DR Congo

RD Congo : Note d’informations humanitaires pour la province du Nord-Kivu, 21 septembre 2021

Format
Situation Report
Source
Posted
Originally published

Attachments

Ce rapport a été produit par OCHA en collaboration avec les partenaires humanitaires et couvre la période du 1er au 20 septembre 2021.

FAITS SAILLANTS

  • Les incursions armées continuent de faire affluer les déplacés à Beni

  • Plus 2 100 personnes nouvellement déplacées dans les territoires de Lubero et Walikale

APERÇU DE LA SITUATION

Les incursions armées continuent de faire affluer les personnes déplacées à Beni Les civils continuent d’être la cible d’attaques armées à l’origine de mouvements de populations dans le Territoire de Beni.

Selon la société civile locale, 11 personnes ont été tuées depuis début septembre, notamment dans les zones de santé d’Oicha et de Vuhovi. Une quinzaine de civils ont également été enlevés lors de plusieurs attaques menées par des acteurs armés à Beni. Environ 2 200 personnes se sont déplacées vers la ville de Butembo, selon des sources humanitaires.

La société civile du secteur de Rwenzori a signalé l’explosion, le 12 septembre, d’un engin explosif à Ntoma, dans la Zone de Santé de Mutwanga, à l’est du Territoire de Beni. L’incident a fait un décès et un blessé - des civils qui se rendaient au champ. C’est la deuxième explosion rapportée dans la Zone de Santé de Mutwanga, après celle du 22 juillet, au même endroit, et qui avait grièvement blessé deux civils. Les restes d’explosifs de guerre (REG) ne cessent de rétrécir le périmètre sécuritaire, limitant ainsi l’accès aux zones agricoles.

Entre le 25 août et le 9 septembre, environ 17 000 personnes déplacées ont été accueillies à Eringeti dans la Zone de Santé d’Oicha et dans d’autres villages de la Zone de Santé de Kyondo, en Territoire de Beni, selon des comités de déplacés et la société civile locale. Ces mouvements résultent des attaques dans des localités du sud du Territoire d’Irumu, (Ituri), et dans le sud du Territoire de Beni. Des acteurs humanitaires y ont mené des évaluations rapides multisectorielles à partir du 10 septembre afin de mieux identifier les besoins de tous ces ménages vulnérables.

Les évaluations menées par l’ONG CARITAS, du 10 au 12 septembre, ont ainsi révélé la présence de plus de 9 600 personnes récemment accueillies dans la Zone de Santé de Kyondo le 25 août. Ces déplacés ont besoin d’une assistance dans tous les secteurs, notamment en sécurité alimentaire, eau, hygiène et assainissement, soins de santé et nutrition, ainsi qu’en articles ménagers essentiels.

Une ONG locale victime d’une attaque dans le territoire de Nyiragongo Le 16 septembre, le véhicule d’une ONG locale est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés au niveau de Kanyamahoro, sur le tronçon Goma-Kibumba, dans le Territoire de Nyiragongo. Trois agents de cette ONG ont été grièvement blessés. C’est la troisième embuscade contre des humanitaires sur cet axe routier depuis le début de l’année. Lors des précédentes attaques, en février et juillet 2021, un humanitaire y avait perdu la vie, deux enlevés et deux autres blessés.

De nouveaux mouvements de populations signalés dans les territoires de Lubero et Walikale D’après des sources locales, plus de 2 100 personnes déplacées sont arrivées les 6 et 7 septembre à Kirumba, dans la Zone de Santé de Kayna, au sud du Territoire de Lubero. Ces personnes ont fui les affrontements armés dans les villages de Kisone et Bukumbirwa du Territoire de Walikale. Elles vivent en promiscuité dans des familles d’accueil et présentent des besoins urgents en sécurité alimentaire, articles ménagers essentiels, abris et santé. Pour l’instant, aucun acteur humanitaire n’a encore apporté une quelconque assistance aux personnes déplacées.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.