DR Congo

RD Congo : Nord Kivu - Poursuite des combats, toujours plus de déplacés et de cas de choléra

Source
Posted
Originally published
Origin
View original
"Au moins 252.000 personnes ont été contraintes d'abandonner leur maison depuis fin août, s'ajoutant aux autres milliers d'évacués qui vivaient depuis longtemps dans les camps de réfugiés, et malheureusement leur nombre est destiné à augmenter après les violences sur large échelle commises par l'armée régulière en retraite dans la zone de Kanyabayonga", a déclaré à la MISNA le porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (Ocha) pour le Nord-Kivu, Christophe Illemassene. Entre temps, des sources du Congrès national pour la défense du peuple (Cndp), guidé par l'ex-général Laurent Nkunda, entendues par des agences de presse internationales, ont référé que le centre de Kanyabayonga est passé sous leur contrôle. Kanyabayonga est la porte d'accès à la zone septentrionale de la province du Nord-Kivu et représente un carrefour important des axes de communication; le passage de la ville aux mains des rebelles fait suite à d'autres épisodes similaires dans les villages voisins de Rwindi et Kibirizi. "Dans les affrontements entre rebelles, milices d'autodéfense Maï-Maï et forces régulières, les pires conséquences, celles plus lourdes, sont ressenties par la population civile - a ajouté le porte-parole de l'Ocha - et ce qui nous préoccupe aussi c'est la situation sanitaire en résultant et la diffusion d'une épidémie de choléra dans la zone de Goma et dans quelques localités du Sud-Kivu". Jusqu'ici, selon Illemassene, environ 200 cas ont été confirmés, mais l'épidémie se diffuse rapidement. Face à l'évolution de la situation, la seule certitude est l'incapacité évidente de la mission de l'Onu dans le pays (Monuc) à se poser concrètement comme force d'interposition entre les parties en conflit. Sur le front politique, contre la recrudescence des combats et pour une solution diplomatique de la crise, l'Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) a fait entendre sa voix. Dans une note, le parti a dit que n'importe quelle action militaire pour résoudre la crise est destinée à échouer et il faudrait au contraire laisser la place à la diplomatie en organisant une table-ronde ouverte à tous les pays voisins, en ne la limitant pas seulement au Congo et au Rwanda.