DR Congo

RD Congo : L'assistance humanitaire demeure prioritaire à l'est

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Avec l'augmentation du nombre des personnes déplacées et des sites qu'elles occupent depuis la reprise des combats dans le Nord Kivu le 28 août dernier, la situation humanitaire reste très préoccupante à l'est de la RDC, réaffirme le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) qui a à nouveau tiré la sonnette d'alarme mercredi 12 novembre 2008 lors du point de presse hebdomadaire de la MONUC.

Environ 252.000 nouveaux déplacés congolais de guerre ont besoin d'assistance humanitaire à l'est de la République Démocratique du Congo, a précisé OCHA, qui a interpellé, une fois de plus, tous les acteurs militaires du conflit sur leur responsabilité de préserver et de respecter les infrastructures et propriétés civiles.

Parlant de nouveaux mouvements des populations et de la réponse à leurs besoins, la MONUC a annoncé l'arrivée lundi 10 novembre d'un avion de 36 tonnes de fournitures du central de stocks d'urgence du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) à Entebbe (Ouganda) et de plusieurs matériels destinés aux déplacés de l'est de la RDC, dont quelque 1.500 balles de bâches en plastiques et trois entrepôts préfabriqués seront envoyés à Goma. Et 3.000 jerricans, 2.650 bâches en plastiques, 7.500 couvertures et 1.500 ustensiles de cuisine à Bunia.

La distribution a débuté mardi, selon OCHA.

Cependant, le HCR reste extrêmement préoccupé par la sécurité des 65.000 déplacés internes congolais dans les deux camps de Kibati, dans le Nord Kivu.

Après les premiers pillages survenus à Goma, indique OCHA, de nouveaux pillages à grande échelle ont été perpétrés par certains militaires FARDC dans la nuit du 10 novembre à Kanyabayonga, Kirumba et Kayna, provoquant des mouvements de populations dans ces localités.

«Toutes les populations affectées par cette crise ont le droit de recevoir une assistance. Et pour que cela soit possible, les parties en conflit doivent garantir l'accès inconditionnel aux organisations humanitaires pour assister ces populations vulnérables», souligne le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires.

Toujours d'après le même Bureau, «l'accès dans les zones o=F9 se trouvent les personnes vulnérables est tellement devenu difficile aux organisations humanitaires à cause de la très forte militarisation, des nombreux pillages et des menaces de mort que certains d'entre eux les ont quittées de manière préventive et temporaire».