'errance, puissent avoir droit à l'assistance humanitaire ».