DR Congo

RD Congo: Bulletin hebdomadaire sur la situation humanitaire du 22 au 28 juillet 2002

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1. Faits saillants
Eruption volcanique du Nyamulagira : Dans l'après-midi du 25 juillet, le volcan Nyamulagira s'est mis en éruption. A la tombée de la nuit, une lueur rouge observée sur le sommet du volcan a entraîné un vent de panique parmi la population de Goma, qui n'a retrouvé son calme que le lendemain. L'importante coulée qui continue de se déverser dans le parc national des Virunga, en direction de Tongo, ne représente aucun danger pour les populations, qu'elles habitent aux environs, à Goma ou Sake, et ne cause pas de dégâts aux champs environnants.

Pour rassurer les populations, les volcanologues ont contacté les radios dès le 25 au soir pour informer les auditeurs. En raison de rumeurs entendues à la radio locale le 26 juillet sur des déplacements de population à la suite de cette éruption, une équipe OCHA, UNICEF et représentants de Radio Okapi ont mené deux missions exploratoires le lendemain dans six villages au Nord-Est et Nord-Ouest du volcan. Selon plusieurs représentants locaux et les équipes de vaccinateurs de l'UNICEF, il n'y aurait pas eu de déplacement.

Un survol des deux volcans a été possible le 27 juillet avec, à bord de l'hélicoptère MONUC, des vulcanologues nationaux et internationaux, des représentants d'agences UN (OCHA, FAO, PAM) et un membre du corps diplomatique. Ce survol a confirmé que l'éruption du Nyamulagira ne présentait aucun danger pour les vies humaines. Ce survol a permis aux volcanologues, pour la première fois depuis deux semaines, de faire une observation visuelle du cratère du Nyiragongo. L'observation principale était la suivante : un petit lac de lave est actif dans un cône intérieur. Cependant, sa taille ne peut expliquer l'importance du panache de gaz de quelque 3 km de haut, suggérant la possibilité d'accumulation d'un volume de lave sous le cratère. Les volcanologues suivent la sismicité très attentivement, car elle pourrait être un signe d'injection de lave à travers les fractures du 17 janvier. Le niveau d'alerte demeure " jaune ". Des réunions d'échange d'information sont tenues régulièrement et certaines sous-commissions crées pendant la crise de janvier ont été réactivées (non-vivres, santé). Les rapports des vulcanologues sont disponibles sur reliefweb.int (natural disasters).

Accès : Mission humanitaire dans les Hauts Plateaux et Fizi-Baraka : OCHA, avec la participation de plusieurs agences ONU et ONGI ainsi que les représentants des plates-formes locales, planifie d'effectuer quatre missions par hélicoptère d'une journée début août dans les Hauts Plateaux et à Fizi-Baraka. Après consultations avec les plates-formes et partenaires travaillant sur place, les localités de Mikenge (dans la collectivité d'Itombwe) et Kabara (dans la collectivité de Komombo) dans les Hauts Plateaux, ainsi que Fizi et Baraka (dans le territoire de Fizi), ont été retenues comme les points de regroupement des vulnérables les plus évidents dans cette zone. A cause de l'insécurité, cette mission humanitaire serait la première dans les Hauts Plateaux pour la plupart des intervenants depuis plus d'un an mis à part un partenaire humanitaire qui appuie le centre hospitalier de Minembwe. La MONUC et OCHA planifient préalablement d'effectuer une mission officielle à Minembwe afin de rencontrer les autorités et de discuter de la situation humanitaire générale et politique conformément à la Déclaration du Conseil de Sécurité en date du 23 juillet 2002 (S/PRST/2002/22), dans laquelle celui-ci se déclare " préoccupé par la situation dans le Sud-Kivu, surtout dans les Hauts Plateaux et autour de Minembwe (...) et demande au Gouvernement rwandais de coopérer avec les équipes de la MONUC et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires qui doivent être envoyées dans la région dès que possible pour établir les faits, notamment en fournissant les garanties de sécurité nécessaires ".

Lancement de l'opération "Urgence Ituri" : L'opération "Urgence Ituri" a été déclenchée le 25 juillet par la communauté humanitaire en faveur d'environ 4.000 familles déplacées dans la ville de Bunia et sa périphérie ayant fui les tueries, enlèvements, pillages et viols suite aux affrontements récents entre l'APC (Armée Populaire Congolaise), UPDF (Uganda People's Defence Forces) et les milices hema et lendu (cf. Bulletin 15/21 juillet). Jusqu' au samedi 27 juillet, plus de 31,5 tonnes de vivres (équivalent à une ration pour 2 semaines) et médicaments ont été distribués à 1.474 familles des quartiers Saio, Lembabo, Salongo et Sukisa. De plus, 5 kits de médicaments de base pour les centres de santé et des semences maraîchères ont été distribuées. La communauté humanitaire et plusieurs autorités locales participent activement à cette opération; toutefois, il y aurait des besoins non-couverts dans le domaine de l'eau et assainissement (produits chimiques, planches, ciment, clous... ). Il faudrait encore au moins 16 latrines, 4 réservoirs de 5m3, trois bornes fontaines et au moins 1.000m de conduites d'eau. Selon les sources humanitaires sur place, les moyens disponibles actuels ne permettront jamais d'aider l'ensemble de ces 4.000 familles. Pour rappel, la communauté humanitaire avait identifié en mai environ 500.000 déplacés ayant besoin d'assistance en Ituri.

Rapport du PNUD sur le développement humain : Le Coordonnateur Résident a présenté le Rapport mondial 2002 sur le Développement Humain le 24 juillet à l'occasion d'une cérémonie organisée en présence de représentants des autorités, de la société civile et de la communauté diplomatique et des donateurs. Ce rapport, publié chaque année par le PNUD et réalisé par une équipe d'experts indépendants, indique que la République Démocratique du Congo figure parmi les 20 pays o=F9 les indicateurs de développement humain sont les moins avancés. Les données montrent que la situation n'a pas beaucoup évolué comparé au rapport de 2001 : la valeur de l'indicateur du développement humain (IDH) est de 0,431 dans le rapport de 2002 contre 0,429 dans le rapport précédent. Notons que le pays est à la 155ème place, en recul donc par rapport à l'année précédente (142ème) tout comme son PIB par habitant. Le rapport est disponible sur www.undp.org.

2. Nord Kivu

Coordination : Entre 3.000-4.000 familles déplacées ayant besoin d'une assistance urgente dans le territoire de Lubero : Selon la mission conjointe menée la semaine dernière par OCHA, UNICEF, FAO et AAA dans cette zone, entre 3.000 et 4.000 nouvelles familles déplacées (en provenance de Bunyantenge) ont besoin d'une aide d'urgence dans le territoire de Lubero. Les partenaires planifient d'y acheminer des vivres, semences, outils aratoires et non-vivres à cette population ciblée se trouvant dans des localités de Kirumba, Luofu et Bingi, au sud du territoire de Lubero. Selon AAA, qui travaille dans ce territoire dans l'aménagement des routes à desserte agricole, il y aurait 27.000 nouvelles familles déplacées (y compris celles mentionnées ci-dessus) qui auraient besoin d'une assistance humanitaire. Ces déplacements importants seraient dus aux affrontements entre l'APC (Armée Populaire Congolaise), les Mayi-Mayi, les groupes Interwahmwe, et l'APR (Armée Patriotique Rwandaise).

Coordination : Mission inter-agences prochainement dans le territoire de Beni. Une autre mission inter-agences, regroupant les partenaires mentionnés ci-dessus ainsi que le PAM, World Vision et CEVSI, est planifiée pour la deuxième semaine du mois d'août pour évaluer et identifier les besoins des nouveaux déplacés se trouvant au Nord-Est du territoire de Beni (Erengeti et Mutwanga). Ces déplacés auraient fui les récents affrontements entre l'APC, UPDF et les milices dans la ville de Bunia (District d'Ituri, Province Orientale).

Santé : 662 enfants mal nourris dans les zones de santé de Goma et Masisi. Dans les zones de santé de Goma et Masisi, les enfants mal nourris dans les centres nutritionnels sont au nombre de 662 dont 65 nouveaux cas, selon SC (UK). Dans les Centres Nutritionnels Thérapeutiques (CNT), il y a 136 enfants dont 20 nouveaux cas avec prédominance de cas de kwashiorkor (92%) avec 22 cas de guérison et pas de décès. Dans les Centres Nutritionnels Supplémentaire (CNS), il y a 526 cas parmi lesquels 45 nouveaux cas, avec 25 guérisons et pas de décès.

Réfugiés : Les réfugiés rwandais sont localisés surtout dans la partie centre et sud de Lubero. On rapporte que plusieurs milliers de réfugiés rwandais se sont déplacés dans les forêts de Bamate et Batangi (centre et sud du territoire de Lubero) en provenance des territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale. Par ailleurs, le rapatriement volontaire se poursuit : le HCR a facilité le rapatriement de 121 réfugiés rwandais dont 71 adultes et 50 enfants à partir des points de transit de Rutshuru et Masisi dans la semaine du 22 au 28 juillet.

Fermeture de bureau IRC à Goma. L'ONG IRC a annoncé cette semaine la fermeture imminente de son bureau à Goma dans la mesure o=F9 ses activités d'aide d'urgence dans le domaine de l'eau et de l'assainissement à Goma touchent à leur fin.

3. Sud Kivu

Populations affectées : Plan d'action provisoire pour les territoires de Fizi et Uvira. Après leur dernière mission d'évaluation, la FAO, UNICEF, PAM, OMS, FHI, SC (UK), avec la facilitation de la coordination du Sud Kivu, ont terminé leur plan d'action provisoire en faveur de personnes affectées dans les territoires de Fizi et Uvira. Parmi les quelque 30.000 familles affectées qui ont été ciblées, il y aurait environ 18.100 familles dans le Fizi littoral, selon des sources locales. De plus, 7.577 déplacés, 1.994 retournés, et 3.123 autres vulnérables auraient besoin d'assistance dans la plaine de la Ruzizi, Uvira centre, les Moyens et Hauts Plateaux, et Uvira littoral, selon les mêmes sources. Bien entendu, ces estimations pourraient être révisées avec les prochaines missions humanitaires dans les Hauts Plateaux et Fizi (voir ci-dessus). Les secteurs prioritaires d'intervention devraient être les secteurs de la sécurité alimentaire, la santé/nutrition, protection de l'enfance et l'éducation. Le rapport est disponible auprès des bureaux d'OCHA en RDC.

4. Maniema

Sécurité alimentaire : Approbation pour l'assistance alimentaire aux mal nourris de Kindu. Le PAM a confirmé cette semaine avoir reçu l'approbation pour fournir une assistance alimentaire de 41,56T à 1.000 enfants mal nourris pendant trois mois à Kindu. L'opération devrait commencer dès que le partenaire opérationnel (Merlin) sera prêt et un moyen de transport trouvé. Le PAM et la MONUC ne pouvant pas prendre en charge les frais logistiques, OCHA étudie la possibilité d'un appui logistique à travers un financement EHI (Emergency Humanitarian Interventions). En plus de l'assistance en vivres du PAM, la FAO prévoit d'assister les 1.000 familles de ces mêmes enfants avec des semences maraîchères et outils aratoires inclus dans leur prochain programme d'assistance aux 6.500-7.000 familles de la ville.

5. Orientale - Ituri

Sécurité : La situation est toujours volatile dans la ville de Bunia.

Nutrition : un nouveau centre nutritionnel thérapeutique (CNT) pour la zone de santé de Boga. L'ONG nationale ADESS (partenaire du HCR) ouvrira prochainement un centre nutritionnel thérapeutique (CNT) dans le village de Boga (zone de santé de Boga). Le centre servira toute la population de ce village ainsi que les réfugiés ougandais. Cette ONG craint un afflux de réfugiés dans cette même zone suite aux récents combats de la rébellion ougandaise dans le massif du Rwenzori. Pour rappel, la zone de santé de Bogo était l'une des trois zones de santé avec celles de Nyakunde et Rethy qui avaient enregistré récemment un taux de malnutrition élevé suite aux évaluations nutritionnelles menées par COOPI (cf. Bulletin 24 juin/06 juillet).

Protection d'enfance : Libération d'un enfant soldat. L'ONG nationale SOS Grands Lacs en collaboration avec OCHA a pu faire libérer un enfant soldat démobilisé qui était prisonnier ces dernières semaines au cachot de l'APC au camp Ndoromo dans la ville de Bunia. Parmi les 25 enfants démobilisés et scolarisés l'année dernière, 23 ont réussi leurs examens cette année.

6. Katanga

Santé : chute du taux de nouveaux cas de choléra. Selon un report de l'ONGI IRC, les nouveaux cas de choléra dans la ville de Kalemie seraient tombés de plus de 50%, soit 14 cas par jour, suite à son intervention qui a commencé il y a deux semaines (284 cas avaient été enregistrés dans la semaine du 08 au 14 juillet). L'intervention d'IRC comprend notamment la prise en charge du Centre pour le Traitement du Choléra (CTC) à l'hôpital de référence de Kalemie, des activités dans le domaine de l'eau et de l'assainissement, le renforcement des capacités locales et la sensibilisation de la population (cf Bulletin 15/21 juillet). Pour rappel, la ville de Kalemie est sans électricité depuis plus d'un mois, rendant impossible l'approvisionnement de la ville en eau par la Regideso. De plus, IRC a signalé cette semaine une augmentation du nombre de cas de choléra dans la ville de Kabimba au nord de la ville de Kalemie. Une mission est en cours de négociation.

Epidémie de rougeole dans la zone de santé de Malemba N'Kulu : MSF/F, qui prend en charge les cas déclarés de rougeole dans la zone de santé de Malemba N'Kulu, indique que le nombre de cas enregistrés a fortement augmenté au début du mois de juillet. De fin mai jusqu'à la mi-juillet, 1091 cas ont été rapportés, dont 2 décès (ce faible taux de létalité s'explique notamment par une couverture vaccinale élevée). MSF ajoute que les données obtenues sont partielles et que l'ampleur du phénomène est probablement sous-estimée : en effet, la mauvaise accessibilité aux soins d'une part et l'insécurité environnante d'autre part ne permettent pas de recueillir des données exhaustives sur la zone. MSF/B, qui s'est rendu à Malemba N'Kulu avec le PUC pour y mener une campagne de vaccination contre la rougeole, a dû renoncer à l'organiser, en raison du contexte d'insécurité qui prévaut (cf. bulletin du 15 au 21 juillet).

Eau et assainissment : Dans le cadre de son programme d'eau et assainissement dans le territoire de Kamina, Vision Mondiale a effectué une étude de faisabilité d'aménagement des sources, de captage d'eau au bénéfice des déplacés de guerre vivant sur les sites agricoles et des populations locales (aménagement de 20 sources d'eau pour une population de 10.000 personnes). Le PAM envisage d'appuyer les travaux avec le programme de " Food for work ".

7. Equateur

Personnes déplacées en provenance de Kisangani : La Croix-Rouge nationale indique que le nombre de personnes déplacées continue d'augmenter légèrement à Bumba, avec 1341 personnes enregistrées au total en fin de semaine. Un site d'accueil est en cours d'aménagement par la Croix Rouge nationale.

S'agissant de la soixantaine de personnes arrivées le week end dernier à Mbandaka en provenance de Kisangani, plusieurs partenaires humanitaires se sont organisés pour leur apporter assistance : CARITAS a donné du plastic sheeting, MSF/B s'occupe des soins de santé primaire et apporte un appui pour l'eau et l'assainissement, tandis qu'OCHA a mené des démarches auprès des autorités pour l'identification d'un site d'accueil provisoire, qui a été mis à disposition des déplacés dès lundi dernier.

Situation humanitaire à Djolu : Un partenaire humanitaire qui s'est rendu récemment à Djolu pour y effectuer une mission d'évaluation humanitaire sur les plans médical, de la sécurité alimentaire et de l'eau et assainissement, a indiqué que la situation y est similaire à de nombreux villages de la province, o=F9 une caractéristique commune est celle de l'isolement et d'une carence en produits manufacturés (notamment en vêtements, savon... ). Notons que MSF/Belgique a signalé, de la semaine 19 à la semaine 29, 26 cas de monkey pox dans cette zone de santé, dont 2 décès. Les cas sont pris en charge par l'ONG. MSF/B, qui appuie également le Bureau central de la zone de santé de Djolu, a décidé d'installer une équipe à Boende de manière permanente pour faire face aux besoins médicaux et renforcer sa stratégie. Rappelons également qu'un mouvement de population en provenance de la Province Orientale a été enregistré ces dernières semaines à Djolu (cf. bulletin du 24 juin au 06 juillet 2002).

8. Kinshasa et autres provinces

Sécurité : Le FSO a indiqué qu'une expatriée travaillant pour une ONG internationale a été agressée et violée par un homme munie d'une machette dans le jardin botanique de Kisantu (province du Bas-Congo). Lors de la réunion d'information, le FSO a appelé les participants à redoubler de vigilance, de même que sur les routes, les accidents de voiture impliquant des expatriés à Kinshasa s'étant multipliés récemment.

Santé : MSF/Belgique a fait une présentation du Pool Urgence Congo (PUC), programme d'intervention d'urgence dans le domaine médical financé par ECHO. Ce programme, qui est le résultat de réflexions menées au sein de MSF à la suite d'une importante épidémie de fièvre Ebola en 1995, a été créé en 1996 et a pour objectif principal de réduire la mortalité et la morbidité liées aux urgences médicales par une détection et une investigation précoce, ainsi qu'une prise en charge immédiate des épidémies et d'autres situations.

Le PUC dispose de quatre antennes : Kinshasa, Mbandaka, Lubumbashi et Kisangani. Sauf décision contraire, la durée de l'intervention du PUC n'excède pas les 30 jours. Le nombre d'interventions est en moyenne de 3 par mois et comprend des actions telles que la détection précoce des épidémies, la préparation des réponses adéquates aux catastrophes naturelles et aux mouvements de population en collaboration avec divers partenaires, ainsi que les campagnes de vaccination, la prise en charge curative pendant les épidémies, les soins de santé au profit des populations en mouvement, la sanitation, l'approvisionnement en médicaments... . Les investigations représentent 21 % de l'activité du PUC et l'approvisionnement en médicaments 53%. Les principales situations amenant le PUC à intervenir sont les épidémies de choléra (34%), de rougeole (16%) et les déplacements de populations (13%). L'un des points forts du PUC est sa rapidité de réaction, le temps nécessaire pour intervenir étant de 2 jours en moyenne. Les principale contraintes rencontrées par le PUC sont d'une part l'accessibilité aux populations (infrastructures, insécurité) et l'accès à l'information (problèmes de communication radio et fiabilité de l'information) : MSF/B. lance donc un appel aux partenaires pour faire part au PUC d'alertes dans tous les domaines d'intervention possibles de celui-ci.

Coordination : Activités du Comité QIPs. Deux projets ont été examinés par le Comité sur les projets à impact rapide (QIPs) à Kinshasa lors de sa session du 17 juillet. Ces projets, qui ont été approuvés par le Comité et également étudiés de près par l'expert routes de la FAO, ont reçu l'approbation finale du Coordonnateur Humanitaire. Le premier projet, de la CARITAS Développement de Kilwa-Kasenga, vise la réhabilitation de l'axe routier Kasomeno-Kilwa (Katanga). Certains coûts du projet seront assurés par CARITAS, en sa qualité d'agent de développement pour le bien-être des populations dans cette partie de la province.

Le second projet concerne la réhabilitation des routes d'accès aux populations vulnérables dans les zones de santé de Manono, Kiambi et Mulongo (Nord Katanga). Ce projet, présenté par GOAL, permettra de faciliter l'accès aux populations rurales par les acteurs humanitaires opérant des projets de Santé, Nutrition et Sécurité alimentaire. Ce projet contribuera également à relancer les économies locales notamment par la réouverture du trafic routier vers les marchés locaux. Ce projet a ensuite été discuté avec ECHO (qui financera le programme nutritionnel de GOAL) et OFDA (qui finance le programme agricole et sécurité alimentaire de FHI dans la région). La contribution du Comité QIP est de 75.000 USD à chacun des deux projets.

OCHA RDC, jeudi 1er août 2002

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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