RD Congo - Nord-Kivu : Note d’informations humanitaires du 09/04/2018

Faits saillants

  • Reprise des interventions humanitaires dans le Rutshuru

  • Risque de restriction d’assistance pour environ 200 000 personnes suite à l’état des routes à Masisi

Aperçu de la situation

Près de 200 000 personnes risquent d’avoir une assistance restreinte en raison du mauvais état de l’accès physique dans le Territoire de Masisi.
Suite aux pluies abondantes dans la zone, l’accès à Masisi centre devient difficile depuis deux semaines : le tronçon Bihambwe-Masisi centre long d’environ 35 kilomètres s’est gravement dégradé. Cette difficulté d’accès s’ajoute à celle du tronçon Masisi centre Nyabiondo, long de plus ou moins 22 kms. Par conséquent, l’acheminement de l’aide humanitaire exige des délais et coûts supplémentaires. Les équipes du consortium Réponse rapide aux mouvements de population (RRMP) ont pris deux jours de retard pour se déployer à Nyabiondo et livrer une réponse multisectorielle au lieu d’une journée de voyage.

Après évaluation des conditions de retour de l’assistance humanitaire dans la région de Bwito, les ONG opérant dans la zone ont décidé de reprendre leurs interventions. Du 26 février au 4 avril 2018, elles avaient suspendu huit projets initiés en décembre 2017 par le Fonds Humanitaire, ciblant 260 000 personnes. Cette suspension faisait suite à l’assassinat, le 17 février 2018, de deux agents humanitaires de l’ONG HYFRO.

L’épidémie de rage ne cesse de se propager dans la Province du Nord-Kivu. Alors qu’elle était précédemment limitée aux territoires de Masisi et de Walikale, les premières alertes viennent d’être notifié dans le Territoire de Rusthuru. Neuf cas suspects de rage ont été notifiées en ce début de mois d’avril. Les premiers cas ont été signalés fin octobre 2017 dans la zone de Kibua. La situation est de plus en plus préoccupante puisque des vaccins antirabiques ne sont toujours pas disponibles au Nord-Kivu. De nouveaux cas pourraient se manifester dans les semaines à venir car il faut 20 à 90 jours pour que les premiers symptômes apparaissent.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
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