DR Congo

RD Congo : La MONUC poursuit la reconfiguration de ses troupes au Nord-Kivu

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La MONUC a renforcé de façon significative son dispositif au Nord-Kivu, a affirmé, le 19 novembre 2008, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la République Démocratique du Congo, Alain Doss, au cours du point de presse hebdomadaire de la Mission

M. Doss a expliqué que la reconfiguration des troupes de la MONUC était toujours en cours avec de nouveaux redéploiements prévus d'ici la fin du mois de novembre. A Goma, par exemple, la MONUC a renforcé non seulement le dispositif sécuritaire, mais elle assure aussi la sécurité de certaines autorités, a-t-il dit, ajoutant que la Mission était en train de mener des actions sur le terrain pour assurer la séparation des forces sur l'axe Kanyabayonga-Luberizi-Rwindi-Ndeko-Kishiro.

Toujours à Goma, la MONUC met la dernière touche à la réhabilitation de la route qui va permettre de relocaliser les 65.000 déplacés de Kibati vers Mugunga III, loin de la ligne de front pour une meilleure protection et assistance.

Le Représentant spécial a saisi l'occasion pour faire un tour d'horizon des activités de la MONUC à l'est du pays. En Ituri, a-t-il indiqué, les Casques bleus continuent d'apporter leur appui et leur assistance aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) pour combattre les miliciens qui sont encore actifs dans cette région. Bien que cette action se déroule difficilement, des progrès sont en train d'être accomplis, a-t-il rassuré.

Dans le Sud Kivu, la MONUC a aidé le gouverneur et les chefs Maï Maï des groupes Zabuloni et Shikoto à se rencontrer au camp des Casques bleus pakistanais d'Uvira. La rencontre a débouché sur un accord de principe de cantonnement des membres des deux groupes au camp d'entrainement de Luberizi et leur démobilisation à partir de la semaine prochaine.

Alan Doss a également exprimé son indignation en condamnant les tueries perpétrées à Kiwanja où des civils non armés ont été froidement assassinés. «Ce sont là des faits qui entrent dans la qualification de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité de la compétence de la CPI. Ces actes font l'objet des enquêtes sérieuses et approfondies et nous ferons tout pour les soutenir», a-t-il estimé.

Le chef de la MONUC a enfin annoncé son départ dans les prochains jours à New York où il prendra part aux consultations qui précéderont l'examen par le Conseil de sécurité des Nations unies du dossier de la RDC avant la fin de ce mois. «Nous espérons voir l'adoption par le Conseil de sécurité, d'une résolution qui autorise le renforcement des dispositifs militaires et policiers de la MONUC», a -t-il conclu.