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RD Congo : Note d’information humanitaire - Epidémie de la maladie à virus Ebola en Equateur - 19 Juillet 2020, rapport #26

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Situation Report
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FAITS MARQUANTS
• Continuation de la sensibilisation des résidents du quartier Air Congo
• Accompagner la riposte avec des interventions humanitaires

CHIFFRES CLES

60 cas rapportés dont 56 confirmés et 4 probables

23 décès dont 19 confirmés et 4 probables

+17% taux de Malnutrition aigüe Globale, dans la ZS de Bikoro

70 464 nombre de personnes en crise alimentaire dans la ZS de Bolomba (IPC 17ème cycle)

APERÇU DE LA SITUATION

Les organisations humanitaires présents dans la province envisagent d’accompagner la riposte par des activités qui visent à combler d’autres besoins préexistants tels que la malnutrition, l’inaccessibilité à l’eau potable ou le manque d’accès aux soins médicaux. Entre autres, les discussions ont débuté sur la nécessité d’inclure les zones de santé touchées par l’épidémie d’Ebola dans l’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC). Lors de la dernière évaluation, seul le Territoire de Bolomba a été ciblé par cette analyse qui a relevé que plus de 70 000 personnes, soit 15 % de la population totale de cette région, sont en situation d’insécurité alimentaire aigüe (phases de crise – IPC 3 et d’urgence – IPC 4).

Zone de santé de Bikoro

Dans le Nord et le Centre de Bikoro, les activité de surveillance, de vaccination et d’évacuation des malades autour des cas suspects doivent être renforcées, considérant que la zone figure parmi les plus touchées. Cependant à ce jour, Bikoro est sous-équipé, ne disposant que d’une seul ambulance.

Zone de santé d’Iboko/Itipo

Après une mission conjointe effectuée le 18 Juillet, une équipe humanitaire a alerté sur la situation nutritionnelle alarmante dans l’aire de santé d’Itipo. Selon les données de la zone de santé, le taux de malnutrition aigüe globale à Iboko est supérieur à 13%, bien au-dessus du seuil d’urgence de 10%. Dans cette zone où la malnutrition est la deuxième cause de mortalité, après le paludisme, les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et allaitantes constituent une couche très vulnérable. L’alimentation inadéquate, le manque de soins appropriés, l’accès limité à l’eau potable, les mauvaises habitudes en matière d’hygiène et d’assainissement, ainsi que la pauvreté sont autant de facteurs qui concourent à aggraver l’état nutritionnel.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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