RD Congo : La MONUC densifie son dispositif de sécurité à l'Est du pays

Lors de la conférence de presse hebdomadaire du 21 Juin 2007, la MONUC a expliqué les mesures qu'elle a prises pour assister les autorités congolaises pour renforcer la sécurité dans les provinces du Nord et Sud Kivu.

Selon le Porte-parole militaire de la mission, Major Gabriel de Brosses, la situation au Nord Kivu est restée tendue mais contrôlée, et la brigade Indienne de la MONUC a conduit un total de 609 patrouilles dans cette province.

«A Sirimukoko, le 15 juin, les FARDC et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) se sont accrochées. Au bilan, 3 FDLR ont été tués et deux armes ont été récupérées. Egalement, le même jour, la brigade indienne a monté et activé une base mobile opérationnelle (MOB) à Karuruma », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, 16 ex-combattants étrangers ont été rapatriés la semaine passée du Nord-Kivu.

Au Sud Kivu, la deuxième opération conjointe MONUC - FARDC de ratissage et de recherche des FDLR et des Rastas dans la forêt de Nindja se poursuit.

«La brigade Pakistanaise du Sud Kivu a activé une MOB à Nabishaka pour augmenter sa capacité de contrôle de la zone de Walungu-Chindbu. Une autre MOB a été activée dans la zone de Nyamerhege par une compagnie de casques bleus sud-africains», a ajouté le Porte-parole militaire.

La MONUC a mené la semaine passée 329 patrouilles au Sud-Kivu afin d'assister les FARDC et de renforcer la sécurité de la population. Quant à ses unités fluviales, elles ont mis en place un dispositif mixte, fixe et mobile de surveillance du Lac Kivu pour s'opposer aux trafics d'armes.

Dans la province de l'Equateur, le 17 juin, une explosion d'un dépôt de munitions dans le camp des FARDC de Ngashi a entraîné la mort de trois personnes et causé 52 blessés.

La zone sinistrée a été inspectée par les équipes d'observateurs militaires de la MONUC ainsi que par les équipes du Groupe d'action anti-mines (MAG) qui ont évacué les munitions non explosées encore présentes.

A Gbadolite, le MAG a détruit le 20 juin des munitions dangereuses dans une usine désaffectée. La MONUC a ensuite contrôlé les opérations de transport de l'armement.