Dans le cadre de son mandat, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo (RDC) assure une surveillance étroite de la situation des droits de l’homme à travers le territoire congolais et procède à des analyses des tendances relatives à cette situation dans le pays. Ces tendances sont régulièrement partagées avec les autorités congolaises afin qu’elles prennent les actions nécessaires, y compris traduire en justice les auteurs présumés des violations des droits de l’homme documentées par le BCNUDH, et sont présentées de manière mensuelle à la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies.
Durant le mois d’octobre 2016, le BCNUDH a documenté 434 violations des droits de l’homme sur le territoire de la RDC, ce qui représente une baisse importante par rapport au mois de septembre 2016 au cours duquel 506 violations avaient été enregistrées.
Sur tout le territoire de la RDC, l’ensemble des agents de l’État (PNC, FARDC, ANR et autres autorités administratives ou judiciaires) est responsable de plus de 62% des violations des droits de l’homme documentées durant le mois d’octobre 2016 (dont 29 victimes d’exécutions extrajudiciaires). Les groupes armés tous confondus ont été responsables de plus de 38% du nombre total de violations documentées sur l’ensemble du territoire (dont 39 victimes d’exécutions sommaires).
Parmi les agents de l’État, les principaux auteurs des violations des droits de l’homme documentées au mois d’octobre 2016 par le BCNUDH sont, contrairement au mois précédent, les soldats des FARDC qui sont responsables de 121 violations des droits de l’homme, ce qui représente 28% du nombre total de violations des droits de l’homme enregistrées pour le mois en revue et une légère baisse par rapport au mois de septembre 2016 (127 violations). Parmi les groupes armés, et à l’instar des mois précédents, les combattants des FRPI sont les principaux auteurs, responsables de presque 40% du nombre total de violations des droits de l’homme commises par tous les groupes armés le mois d’octobre 2016.